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Henri Laborit : L'estomac du gendre et la belle-mère

le 05-06-2007
par admin Contributions de l'auteur
dans Psychobiologie

GASTRECTOMIE DE L'ESTOMAC

DU GENDRE ET BELLE-MÈRE



LABORIT : «PLUTÔT QUE LA GASTRECTOMIE

DE L'ESTOMAC DU GENDRE, MIEUX VAUT

ÉLOIGNER LA BELLE-MÈRE»



Autres prédécesseurs illustres de Ryke Geerd Hamer : le Canadien Hans Selye et le Pr Henri Laborit. Hans Selye a découvert, dans les années cinquante, le stress et démontré qu’il engendrait des réactions biologiques de l’organisme et que la biologie dépend donc de la psychologie.

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C’est le stress engendré par le conflit qui enclenche le D.H.S. (Dirk Hamer Syndrome) qui est le fondement même de la théorie de Hamer. Quant à Henri Laborit, dans L’Inhibition de l’action (Masson, 1980), il dénonçait la non-signifiance des expériences de laboratoire faites sur des cellules ou des fragments cellulaires isolés de l’ensemble du corps et notamment de leur centrale de commande : le cerveau, lui-même gouverné par la psychologie (néocortex).


SÉPARER L'ESTOMAC DU CERVEAU

C'EST RAMENER LE SERVOMÉCANISME

AU RANG D'UN RÉGULATEUR

« L’expérimentation, écrivait-il, a pour méthode essentiellement d’observer un niveau d’organisation en supprimant la commande extérieure à lui. Elle ramène le servomécanisme au rang de régulateur. Elle ferme le système à un certain niveau d’organisation. […]

«Le physiologiste isole un segment d’organe ou un organe pour en étudier le comportement ou focalise son attention sur un système, cardio-vasculaire ou nerveux par exemple, dont il étudie un critère d’activité privilégié. Il faut regretter que le clinicien lui-même n’agisse généralement pas autrement en soignant un "cœur", un "estomac", un "foie", etc. ce qui consiste à l’isoler du contexte familial et socioculturel où vit l’organisme auquel il appartient.

« Cette attitude, rentable expérimentalement, est évidemment une des causes de l’inefficacité fréquente des thérapeutiques s’adressant à la seule lésion organique. […] Mais il serait évidemment dangereux de conclure, à partir des faits observés dans ces conditions, à ce qui se passe quand le niveau d’organisation est en place, en situation organique. »


LA SÉPARATION DE L'ESPRIT ET DU CORPS

EST UN CONCEPT RÉDUCTIONNISTE DES PLUS

DIFFICILES À DÉTRUIRE

« Cependant, c’est la seule façon d’acquérir une connaissance progressive des mécanismes complexes qui animent la matière vivante. Elle exige, on le comprend, un va-et-vient constant de la part de l’expérimentateur d’un niveau d’organisation à l’autre. Elle exige, en d’autres termes, une "ouverture" d’esprit capable de s’adapter à "l’ouverture" des systèmes complexes que constituent les structures vivantes.

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« Cette notion est importante à comprendre, car on entend souvent émettre cette affirmation que le psychologique, le social, l’économique ou le politique ne peuvent se "réduire" au biologique. C’est la bataille à la mode contre le "réductionnisme" […].

«Nous avons en effet depuis longtemps tenté de manifester dans notre travail une attitude interdisciplinaire à une époque où celle-ci était fort mal vue et la confiance n’était accordée qu’au spécialiste réductionniste. Mais il n’est pas question de réduire le fonctionnement nerveux central à celui du neurone, par contre comment comprendre le fonctionnement du premier dans l’ignorance de celui du second ? »

Et, bien entendu, il affirmait aussi qu’il ne peut pas y avoir de médecine valide en dehors de la psychosomatique :

« La séparation entre l’esprit et le corps est sans doute un des concepts les plus difficiles à détruire, car fondé sur une apparente évidence. C’est lui qui distingue encore les écoles philosophiques, les sciences humaines des sciences physiques, et par exemple les psychiatries pavlovienne et freudienne, c’est-à-dire les méthodes cherchant à s’appuyer sur des mesures objectives de faits observés de celles basées sur une approche entièrement subjective et introspective des comportements humains.

« C’est la barrière qui persiste entre la pathologie cortico-viscérale et la pathologie psychosomatique. »


COMMENT L'ARBRE PEUT-IL

CACHER À CE POINT LA FORÊT ?

Personne de sensé ne soutient que Platon, Groddeck, Hans Selye, Henri Laborit sont des charlatans et des escrocs. Pourquoi Hamer, qui ne fait que développer et asseoir sur une vérification scientifique la psychosomatique, serait-il, lui, un charlatan et un escroc, comme l’affirme le conseil de l’Ordre des médecins ?

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Ryke Geerd Hamer

Eh oui, le cancer n’est pas une "maladie". C’est un programme biologique de survie, destiné à débarrasser le cerveau du stress intense — qui peut tuer instantanément — engendré par un conflit psychobiologique vital (le sujet sent que sa vie est en jeu), intense, dramatique, vécu dans l’isolement et le silence (sans pouvoir en parler à quiconque) : le Dirk Hamer Syndrome — en le somatisant dans l’organe-cible correspondant rigoureusement à la lésion cérébrale (le Foyer de Hamer) provoquée par le stress, en fonction de l’aire cérébrale touchée, laquelle correspond rigoureusement au "ressenti" du conflit.

Dans l’un des procès intentés à Ryke Geerd Hamer, le ministère public autrichien de Wiener Neustadt a reconnu que, lors de la perquisition du «Centre de Médecine nouvelle» de Burgau, les 6.500 adresses de patients saisies ont permis de constater que plus de 6.000 étaient encore en vie 4 et 5 ans après.

Pourquoi alors lui reprocher la mort de 500 patients en vingt ans, avec un taux de réussite de plus de 92,3 % ? Le 100 % de réussite n’existe pas mais en l’occurrence pour 7,7 % de morts, qui étaient le plus souvent en phase terminale, il y avait tout de même plus de 92,3 % de survie : 6.000 sur 6.500.

Et, d’ailleurs, qui fait grief à la cancérologie conventionnelle des quelque 12 millions de ses patients qui, rien qu’aux États-Unis, sont morts de cancers opérés et traités par radio et chimiothérapie pendant ces vingt ans ?

À quoi il faut ajouter les 150.000 morts par cancer, chaque année, rien qu’en France : soit environ 3 millions de morts ces vingt dernières années. Nombre de médecins reconnaissent que la majeure partie des patients sont tués non pas par leur cancer mais par la radio et la chimiothérapie — c’est-à-dire par le traitement !

Quelques cancérologues l’avouent.

500 morts, c’est un crime, 15 millions de morts c’est une statistique. L’arbre peut-il, à ce point, cacher la forêt ?


LE CANTIQUE DES KANTIQUES :

RIEN À FAIRE DE L'ESPRIT


La médecine matérialiste conventionnelle n’en continue pas moins à considérer que le cancer, comme toutes les "maladies", n’a rien à faire de l’Esprit, comme dit Jean-Pierre Changeux, et qu’il est provoqué par des substances cancérigènes ou par des modifications génétiques.

La faute à qui ?

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Non pas à Voltaire mais à Kant (ci-dessus), le philosophe à qui l'on doit l'exclusion de toute connaissance qui ne peut pas faire l'objet d'une expérience. C'est-à-dire le postulat scientifique de l'objectivité présumée des phénomènes du Cosmos. Bref la réduction du Monde au réel et au phénomène. L'exclusion de la métaphysique au profit du physique. Le réalisme et la phénoménologie.

Alors que, paradoxalement, qu'elles se tournent vers le Zéro ou son contraire, l'Infini, l'Astrophysique et la Cosmologie contemporaines se heurtent à deux origines du Cosmos qui sont la métaphysique absolue!

La médecine continue à dépenser des milliards de dollars et d’euros pour dépister les substances dites cancérigènes, dont la liste s’allonge chaque jour, pour tenter de trouver les causes du cancer et découvrir les gènes — nouvelle piste à la mode — qui perturberaient le programme normal de la division cellulaire.

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Par ailleurs, elle demeure attachée à la thèse des maladies infectieuses, provoquées par des micro-organismes, développée par Pasteur sous Napoléon III et la IIIe République.


LES PSYCHOTIQUES REBELLES AUX

MALADIES INFECTIEUSES


Mais, voyons, si la thèse de la médecine matérialiste conventionnelle est exacte, comment peut-elle expliquer que, dans tous les récits d’épidémie de peste ou de choléra que nous ayons, du XIXe siècle à l’Antiquité en passant par le Moyen Âge, il se trouve toujours quelques rares individus qui passent à travers le fléau, sans jamais y succomber (1) ?

Or, précisément, ces rares individus sont ceux qui déploient une activité débordante à soigner les victimes, à enterrer les cadavres, à "désinfecter" les maisons, à brûler les objets "infectés", c’est-à-dire ceux qui, tout en étant au contact permanent de la prétendue infection, ont un psychisme si fortement équilibré qu’il est rebelle à toute crainte, à toute fragilisation et à tout effondrement ? Bref, ceux qui offrent la meilleure résistance au stress.

Pourquoi sont-ils systématiquement rebelles à toutes les "maladies infectieuses" qui frappent et font tomber comme des mouches la plupart des autres ? Pourquoi infligent-ils systématiquement le plus cinglant des démentis à la théorie pasteurienne de l’infection ?

Ne serait-ce pas parce que, précisément insensibles à la terreur de l’infection et au stress qu’elle engendre chez les gens "normaux", ils bénéficient d’une immunité qui est entièrement, totalement et purement psychologique ? Une immunité purement métaphysique qui les rend insensibles à la peur, au conflit et au… stress?

Ils ne peuvent alors simplement pas faire de D.H.S. (Dirk Hamer syndrome).

Très souvent, il y a, parmi eux, un "fou", dont les médecins nous disent qu’il a un psychisme complètement déséquilibré, un psychotique, dont l’esprit, rebelle à la "logique" ordinaire, n’éprouve pas la moindre crainte vis-à-vis de l’infection ? Pourquoi les "fous" — ceux qui sont en état de psychose permanente, qui vivent apparemment dans une autre dimension de l’esprit que la nôtre — ne font-ils jamais de maladie infectieuse ni, apparemment, de cancer, aussi longtemps qu’ils restent dans leur psychose ?

La résistance des psychotiques aux "maladits" est un fait bien connu. Tant qu’ils restent dans leur psychose, ils ne tombent pas malades. Ceci a fait l’objet de nombreuses obser- vations. Le fait est rapporté par plusieurs auteurs, dont le Pr Henri Laborit dans L’Inhibition de l’action (Masson, 1980, p. 147) et confirmé par Hamer, au scanner.

« Dans ce cadre général de l’inhibition de l’action, et de la susceptibilité aux agressions, il nous est possible, écrit Henri Laborit, d’inclure les moyens de "fuite" utilisés pour éviter l’inhibition de l’action : somatisation [donc « maladit » psychosomatique], agressivité, comportement suicidaire, toxicomanie, névroses et psychose.

« N’est-il pas alors curieux de constater que le psychotique, lorsqu’il est établi dans sa démence, lorsqu’il a dépassé le stade douloureux de son établissement pendant lequel tous les examens biologiques montrent de profondes perturbations, se trouve dans un état normal d’équilibre biologique qui lui permet d’éviter les lésions néoplasiques [cancers] (toutes les statistiques mettent en évidence la faible incidence du cancer chez les psychotiques) et infectieuses ? »

Ils ne font de "maladits" que s’ils sortent de leur psychose.


TOUT LE PERSONNEL SOIGNANT A LA GRIPPE !

ET LES PSYCHOTIQUES ? AH, AUCUN !



« Rassidakis, Kelepouris et al. (1973), poursuit Laborit, étudiant la mortalité dans une institution psychiatrique pendant 19 ans (1953-1971) constatent que sur 2.300 décès, 29, soit 1,6 % seulement, sont imputables à une néoplasie maligne. Parmi les schizophrènes, 14 morts seulement [contre 38 dans une population normale]. Une constatation identique a été faite par I. et F. Forrest (1974) qui attribuent cette protection présentée par les schizophrènes à l’égard des affections cancéreuses, en particulier pulmonaires, au traitement par les phénothiazines.

« Ils rappellent que nous avons indiqué le rôle des anti-oxydants dans la protection métabolique (Laborit, 1961, 1964) et qu’eux-mêmes avaient montré dès 1958 le caractère radicalaire de certains métabolites de la chlopromazine.

« Nous citerons aussi l’anecdote de Marty (1976, p. 97-98). Un de ses collègues, médecin chef d’un service de psychiatrie hospitalier, lui signalait que tous les gens de son service les uns après les autres avaient été atteints par la grippe, malgré la diversité des structures des personnes grippées, ce qui semblait montrer leur peu d’influence sur l’évolution infectieuse.

«Mais quand Marty lui demanda qui était grippé : “ Infirmiers et infirmières ” lui fut-il répondu. “ Et les malades ? ” » demanda-t-il. “ Ah aucun ! ” Aucun ne fut atteint par la grippe. »

Bien entendu, cette anecdote n’a pas valeur scientifique, encore qu'elle soit une statistique dans cet hôpital et dans bien d'autres, mais c’est un témoignage — parmi une quantité d’autres touchant aux établissements psychiatriques — qui corrobore la théorie générale que les psychotiques — qui vivent en dehors des conflits psychologiques ordinaires de la réalité — ne font pas de maladits.

Bien entendu, les Forrest attribuent cette protection à des substances chimiques, qui joueraient un rôle accessoire, mais en négligeant totalement le rôle essentiel de l’esprit et du conflit.

En outre, si les phénothiazines étaient responsables de la protection, comme ils l’affirment, comment se fait-il que, depuis trente ans qu’on les étudie, on n’en ait pas fait le remède universel contre le cancer et tous les "maladits" ?

Par ailleurs, le Dr Claude Sabbah souligne que les organes dont les connexions nerveuses sont coupées ne font pas de cancer. Ce qui démontre que, sans intervention du cerveau, il n’y a pas de D.H.S., donc pas de "maladit" et, dans ce cas, on ne peut pas l’attribuer à des substances chimiques, pas même aux phénothiazines.


TOUTES LES « MALADIES » SONT-ELLES PSYCHOSOMATIQUES ?

Henri Laborit, quant à lui, ne néglige pas le rôle des conflits et du stress qu’ils engendrent dans la genèse des maladits. Dans le film Mon Oncle d’Amérique, d’Alain Resnais, il fait la démonstration rigoureuse — simultanément sur l’homme et sur l’animal — que la somatisation est le produit d’un conflit psychologique, comme l’affirmait Groddeck.

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Si la conception matérialiste de l’infection provoquée par les micro-organismes de la médecine pasteurienne était valide, personne ne devrait survivre à l’épidémie de peste, de choléra. Or ceux-là y survivent.

Et, comme par hasard, ce qui les différencie de ceux qui succombent, c’est très précisément le psychisme ! Fortement équilibré chez les uns qui ont une conscience solide à toute épreuve, qui les rend insensibles à toute épreuve (voir le film tiré du roman de Giono Le Hussard sur le toit).

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De ce seul fait, ils ont une résistance — une véritable immunité psychique — à la peur, à la terreur, au conflit et au stress, et par conséquent une capacité inébranlable de résistance au D.H.S. !

Ce qui pose alors la question de savoir si les prétendues "maladies" ne sont pas toutes, y compris le sida, des phénomènes essentiellement psychologiques puis psychobiologiques et, finalement, biologiques, analogues à l’allergie aux roses de l’étudiant (voir L'allergie de Takeo sur ce site).

Selon le diagnostic psychiatrique, le psychisme est complètement "déséquilibré" chez les psychotiques, qui n’ont plus la même conscience que nous de la réalité. On peut se demander si cela n’expliquerait pas leur résistance aux infections, voire aux conflits que nous connaissons.

Henri Laborit finit par se demander, à propos des psychotiques, qui sont les malades et qui sont les bien-portants !

En conclusion provisoire, il semble vraisemblable que, tant que le psychotique demeure dans sa psychose et dans l’hôpital psychiatrique, il ignore les conflits de l’existence ordinaire et qu’il acquière, de ce fait, une immunité qui le rend invulnérable aux "maladits" correspondants.

Comme le rappelle Bernard Asquin, le Dr Michel Moirot soutenait déjà, dans son ouvrage Origine des cancers (2), la thèse de l’origine exclusivement psychosomatique des cancers. Il avait relevé la quasi-absence de cancéreux chez les schizophrènes et porté ses recherches jusque chez des religieux catholiques, cloîtrés et non cloîtrés.

Mais il n’avait pas compris que le cancer était un programme biologique de survie parce qu'il permet de survivre au stress, qui, s'il s'accroît, tue le patient. Il le considérait comme une autodestruction.


LA TOXICITÉ DES TOXIQUES VARIE

AVEC LE STATUT SOCIAL DE L’INDIVIDU

En 1980, peu après que Ryke Geerd Hamer avait commencé ses travaux, Henri Laborit écrivait dans Inhibition de l’action (Masson, 1980, p. 135) :

« Il paraît évident que pour faire une infection ou une affection néoplasique [cancer], il ne suffit pas d’un contact avec un microbe ou un virus, ou un irritant local chroniquement subi. On a trop focalisé sur le microbe, le virus ou le toxique cancérogène et pas assez sur le sujet, sur son histoire passée et présente, ses rapports avec son environnement.

«Les toxiques eux-mêmes doivent sans doute présenter une toxicité variable suivant le contexte et le statut social de l’individu qu’ils atteignent. […]

« Contentons-nous maintenant de rappeler que les schizophrènes parvenus au stade de la démence, isolés du contexte social par leur folie, sont parmi les populations les moins atteintes par les affections cancéreuses, infectieuses et psychosomatiques et que la thérapeutique des processus néoplasiques s’oriente de plus en plus vers la stimulation des défenses immunitaires.

«Cette approche aboutit à constater qu’il n’y a pas que les maladies psychiques et psychosomatiques qui soient du ressort des comportements individuels en situation sociale, mais que sans doute toute la pathologie [donc toutes les affections] en dépend. […]

« Le manichéisme qui caractérise la majorité des conduites humaines ne permet d’envisager jusqu’ici que deux conduites à l’égard de la maladie : l’une consiste à agir sur l’organisme malade en ignorant son environnement, l’autre à agir sur l’environnement en croyant que cela suffira à résoudre tous les problèmes organiques.

«Il serait sans doute préférable dans certains cas, pour traiter un ulcère d’estomac, d’éloigner la belle-mère plutôt que de pratiquer une gastrectomie qui ne changera rien au facteur environnemental.

«C’est le reproche que l’on peut faire à toute thérapeutique isolée de la lésion, qui soigne une vésicule, un côlon, un estomac, etc. sans jamais s’intéresser au facteur psychosocial qui se trouve à l’origine de l’affection. »


L'ÉLÉMENT DÉTERMINANT EST LE CONFLIT

Au moment même où Hamer commençait son énorme travail, Laborit exprimait l’idée même de Groddeck et de Hamer : l’élément déterminant de toute "maladie" est le conflit — s’il faut éloigner la belle-mère, c’est parce qu’elle est la cause du conflit et, par conséquent, de l’ulcère ou du cancer de l'estomac de sa bru ou de son gendre.

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L'origine de tous nos conflits est le conflit de Hamlet,
to be or not to be, être ou ne pas être,
qui est le conflit même de l'origine du Monde,
celui du Zéro, qui est l'Être, et de l'Infini, qui est le Néant

Pour savoir si toute affection est psychosomatique ou pas, il faut d’abord savoir ce qu’est la "maladie". La médecine la définit comme l’ «altération organique ou fonctionnelle considérée dans son évolution, et comme une entité définissable».

Quand on a affaire à un dysfonctionnement mécanique défini, on sait comment le réparer, qu’il s’agisse d’une panne de bougie ou d’injecteur dans un moteur d’automobile ou d’une surtension qui provoque un court-circuit dans un système électrique ou encore d’un conflit d’extensions qui bloque un ordinateur.

« Ce n’est jamais le cas d’une "maladie", pas même d’une simple grippe. Aucun médecin conventionnel n’a jamais guéri une grippe — ni même aucune autre "maladie" ! Tous les médecins du monde, face à la grippe, n’ont jamais rien fait d’autre que de la laisser se développer et disparaître toute seule, tout comme elle était apparue toute seule, non sans proposer des traitements inopérants et inutiles.

Mais, si la grippe apparaît toute seule et disparaît toute seule, qu’on la traite ou qu’on ne la traite pas — étant bien entendu que le traitement, symptomatique et non causal, ne traite en rien la grippe, il ne traite que ses symptômes et ne vise qu’à améliorer l’état général du patient —, la question se pose de savoir si la grippe est bien une "maladie", au sens médical du terme, et si, vraiment, elle relève de la médecine symptomatique.


«LA MEDÉCINE NE CONNAÎT

LES CAUSES
D'AUCUNE MALADIE »

La médecine conventionnelle ignore la cause de toute "maladie".

Le 17 février 2001, au cours de l’émission Savoir plus santé, le Pr Yves Agid, chef de service de neurologie à la Pitié-Salpêtrière de Paris a reconnu qu’ « on ne connaît les causes d’aucune maladie » et le Pr Olivier Lyon-Caen, chef de service de neurologie dans le même hôpital, n’a pas hésité à dire, à propos de la sclérose en plaques : « Les symptômes sont la cause de la maladie » !

On ne saurait avouer plus clairement que la médecine conventionnelle prend les effets pour la cause et nous fait prendre des vessies pour des lanternes.

Richard Sünder

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(1) Ces faits m’avaient frappé, dès les années soixante-dix. Mais je n’étais pas le seul. Claude Sabbah en avait aussi été frappé et il les développe longuement dans ses séminaires.

(2) Les Lettres Libres, Paris, 1985, ouvrage aujourd’hui introuvable. Merci à Bernard Asquin de m’avoir offert l’un des derniers exemplaires qu’il a pu dénicher.



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