Investissement à impact : le partage de revenus expliqué
Investissement à impact : comment fonctionne le partage de revenus de WE DO GOOD, ce qu'il vise et comment arrivent les versements trimestriels.

Dans cet article7 parties
- De quoi parle-t-on vraiment avec l’investissement à impact ?
- Le partage de revenus, comment l’argent revient à l’investisseur
- Prêt, actions ou partage de revenus, ce que chaque formule apporte
- Ce que racontent les chiffres de la plateforme
- Les risques, tels que WE DO GOOD les présente
- Quelle part de son épargne y consacrer ?
- Questions fréquentes
erable° est une plateforme d’investissement à impact qui a réuni deux pionniers du partage de revenus en annonçant le 29 avril 2024 le rachat de WE DO GOOD. WE DO GOOD affiche aujourd’hui sur sa page d’accueil plus de 20 millions d’euros levés, plus de 15 000 investisseurs actifs et plus de 300 projets financés (chiffres relevés le 17 octobre 2026).
L’investissement à impact consiste à placer son épargne dans des entreprises dont l’utilité sociale ou écologique fait partie du projet, du snack 100 % cru au brewpub mexicain parisien. Avec erable° et WE DO GOOD, il passe par un mécanisme encore peu connu du grand public : le partage de revenus, aussi appelé royalties. Un principe simple, qui séduit les épargnants désireux de donner du sens à leur argent.
De quoi parle-t-on vraiment avec l’investissement à impact ?
Investir à impact, c’est choisir où travaille son argent. Pour moi, c’est le vrai point fort de la formule : au lieu d’un placement anonyme, vous financez une entreprise précise, dont vous connaissez la mission et dont vous suivez les résultats depuis votre tableau de bord. Sur WE DO GOOD, chaque projet passe devant un comité d’impact, qui mesure ses effets sur la société et l’environnement, et fait l’objet en parallèle d’une analyse financière détaillée. Elle-même entreprise à mission, la plateforme est certifiée B Corp depuis 2019.
erable° résume l’idée sur sa page d’accueil : reprendre la main sur son épargne en investissant directement, et en toute transparence, dans la transition écologique et sociale. Le groupe a réparti les rôles : WE DO GOOD devient la plateforme centrale de ses offres de financement et d’investissement, de l’amorçage à la croissance, tandis qu’erable° se consacre à l’innovation, de la tokenisation à des produits plus élaborés, pour compléter l’offre.
Les projets couvrent plusieurs étapes de vie d’une entreprise : le premier financement d’une idée naissante, la croissance et les stocks d’une jeune société, puis l’innovation ou la transformation d’une entreprise déjà installée. En clair, chacun choisit les dossiers qui correspondent à son profil.
Sur la page d’accueil de WE DO GOOD, la variété du catalogue saute aux yeux : un snack 100 % cru sans additifs, un brewpub mexicain à Paris, un abonnement de matériel de sport partagé, une grande école des transitions, des solutions de mobilité pour les seniors ou encore des torréfacteurs solaires pour un chocolat plus durable.
Le partage de revenus, comment l’argent revient à l’investisseur
Le principe tient en une phrase, et WE DO GOOD le formule ainsi dans sa foire aux questions : « vous investissez dans une société qui en échange vous partagera une part de son chiffre d’affaires tous les trimestres pendant 3 à 7 ans selon les opportunités ». Le calcul se fait sur le chiffre d’affaires, pas sur le bénéfice.
C’est tout l’intérêt du modèle. Une jeune entreprise qui vend déjà, mais qui n’a pas encore dégagé de bénéfice, peut verser des redevances dès ses premiers trimestres d’activité. Vous pouvez ainsi, souligne WE DO GOOD, « commencer à recevoir des paiements même si l’entreprise n’a pas encore atteint sa pleine maturité ». Et plus le projet vend, plus vos versements progressent. Tant mieux pour tout le monde : vos intérêts et ceux de l’entrepreneur vont dans le même sens.
Prenons un exemple fictif, pour la mécanique uniquement. Vous placez 1 000 € dans une entreprise qui reverse 2 % de son chiffre d’affaires à l’ensemble de ses investisseurs, et votre part vaut un centième du total. Si l’entreprise vend pour 500 000 € dans l’année, 10 000 € reviennent aux investisseurs, dont 100 € pour vous. Si ses ventes montent à 800 000 €, votre part passe à 160 €. Autrement dit, votre part grandit avec les ventes, et le contrat fixe le pourcentage, la durée et le rendement minimum prévu.

Côté pratique, la plateforme met en avant plusieurs avantages pour les investisseurs : un ticket d’entrée à partir de 100 €, des versements trimestriels de vos redevances, un tableau de bord pour suivre vos investissements, une déclaration fiscale simplifiée et pré-remplie, un service client à l’écoute et aucun frais pour les investisseurs. De quoi répartir de petites sommes entre plusieurs projets et suivre chacun d’eux trimestre après trimestre.
Prêt, actions ou partage de revenus, ce que chaque formule apporte
La plateforme publie un comparateur entre les trois grandes façons de financer une entreprise. Le prêt verse des intérêts à taux fixe : vous savez ce que vous toucherez, mais votre gain reste le même quel que soit le succès du projet. Les actions misent sur une sortie, revente ou entrée en bourse : le gain potentiel est élevé, mais il faut souvent conserver ses parts cinq à sept ans, voire plus, avant de la voir arriver.
Le partage de revenus se place entre les deux. Selon ce comparateur, l’investisseur commence à recevoir un retour quelques mois après le début de l’activité financée, avec un objectif affiché de 5 à 15 % de rendement annuel moyen, et sa sortie « commence immédiatement avec le paiement des premières redevances ». Il ne devient ni actionnaire ni membre du conseil d’administration : l’entrepreneur garde la main sur sa gouvernance, et WE DO GOOD parle d’intérêts « alignés » et d’un accord « gagnant gagnant ».
Mon avis : pour qui veut un lien direct avec l’activité réelle d’une entreprise, c’est une formule très parlante, qu’erable° présente d’ailleurs comme une façon plus équitable de répartir la valeur. Pensez à un chocolatier qui torréfie au soleil ou à une école qui forme aux transitions. Vos versements suivent ses ventes, trimestre après trimestre, et vous voyez concrètement ce que votre argent produit.
Ce que racontent les chiffres de la plateforme
WE DO GOOD en trois chiffres
Chiffres affichés par WE DO GOOD sur sa page d’accueil, relevés le 17/10/2026
Accès : à partir de 100 €, sans frais pour les investisseurs.
Ce que j’apprécie, c’est que la plateforme ne s’arrête pas à l’argent collecté. Sa page de statistiques, mise à jour en août 2025, détaille aussi l’évolution de son portefeuille : 29 % des projets financés réalisent plus de chiffre d’affaires que ce qu’ils avaient prévu, et 40 % atteignent entre 50 et 100 % de leur prévisionnel. Pour les dossiers qui ont dû passer en procédure de recouvrement, la plateforme indique avoir récupéré en moyenne 79 % du montant investi.
La sélection se joue en amont. Les candidatures passent d’abord par un test d’éligibilité en ligne, qui écarte d’emblée les dossiers ne répondant pas aux obligations minimales. Les analystes modélisent ensuite les dossiers retenus et les présentent au comité d’investissement, qui valide, ou non, la levée de fonds. Dernier garde-fou : chaque collecte n’est validée qu’une fois atteint un objectif minimum, le montant qui permet au projet d’être mis en œuvre efficacement.
Mon conseil : avant d’investir, prenez le temps de lire la page complète du projet qui vous intéresse. Elles sont conçues pour que chacun puisse faire sa propre analyse, et l’équipe de la plateforme se tient à disposition pour répondre aux questions. WE DO GOOD le rappelle d’ailleurs : « Vous êtes responsable de vos investissements. »
Les risques, tels que WE DO GOOD les présente
Comme tout placement dans des entreprises non cotées, l’investissement en partage de revenus comporte des risques, et WE DO GOOD les détaille clairement sur sa page « Investir en RBF ». Les redevances dépendent du succès de l’entreprise, et un investissement « vous expose à une perte partielle ou totale des montants investis », avec un remboursement qui s’étale de manière non linéaire sur la durée prévue par votre contrat.
Le partage de revenus a ici un vrai atout. Selon le comparateur de la plateforme, le risque « est progressivement atténué à mesure que les paiements de redevances s’accumulent » : les versements trimestriels vous permettent, selon la page « Investir en RBF », de « récupérer progressivement une partie de votre mise ».
Selon WE DO GOOD, une sous-performance « ne veut pas nécessairement dire que les entreprises n’existent plus et que votre argent est perdu ». Tant que l’entreprise est en activité, précise la plateforme, elle continue de verser des royalties, même au-delà de la durée initiale du contrat, jusqu’au rendement minimum prévu par la clause de garantie.
Le cadre est clairement posé. Les contrats liant investisseurs et entreprises ont été rédigés par le cabinet d’avocats Pledge Law, spécialisé dans la réglementation financière. Pendant les levées, les fonds sont cantonnés et sécurisés par Lemonway, prestataire de services de paiement agréé par l’ACPR, dont WE DO GOOD est agent. La plateforme indique être immatriculée à l’ORIAS comme intermédiaire en financement participatif (n° 17002712), et se présente comme labellisée par Finance Innovation et membre de l’association France Fintech.

Le saviez-vous ?
WE DO GOOD finance des projets depuis 2013. Ses investisseurs ont 41 ans en moyenne, et le ticket moyen d’un particulier s’élève à 815 €. On retrouve en France plus de 96 % des projets financés, avec en tête l’Île-de-France et les Pays de la Loire. Source : page Statistiques de WE DO GOOD, mise à jour d’août 2025.
Quelle part de son épargne y consacrer ?
La règle d’or, la plateforme la donne elle-même : diversifier. Sa page consacrée au RBF recommande d’investir « dans différents projets et secteurs pour réduire votre dépendance à la réussite d’une unique entité », et de multiplier aussi ses supports d’investissement, qui ont chacun leurs risques propres. Les royalties trouvent alors leur place à côté de l’épargne de précaution et des placements plus classiques, comme une classe d’actifs complémentaire.
Le ticket d’entrée à 100 € rend cette diversification accessible. Privilégiez plusieurs petits montants répartis entre des entreprises de secteurs différents plutôt qu’une grosse somme sur un seul dossier : c’est la bonne idée de départ. La plateforme conseille aussi de mener sa propre analyse : étudier les documents fournis, la mission et la vision de la société, son historique, son ancienneté et le ratio risque/rendement proposé, sans hésiter à poser des questions.
Le bon réflexe : commencer une fois l’épargne de précaution constituée, puis bâtir petit à petit un portefeuille de quelques projets qui vous parlent. Les versements, trimestriels, se suivent depuis le tableau de bord, l’occasion de voir, relevé après relevé, comment vos entreprises se développent.
Questions fréquentes
Comment fonctionne l’investissement en partage de revenus ?
Vous investissez dans une société qui vous reverse une part de son chiffre d’affaires tous les trimestres, pendant 3 à 7 ans selon les opportunités, comme l’explique la foire aux questions de WE DO GOOD.
À partir de combien peut-on investir sur WE DO GOOD ?
À partir de 100 €, dans les opportunités de votre choix, sans frais pour les investisseurs. Le ticket moyen d’un particulier était de 815 € à la mise à jour d’août 2025.
Que se passe-t-il si l’entreprise vend moins que prévu ?
Selon WE DO GOOD, tant qu’elle est en activité, elle continue de verser des redevances, au besoin au-delà de la durée initiale du contrat, jusqu’au rendement minimum prévu par la clause de garantie. La plateforme rappelle qu’un investissement expose à une perte partielle ou totale des montants investis, d’où l’intérêt de diversifier.
Comment WE DO GOOD sélectionne-t-elle les projets ?
Par un test d’éligibilité, puis une analyse financière et un passage en comité d’investissement. Un comité d’impact évalue aussi les effets de chaque projet sur la société et l’environnement.
WE DO GOOD est-elle une plateforme enregistrée ?
Oui. Elle indique être immatriculée à l’ORIAS comme intermédiaire en financement participatif (n° 17002712) et être agent de Lemonway, prestataire de services de paiement agréé par l’ACPR. Elle est certifiée B Corp depuis 2019.
Sources
WE DO GOOD, page d’accueil et foire aux questions (chiffres clés, fonctionnement, ticket d’entrée, avantages investisseurs, ORIAS, rachat par erable° annoncé le 29 avril 2024), relevée le 17/10/2026.
WE DO GOOD, « Comparateur de produits financiers » (avantages et risques de chaque modèle, clause de garantie), relevée le 17/10/2026.
WE DO GOOD, « Investir en RBF » (risques, diversification, garanties et cadre réglementaire), relevée le 17/10/2026.
WE DO GOOD, « Statistiques » (portefeuille, sélection des projets, investisseurs ; mise à jour d’août 2025), relevée le 17/10/2026.
erable°, page d’accueil (modèle de partage de revenus, étapes de financement, rapprochement avec WE DO GOOD), relevée le 17/10/2026.
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