Navigation Principale
PRESENTATION
LES SIGNES
LES SIGNES ET LE CINÉMA
TEXTES ET AUTEURS
PSYCHOBIOLOGIE
LE MODÈLE
GNOSE 0 ∞
L'ÊTRE ET LE NÉANT
COSMOLOGIES-COSMOGENÈSE
OUVRAGES ET SITES
LA REVUE PAN
DOCTEUR KNOCK
THÉORÈME DE GÖDEL : LA SOLUTION
ÉCOLOGIE
SÉMINAIRES CONFÉRENCES
ACTIONS DE GROUPE
FORUM
Téléchargements
Nous écrire

Site Statistiques

Bienvenue
Nom d'utilisateur:

Mot de passe:


Retenir l'identification

[ ]
[ ]
[ ]

Compteur
Cette page aujourd'hui ...
total: 53
unique: 34

Depuis toujours ...
total: 58346
unique: 29767

Site ...
total: 134326
unique: 60956

Date / Time
 

En 1917 Groddeck énonce la théorie psychosomatique des «maladies»

le 01-06-2007
par admin Contributions de l'auteur
dans Textes & Auteurs > Georg Groddeck

EN 1917 GRODDECK ÉNONCE

LA THÉORIE PSYCHOSOMATIQUE

DES «MALADIES»



extrait de
Médecine du mal, médecine des mots
de Richard Sünder


Livre-sunder.gif

Affirmer que tous les « maladits » ont une origine psychique n’est pas une nouveauté. À la fin des années soixante-dix, au moment même où Ryke Geerd Hamer commençait sa recherche, Fritz Zorn, dans son ouvrage, Mars (1) , soutenait que son cancer était une « maladie de l’âme ». Ce n’était qu’une démonstration littéraire. Il montrait cependant fort bien que son cancer avait pour origine un conflit qui inhibait totalement son action.

ZornMarsLivre.gif

« Bien que ne sachant pas encore que j’avais le cancer, intuitivement je posais déjà le bon diagnostic car, selon moi, la tumeur c’étaient des “ larmes rentrées ”. […]

« C’est pourquoi je crois aussi que le cancer est, en premier lieu, une maladie de l’âme et qu’il ne faut considérer les diverses tumeurs cancéreuses que comme des manifestations corporelles secondaires de la souffrance, car le cancer présente bien toutes les caractéristiques d’une maladie morale. Si on a pris froid ou la grippe, on peut en parler, mais, si on est déprimé, on ne peut pas en parler. »

Fritz Zorn — de son vrai nom, Angst, qui signifie angoisse en allemand, c’est-à-dire une cause du stress, Zorn signifie colère, donc conflit non dépassé — avait donc identifié la cause générale sinon précise de son cancer et compris qu’il avait somatisé le fait de ne pas pouvoir exprimer son conflit. Il en avait bien vécu les «larmes rentrées» dans l’isolement et le silence. Il souffrait d’un cancer de la thyroïde et d’une ostéolyse. Hamer indique que le cancer de la thyroïde a pour origine le conflit de « ne pas pouvoir attraper le morceau alors qu’il y a urgence à le faire » et que l’ostéolyse a pour cause un conflit de « très profonde dévalorisation de soi, jusqu’à la moelle ».

Fritz Zorn, parvenu à 32 ans, s’apercevait qu’il n’avait rien vécu de la vie, qu’il devenait urgent de vivre et qu’il était incapable de mordre le fruit de son existence. Lorsqu’il apprend qu’il a le cancer, il entreprend une psychothérapie qui le rend conscient du ratage complet de son existence, maintenant menacée de mort par le cancer. Il prend conscience de sa propre dévalorisation qui est la cause de son ostéolyse. Tout cela est rigoureusement conforme à la théorie de Hamer : Zorn a même compris que l’une des causes directes de son cancer est qu’il a vécu son conflit sans en parler à personne, dans le silence et l’isolement : « les larmes rentrées ». Mais, ce qui me frappe plus que tout, parce que, depuis longtemps, j’ai compris que le conflit fondamental qui est l’essence et le fil de chaîne de tous les autres est le conflit de Hamlet entre être et ne pas être, c’est de lire cette phrase dont je n’avais aucun souvenir :

« La question hamlétienne qui menaçait ma famille se présentait ainsi : être en harmonie ou ne pas être. »

Il est très remarquable, du point de vue des coïncidences pansémiotiques mises en évidence par Baudelaire (Correspondances) et Gérard de Nerval et développées par Carl Gustav Jung dans sa théorie de la synchronicité, que la même idée que le cancer, comme tous les maladits, est la somatisation d’un conflit non dit soit venue presque en même temps à Fritz Zorn et à Ryke Geerd Hamer. Zorn a tout de même précédé Hamer de deux ans : il l’avait écrit en 1976.

Il faut alors rappeler que, dans le sillage de Georg Groddeck — l’inventeur de la psychosomatique —, Henri Laborit développe une thèse analogue dans le film d’Alain Resnais, Mon Oncle d’Amérique. Aussitôt après avoir perdu sa situation, Jean Le Gall (Roger Pierre) y est saisi d’une colique néphrétique et Ragueneau (Depardieu), d’une dépression qui le conduit à une tentative de suicide.

Si le terme psychosomatique (psychisme : esprit et soma : corps) n’est apparu qu’au XIXe siècle, sous la plume du médecin psychologue Johann Heinroth (1773-1843), l’idée remonte au moins à Platon qui dénonçait, il y a vingt-trois siècles, comme « folie que de vouloir guérir le corps sans vouloir guérir l’esprit ». Hamer a des prédécesseurs.

Curieusement, Hamer ne cite aucun des psychosomaticiens célèbres du XXe siècle qui ont entrepris la démonstration expérimentale de la psychosomatique — qu’il a quant à lui faite de façon magistrale —, à commencer par l’inventeur de cette médecine, le célèbre médecin allemand et psychanalyste dissident Georg Groddeck, inventeur de la notion et du mot Ça (au sens d’inconscient) et auteur du Livre du Çà (Tel/Gallimard, 1999) ainsi que Hans Selye, l’inventeur du stress, Henri Laborit et le Dr Michel Moirot et même quelques spécialistes qui ont soutenu que le cancer était d’origine psychosomatique, en 1971, au Congrès international de médecine de Rome. Mais, déjà avant Groddeck, Charcot, à la Salpêtrière, traitant l’hystérie sous hypnose, fait de la psychosomatique, à ceci près que l’hystérie est un dysfonctionnement de l’esprit, même s’il affecte le corps.

Georg Groddeck, en 1917, dans ses Conférences psychanalytiques (tome II, 10/18, 1993) énonçait le fondement même de la « Médecine nouvelle » de Hamer, en démontrant, à l’aide d’une foule d’exemples de patients qu’il avait traités avec succès par la recherche du conflit (il précède bien Hamer), que « la maladie est, pour le patient, le moyen de survivre ». Carl Gustav Jung lui-même écrit : « La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme. Nous pouvons donc apprendre beaucoup de la maladie pour notre retour à la santé. »

GroddeckConf.jpg

Voici quelques extraits de ces conférences — prononcées entre 1917 et 1918, qui montrent que Groddeck avait dit l’essentiel des idées — notamment la psychosomatique, le sens du maladit et le maladit en tant que « moyen de survivre » — développées par Ryke Geerd Hamer, depuis 1981, et ses élèves, dont Claude Sabbah, depuis 1985, avaient déjà été exprimées quelque soixante-quatre ou soixante-huit ans plus tôt et même que certaines informations qu’ils livrent sans source viennent de Groddeck. Pourquoi ce silence obstiné sur Groddeck, inventeur de la psychosomatique et médecin psychanalyste (dissident)?

« … […] alors nous serons instruits sur la manière dont agissent en nous des forces dont nous ne savons rien, qui nous font dire et faire des choses qui sont étrangères à notre conscience et qui apparaissent dans la mesure seulement où elles sont souveraines et où elles prennent une forme qui est compatible avec notre conscience. »

Groddeck cite le cas d’un homme qui illustre le rapport entre les excrétions et l’économie qui peut aller jusqu’à l’avarice. Cet homme tombe gravement « malade » et il éprouve des maux de ventre insupportables. Les chirurgiens diagnostiquent un iléus ou un cancer qu’il faut opérer. Le patient refuse, « préférant mourir » et la « maladie » se résout toute seule. Les douleurs diminuent progressivement. Mais il se met à souffrir des voies respiratoires et d’un énorme gonflement du ventre.

Groddeck est rappelé en consultation. Mais, de nouveau, la « maladie » se résout de « façon curieuse » en livrant la clé de l’énigme. L’homme est riche et non avare. Mais il est entouré de parents qui cherchent à le piller et à le dépouiller. Au moment où s’est enclenchée la première « maladie », il avait reçu une lettre de ses parents qui exigeaient de lui une forte somme d’argent. De la même manière, au moment de la deuxième « maladie », il a reçu une autre lettre de ses parents exigeant encore de l’argent. Groddeck lui explique que c’est cette demande qui l’a rendu « malade ». Et l’homme se rétablit. En se rendant « malade », il avait fait cesser les pressions de sa famille qui en avait conclu qu’il n’allait pas tarder à mourir et qu’il lui suffisait d’être un peu patiente pour tout hériter. Groddeck en conclut à un rapport entre l’or et l’ordure à propos des maladies intestinales.

Il montre ensuite la relation qui existe entre la cécité ou certaines maladies de l’œil ou la surdité d’enfants auxquels on a brutalement reproché d’avoir vu ou entendu des choses qu’ils n’auraient pas dû voir ou entendre. Il cite le cas d’un enfant qui a développé une grave affection du globe oculaire dix ans après un interdit : « Un enfant bien élevé ne doit pas voir ces choses, c’est très mal de regarder ça ! Tu devrais avoir honte ! » et il souligne que le premier interdit devait remonter à l’époque où l’enfant avait cinq ans. Même chose dans le cas d’une jeune fille qui marche à côté d’un homme qui exhibe son sexe. Comme elle raconte l’incident, on lui fait de vifs reproches et, dès cet instant, l’un de ses yeux ne cesse plus d’être l’objet de dysfonctionnements. Lorsque Groddeck lui explique l’origine de son trouble oculaire, les douleurs cessent et le dysfonctionnement de l’œil aussi.

Groddeck montre le rapport entre la surdité et l’interdit d’entendre, prononcé par les parents. « On peut là aussi, écrit-il, ramener très précisément une foule d’affections auriculaires à des impressions auditives qui étaient frappées de l’interdit parental, à des impressions que l’enfant avait, à des mots, à des bruits. Il s’est d’abord constitué un bourdonnement dans l’oreille ; puis ça a conduit à une inflammation de l’oreille moyenne avec forte suppuration, puis à des difficultés d’audition, qui ont finalement conduit à la surdité. Ça aurait pu être évité, si on avait eu assez tôt le courage d’éclairer les enfants. »

Il considère la myopie comme une affection psychique. Se rendre aveugle est le meilleur moyen pour l’enfant de ne pas voir ce qu’on lui interdit de voir, par exemple la statue nue, de l’autre côté de la rue, deux chiens en train de copuler, la différence entre une vache et un bœuf, un cheval qui pisse dans la rue. Devenir myope facilite donc la vie des enfants pris entre la réalité et l’interdit de la voir.

Observons, pour notre part, deux choses à ce propos. La première est qu’il s’agit alors de conflits humains qui ne peuvent pas être réduits à des conflits animaux — comme le veut Hamer —, parce qu’ils sont fondés sur des interdits moraux qui n’existent pas chez les animaux. Reste que l’animal peut aussi ressentir le désir de ne plus voir et que le processus de la cécité peut aussi avoir été programmé par les ancêtres de l’espèce. La seconde est que les interdits moraux, tels que, par exemple, les campagnes publicitaires contre le tabac et l’alcool, « qui risquent de vous donner le cancer », sont alors elles-mêmes culpabilisantes et cancérigènes. Pour la simple raison qu’à force de répéter qu’ils le sont, les auditeurs qui auront la faiblesse de croire ces inepties finiront par se culpabiliser, par se stresser et, à l’occasion d’un conflit, feront bien un cancer. Indirectement, par le simple fait qu’on aura fixé sur eux la peur du cancer, le tabac et l’alcool finiront par avoir des vertus cancérigènes mais totalement imaginaires (l’effet Backster démontre que l’observateur influence le résultat de l’expérience scientifique en fonction de son attente).

Comme c’est l’imaginaire qui provoque le cancer ou n’importe quel maladit, le patient fera bien un cancer ! Bien entendu, on peut se demander si le «maladit» vient toujours du psychisme. Forcément oui, puisque même dans le soma (le corps) il y a du psychisme, il y en a dans chacune de ses cellules. Faut-il alors exclure qu’un «maladit» puisse venir de la matière physique ?

Forcément non puisque, par exemple, le simple fait de répéter à longueur d’années que le tabac, le formol, le benzène, le soleil, le vin et les merguèses grillées, etc. sont cancérigènes, s’il ne rend pas ces produits directement cancérigènes, finit par imprégner l’esprit d’une culpabilisation qui entraîne un tel stress qu’à la longue le sujet finira, à l’occasion d’un grave conflit, par faire un D.H.S. C’est bien le fumeur, le buveur de vin, le consommateur de merguèses grillées qui, à l’occasion d’un conflit, va faire son cancer. Et il le fera bien à cause du tabac, du vin et des merguèses qu’il a consommés et qui vont jouer le rôle de l’allergène imaginaire. Le même rôle que les roses — réelles ou en plastique — jouent dans l’allergie aux roses de l’étudiant.

Pour bien comprendre, prenons l’exemple du fétichiste qui ne peut avoir d’orgasme qu’à travers un objet fétiche qui l’enclenche. Chez le fétichiste de la chaussure, c’est bel et bien la chaussure — la simple vue de la chaussure — qui enclenche l’orgasme. La chaussure a-t-elle par elle-même, dans son cuir, une vertu orgasmogène ? C’est peu probable. Si c’était vrai, les marchands de chaussures, qui voient, touchent et vendent de la chaussure à longueur d’années, seraient, comme Mirabeau, tous frappés de priapisme. Et pourtant elle enclenche l’orgasme ! Chez le fétichiste sinon chez les autres ! Elle a donc bien une vertu orgasmogène : celle que le fétichiste a fixée sur elle. Et cette vertu imaginaire, entièrement psychologique, est bien fixée sur la chaussure et c’est bien la matière physique de la chaussure qui l’enclenche.

Pour montrer la relation entre les interdits et les affections du nez, Groddeck parle du rhume des foins qui survient au printemps et qu’on attribue aux pollens des fleurs qui provoqueraient l’inflammation de la muqueuse nasale qui entraîne le rhume et peut se propager aux bronches. Il explique alors que, si le pollen et toutes sortes d’autres « allergènes » fournissent « l’irritation mécanique » qui provoque le rhume des foins, la véritable raison du rhume n’est pas dans l’odeur ou dans une prétendue vertu allergénique du foin — aussi imaginaire que la vertu orgasmogène de la chaussure — mais dans le fait que « le foin, depuis que le monde est monde, est un lieu d’ébats pour les amants » et pour les enfants qui «y ont fait des culbutes, s’y sont chatouillés, s’y sont battus, ont fait pipi en bas ou y ont eu d’autres expériences encore». Bref, la fenaison est associée depuis toujours à la pratique de jeux le plus souvent interdits et son odeur en rappelle les souvenirs qui enclenchent le rhume. Ryke Geerd Hamer, qui ne cite pas Groddeck dans sa bibliographie, donne cette même explication du rhume des foins.

Groddeck explique que nombre de nos actions sont liées à un sentiment de culpabilité, comme, par exemple, le fait d’amasser une fortune — on n’amasse pas une fortune sans faire du tort aux autres. Si le monde est un système de vases communicants, ce qui emplit l’un vide forcément les autres. Cette culpabilité engendre alors le besoin de faire un sacrifice — les sacrifices visent à apaiser la colère des dieux —, qui est « habituellement un trouble de santé ». Quant aux dieux, dont il s’agit d’apaiser la colère, c’est tout simplement l’effet de boomerang de l’inconscient ou, pour mieux dire, du Surréel — l’information dans laquelle baigne le Réel — qu’il s’agit de neutraliser.

Parlant du Ça, c’est-à-dire de l’inconscient : « Ce qui importe, au fond, écrit-il (Quarante-sixième conférence, tome II, Conférences psychanalytiques), ce n’est pas ce qui s’est passé dans la vie individuelle, mais c’est d’amener l’être humain à la conviction : il existe une force secrète qui te rend bien portant et malade, qui te fait vivre et mourir ; lui obéir, ne pas s’opposer à elle, voilà ce qui importe. De nouveau ce n’est pas quelque chose qui se limite purement à des processus médicaux, qui se laisse démontrer de manière matérialiste. C’est une affaire religieuse ; le Ça a affaire avec les mouvements les plus profonds du sentiment. Là-dedans réside le but de l’être humain. Il ne peut pas s’atteindre, mais sa recherche est une nécessité ; nous ne pouvons pas l’esquiver, nous devons nous y décider. »

« Je ne comprends pas pourquoi c’est si difficile à saisir que quelqu’un pour qui la vue est désagréable devienne aveugle ; ça va pourtant de soi. On ne peut voir qu’aussi longtemps que la vue est agréable. Si c’est désagréable au Ça, alors l’être humain doit devenir aveugle. La table ou le fourneau n’ont pas besoin de devenir aveugles, car ils sont aveugles. Quelqu’un qui, par la vue, a une telle masse de troubles que d’autres parties en souffrent doit devenir aveugle. Quelqu’un qui perçoit avec les oreilles des impressions qui troublent son âme doit devenir sourd. C’est une nécessité absolue et le moyen pour qu’il puisse même exister. Si quelqu’un meurt quasiment de faim et s’il passe devant une boulangerie, alors il prendra un morceau de pain dans la devanture, même s’il sait : je serai condamné. Si la faim est tellement grande qu’il n’y a plus que la faim, il doit alors, même si le monde entier s’y oppose, tenter de pénétrer dans la boutique et emporter le morceau de pain. Il en va exactement de même pour la subconscience. Si elle flaire un danger qui est plus grave que n’importe quoi d’autre, alors elle a recours à des moyens de protection pour éliminer le danger. Plus le danger est grand, plus les moyens de protection, les troubles, sont graves. »

Il est bien clair que le paragraphe qui précède est très exactement l’énoncé du principe du « programme biologique de survie » — que, dans La Médecine nouvelle, la Quintessence, Hamer appelle « programme biologique bien fondé de la nature » (S.B.S.) et que Claude Sabbah appelle « programme biologique de survie ». Et il n’est pas moins clair que Groddeck ne commet pas l’erreur — initiale de Hamer, qui l’a corrigée ensuite — de qualifier le «maladit» d’ « erreur de codage du cerveau ». Il sait d’emblée que le «maladit» est le moyen pour l’individu de survivre, même s’il ignore tout le processus biologique de la somatisation qui sera découvert par Hamer.

« Un regard méchant ne fait rien à l’adulte, écrit-il encore, à l’enfant, énormément ; un mot méchant peut miner en certaines circonstances la vie entière de l’enfant. Si on caresse un adulte sur les cheveux, il trouve ça agréable. Si on caresse doucement un enfant sur les cheveux, alors il se rattache à ce petit mouvement une masse de sensations et de conséquences qui ne sont absolument pas prévisibles, qui recèlent en elles la possibilité qu’à leur suite se développent de grands exploits ou des maladies ou qu’il en résulte par la suite de graves événements. Il n’est pas curieux que quelqu’un tombe malade à 40 ans parce qu’à 4 ans, il était assis sur les genoux d’un oncle gras qui l’a bercé. Dans cet enfant de 4 ans, au moment où il était assis sur les genoux de la personne grasse, une réflexion se déroulait qui touche loin jusqu’au tréfonds de l’existence humaine. Une masse de réflexions passent par la tête : est-ce un homme ? une femme ? Y a-t-il dans ce ventre masculin un enfant ou pas ? etc. Cela peut faire naître chez l’enfant une prédilection pour les êtres gros.

Dans ce passage, Groddeck ébauche l’idée des conflits programmant et des conflits enclenchant le «maladit» par les cycles biologiques cellulaires mémorisés (C.B.C.M.) et le « projet-sens » de Marc Fréchet, plus de soixante-dix ans avant Marc Fréchet.

« Si une maladie diminue après l’absorption d’un remède, nous devons supposer que la maladie a été éliminée par ce remède. Je crois que, s’il a été prouvé mille fois que telle ou telle maladie a disparu par la découverte d’un complexe psychique, alors on doit supposer qu’elle est conditionnée par celui-ci ; il n’y a là absolument rien de merveilleux ; seulement, ça n’entre provisoirement pas dans nos notions humaines. Nous ne voulons pas le croire, nous considérons que c’est une honte, que la grave maladie ait pu se constituer parce que, quand on était enfant, on gigotait sur une chaise ou qu’on avait une prédilection pour les citernes ou qu’on a perdu prématurément son père ou qu’on ne l’a absolument pas connu. Nous ne voulons pas nous soumettre à ces vues… » et, bien entendu, nous en venons à une explication exclusivement matérialiste du «maladit» qui ne tient compte que du symptôme et jamais de la cause.

Groddeck énonce immédiatement la solution des maladits, tout comme Hamer le fera soixante-quatre ans plus tard.

« Ce qui me tient à cœur, ce sont moins les maladies corporelles que les indispositions de l’être humain qui relèvent purement de l’âme. Et je peux aussi vous en indiquer la raison. Si on formule ses indispositions, alors elles disparaissent ; si on s’en défend, alors elles deviennent toujours plus graves. »

Groddeck précise encore que, le sens de la « maladie », c’est qu’un symptôme refoulé quelconque veut à nouveau apparaître, qu’il se produit un tumulte dans l’âme, mais l’organisme s’efforce de refouler à nouveau le complexe dans le Tartare ; le complexe veut toutefois s’élever ; il en résulte des réactions qui conduisent à la "maladie" » et il indique qu’alors se produisent des transformations biologiques dans le corps qui vont aboutir à la somatisation. Il s’agit donc bien d’un conflit qui se somatise.

Chose très remarquable, il évoque ensuite la syntaxe, sans prononcer le mot, puisqu’il déclare que « le subjectif et l’objectif sont toujours mêlés chez nous, tout se compose de deux mondes. Ce n’est que par la collaboration de ces deux forces qu’il peut se constituer quelque chose qui ressemble à un résultat ». Il évoque même la mémoire transgénérationnelle, à propos du péché. Mais il condamne la notion de péché et les Églises qui l’inculquent.

Il dit que l’idée de séparer le corporel du psychique est une erreur qui le fait « enrager » et il souligne qu’il n’y a pas de « maladie » dont l’analyse psychique ne puisse venir à bout, cancer compris. Il souligne également l’incohérence de la médecine de Koch et de Pasteur en rappelant qu’elle attribue, par exemple, la tuberculose au bacille de Koch, la diphtérie au bacille de la diphtérie mais que beaucoup de gens ont ces bacilles et qu’ils n’attrapent ni diphtérie ni tuberculose.

« La maladie est un sauvetage devant un danger. […]. Dans le traitement, il faut d’abord éliminer le danger […] ». Bien entendu il ne parle pas du stress qu’on ignore en 1917 mais il parle de l’angoisse. Comme quelqu’un lui demande si l’amnésie vient du corps ou de l’âme, il répond :

« Je ne distingue pas corps et âme. Ce dont provient la maladie est une force inconnue, l’inconscient ou le subconscient, que j’ai cherché à mieux vous faire comprendre sous l’appellation le « Ça » ; ni quelque chose qui relève du corps ni quelque chose qui relève de l’âme. Les termes peuvent tout au plus se référer à la manière dont on attaque ce Ça. On peut essayer d’arriver au but en empruntant l’une ou l’autre des voies que, pour des raisons de commodité, nous avons appelées voie du corps et voie de l’âme. Si on est face à l’être humain, alors on est face à un tout qui n’est à aucun moment séparé en corps et âme, ni dans le sommeil, ni dans l’évanouissement le plus profond, ni même dans la léthargie. Ce n’est que dans la mort qu’on peut supposer que l’âme est loin, mais personne ne sait quelque chose là-dessus. »

« Dans l’être humain se trouvent les bonnes et les mauvaises pulsions. Ce n’est peut-être pas tout à fait correctement exprimé. Il y a lieu de distinguer un moi et un ça, un conscient et un inconscient. Le conscient, par commodité et égard au langage et à la société, a créé les notions de bien et de mal. Ces notions n’existent pas pour l’inconscient : ni bien ni mal, ni jeune ni vieux, ni beau ni laid. Ces notions existent uniquement pour le conscient. Lorsque Nietzsche dit “Au-delà du bien et du mal”, il définit ce qui est en nous, au-dedans. Notre morale n’est pas née avec nous, nous n’avons pas d’emblée une aspiration morale innée. C’est peut-être déjà déposé en nous dans le corps maternel, mais ça n’opère pas encore avec la notion bien et mal. Ça ne pénètre que par la suite dans l’être humain. Le subconscient travaille beaucoup plus avec les notions de nuisible et d’utile. »

C’est très exactement ce que fait l’encéphale lorsqu’il enclenche un programme biologique de survie pour prolonger la vie de l’organisme le plus longtemps possible. Si donc Ryke Geerd Hamer a fourni l’explication biologique précise et rigoureuse de la somatisation d’un conflit psychologique et si Marc Fréchet, Claude Sabbah, Christian Flèche, Salomon Sellam, Pierre-Jean Thomas-Lamotte et d’autres ont fait d’importants apports aux travaux de Hamer, il est clair que Georg Groddeck en avait, dès 1917 — et sans erreur —, fourni la théorie entière sinon la démonstration scientifique faite par Hamer.

Pourquoi, alors que l’on admet que le vêtement est le reflet de la personnalité, choisi par l’esprit, n’en irait-il pas de même de notre aspect physique extérieur, de notre peau et de notre aspect physique intérieur, jusqu’aux « maladits » ? Et pourquoi tout ceci — une évidence qui tombe sous le sens même de la logique — est-il si difficile à admettre, pour la médecine conventionnelle ?

Pourquoi s’acharne-t-on à récuser, à condamner et à discréditer Ryke Geerd Hamer au moyen des procédés les plus méprisables — jusqu’à oser affirmer qu’il n’est pas médecin ? Hamer sera reconnu, un jour, comme l’un des rares médecins du XXe siècle qui aient vraiment réfléchi à la médecine et remis en cause toute la théorie pasteurienne de l’infection, qui date du Second Empire et de la duchesse de Gérolstein et qui a été condamnée aussi bien par Antoine Béchamp que par Groddeck et Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ».

Et le terrain c’est l’ensemble esprit-corps. C’est l’esprit et son support : le cerveau qui gouverne absolument tout ce qui se passe dans le corps, y compris la production de bactéries et de virus qui visent à nettoyer le corps et que la médecine bardée de diplômes d’ignorance prend pour des agresseurs extérieurs.

La théorie médicale pasteurienne de l’infection consiste très précisément en ceci : chaque fois qu’il y a un incendie, on constate qu’il y a des voitures rouges et des pompiers, en grande quantité autour du foyer. Conclusion : l’incendie est provoqué par les voitures rouges et les pompiers. Voilà à quelle conclusion conduit la médecine sans syntaxe qui nie que tout, dans le corps, soit sous le contrôle du cerveau. Hamer l’a magistralement démontré.

Autres prédécesseurs illustres de Hamer : le Canadien Hans Selye et le Pr Henri Laborit. Hans Selye a découvert, dans les années cinquante, le stress et démontré qu’il engendrait des réactions biologiques de l’organisme et que la biologie dépend donc de la psychologie. Or c’est le stress engendré par le conflit qui enclenche le D.H.S. (Dirk Hamer Syndrome) qui est le fondement même de la théorie de Hamer. Quant à Henri Laborit, dans L’Inhibition de l’action (Masson, 1980), il dénonçait la non-signifiance des expériences de laboratoire faites sur des cellules ou des fragments cellulaires isolés de l’ensemble du corps et notamment de leur centrale de commande : le cerveau, lui-même gouverné par la psychologie (néocortex).

LabyrinPan0239.gif

« L’expérimentation a pour méthode essentiellement d’observer un niveau d’organisation en supprimant la commande extérieure à lui. Elle ramène le servomécanisme au rang de régulateur. Elle ferme le système à un certain niveau d’organisation. […] Le physiologiste isole un segment d’organe ou un organe pour en étudier le comportement ou focalise son attention sur un système, cardio-vasculaire ou nerveux par exemple, dont il étudie un critère d’activité privilégié. Il faut regretter que le clinicien lui-même n’agisse généralement pas autrement en soignant un "cœur", un "estomac", un "foie", etc. ce qui consiste à l’isoler du contexte familial et socioculturel où vit l’organisme auquel il appartient.

« Cette attitude, rentable expérimentalement, est évidemment une des causes de l’inefficacité fréquente des thérapeutiques s’adressant à la seule lésion organique. […] Mais il serait évidemment dangereux de conclure, à partir des faits observés dans ces conditions, à ce qui se passe quand le niveau d’organisation est en place, en situation organique. Cependant, c’est la seule façon d’acquérir une connaissance progressive des mécanismes complexes qui animent la matière vivante. Elle exige, on le comprend, un va-et-vient constant de la part de l’expérimentateur d’un niveau d’organisation à l’autre. Elle exige, en d’autres termes, une "ouverture" d’esprit capable de s’adapter à "l’ouverture" des systèmes complexes que constituent les structures vivantes.

« Cette notion est importante à comprendre, car on entend souvent émettre cette affirmation que le psychologique, le social, l’économique ou le politique ne peuvent se "réduire" au biologique. C’est la bataille à la mode contre le "réductionnisme" […]. Nous avons en effet depuis longtemps tenté de manifester dans notre travail une attitude interdisciplinaire à une époque où celle-ci était fort mal vue et la confiance n’était accordée qu’au spécialiste réductionniste. Mais il n’est pas question de réduire le fonctionnement nerveux central à celui du neurone, par contre comment comprendre le fonctionnement du premier dans l’ignorance de celui du second ? »

Et, bien entendu, il affirmait aussi qu’il ne peut pas y avoir de médecine valide en dehors de la psychosomatique :

« La séparation entre l’esprit et le corps est sans doute un des concepts les plus difficiles à détruire, car fondé sur une apparente évidence. C’est lui qui distingue encore les écoles philosophiques, les sciences humaines des sciences physiques, et par exemple les psychiatries pavlovienne et freudienne, c’est-à-dire les méthodes cherchant à s’appuyer sur des mesures objectives de faits observés de celles basées sur une approche entièrement subjective et introspective des comportements humains. C’est la barrière qui persiste entre la pathologie cortico-viscérale et la pathologie psychosomatique. »

Personne de sensé ne soutient que Platon, Groddeck, Hans Selye, Henri Laborit sont des charlatans et des escrocs. Pourquoi Hamer qui ne fait que développer et asseoir sur une vérification scientifique la psychosomatique serait-il, lui, un charlatan et un escroc, comme le prétend le conseil de l’Ordre des médecins ?

Eh oui, le cancer n’est pas une « maladie ». C’est un programme biologique de survie, destiné à débarrasser le cerveau du stress intense — qui peut tuer instantanément — engendré par un conflit psychobiologique vital (le sujet sent que sa vie est en jeu), intense, dramatique, vécu dans l’isolement et le silence (sans pouvoir en parler à quiconque) : le Dirk Hamer Syndrome — en le somatisant dans l’organe-cible correspondant rigoureusement à la lésion cérébrale (le Foyer de Hamer) provoquée par le stress, en fonction de l’aire cérébrale touchée, laquelle correspond rigoureusement au "ressenti" du conflit.

Dans l’un des procès intentés à Ryke Geerd Hamer, le ministère public autrichien de Wiener Neustadt a reconnu que, lors de la perquisition du « Centre de Médecine nouvelle » de Burgau, les 6.500 adresses de patients saisies ont permis de constater que plus de 6.000 étaient encore en vie 4 et 5 ans après. Pourquoi alors lui reprocher la mort de 500 patients en vingt ans, avec un taux de réussite de plus de 92,3 % ? Le 100 % de réussite n’existe pas mais en l’occurrence pour 7,7 % de morts, qui étaient le plus souvent en phase terminale, il y avait tout de même plus de 92,3 % de survie : 6.000 sur 6.500. Et, d’ailleurs, qui fait grief à la cancérologie conventionnelle des quelque 12 millions de ses patients qui, rien qu’aux États-Unis, sont morts de cancers opérés et traités par radio et chimiothérapie pendant ces vingt ans ? À quoi il faut ajouter les 150.000 morts par cancer, chaque année, rien qu’en France : soit environ 3 millions de morts ces vingt dernières années. Nombre de médecins reconnaissent que la majeure partie des patients sont tués non pas par leur cancer mais par la radio et la chimiothérapie — c’est-à-dire par le traitement ! Quelques cancérologues l’avouent.

500 morts, c’est un crime, 15 millions de morts c’est une statistique. L’arbre peut-il, à ce point, cacher la forêt ?
_________________________

(1) Gallimard, 1980. À noter que Fritz Zorn publie son livre au moment où Hamer commence son travail et où j’achève mon modèle géométrique de l’Arithmétique, travail du deuil de ma grand-mère maternelle, morte d’un cancer dont je savais qu’il avait pour cause le chagrin de la division de notre famille. L’idée de psychosomatique était donc dans l’air.
Tous droits réservés — © admin@pansemiotique.com