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avr
10

Le Big Bang n’est pas l’origine de notre Cosmos physique ! Il n’a pas encore eu lieu !

Salut à tous,

Je dois vous présenter mes excuses pour les quelque quatre mois de retard sur mon programme ! Je suis en train d’achever la mise en page de mon article à propos du Big Bang, qui n’a pas encore eu lieu — il ne se produira qu’à la fin de la deuxième phase du cycle cosmique qui compte trois phases de 12 milliards d’années chacune. J’espère finir la mise en page dans le courant de la semaine prochaine du 13 au 19 avril 2015

Toutefois, je dois vous informer que le texte de 39 pages que je suis en train de mettre en place  et qui s’intitule :

REVOLUTION DE LA COSMOGENESE :

LE BIG BANG N’EST PAS L’ORIGINE

DE NOTRE COSMOS PHYSIQUE

est déjà publié sur le site californien de « Academia.edu », qui publie des textes d’universitaires aussi bien que de non-universitaires ou de de travailleurs indépendants comme moi-même. Il vous suffit de taper « Academia.edu » pour vous connecter à ce site et de chercher « Richard Sunder » ou le titre ci-dessus lire l’article.

Bien cordialement à tous.

Richard Sunder

 

 

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mai
20

LE BIG BANG N’EST PAS L’ORIGINE DE NOTRE COSMOS PHYSIQUE !

Révolution de la cosmogénèse : « Tout vient à point qui sait attendre !»

Mis en ligne avec les dernières corrections
sur le site californien « Academia.edu » le 31 janvier 2015
et sur le site http://www.pansemiotique.com du 14  au 18 mai 2015

 Une revue sur site internautique, Atlantico, publie le 5 janvier 2015 un article, mis à jour le 9 janvier 2015, sous le titre :

Révolution de la Cosmogénèse :
Big Bang, la théorie qui pourrait tout changer :
Ce ne serait pas l’origine de l’univers (7)

Selon l’auteur, Aurélien Barrau, professeur à l’Université Joseph Fourier, membre de l’Institut universitaire de France, c’est une idée qui fait son chemin. Ce n’est pas une certitude mais elle est confortée par « un faisceau d’indices » qui tend à démontrer que « le Big Bang n’est pas l’origine de l’Univers [notre Cosmos physique fini] mais que celui-ci serait éternel ». Il se serait déjà produit un nombre infini de fois dans le passé et il se recommencerait cycliquement en rebondissant sur lui-même. Bref, il s’agirait précisément de la théorie qui est développée — celle-ci avec certitude — ici même, sous le titre :

Le Grand Rebond ou l’Eternel Retour (17)
essai d’épistémologie et modèle philosophique de cosmogénèse
Par Richard Sünder

Rappelons que le Pr Robert Vallée, ancien maître de conférences à l’Ecole polytechnique (Paris), puis Professeur à l’Université de Besançon, m’a confirmé « l’intérêt de votre entité Zéro-Infini » [votre, c’est-à-dire la mienne], à savoir l’Arithmétique thermodynamique, qui est le point de départ de la cosmogénèse de mon modèle.

Ceci, après que le professeur eut vérifié et confirmé la validité de la solution rigoureuse des équations d’Einstein pour le premier instant du Temps physique de notre Cosmos physique par l’Américain Howard Robertson et le Britannique Arthur Walker. Deux physiciens qui, sans se connaître, l’ont découverte, chacun de son côté, en 1935 (voir Jean Charon dans Vingt-cinq siècles de cosmologie, Livre de poche, La Connaissance de l’Univers, Le Seuil, et Jean-Pierre Luminet dans Géométries de la variété univers, Groupe d’astrophysique relativiste, Observatoire de Paris, section de Meudon). Les précédents papiers, qui ont ce même titre, sont de larges extraits du texte présent qui est le seul complet, corrigé et mis à jour. Ce texte, d’une quarantaine de pages, a été publié sur le site californien Academia.edu, qui accepte les travaux non universitaires de chercheurs indépendants comme moi-même. Ce même texte, publié par fragments sur le site de pansémiotique (www.pansemiotique.com) en 2014, a été mis en ligne sur ce site du 14 au 18 mai 2015.

Les cosmologistes se croient les seuls capables d’éclairer l’origine de notre Cosmos physique qui est actuellement fini. Stephen Hawking a cependant montré que, faute de thermodynamique, les cosmologies ne sont que des systèmes d’équations inertes, sans aucun feu pour les mettre en mouvement. Le présent essai démontre que l’origine de notre Cosmos physique relève exclusivement de la métaphysique, c’est-à-dire du couple Zéro-Infini, qui est la solution du Théorème d’incomplétude de Kurt Gödel. « Je vous confirme l’intérêt de votre entité Zéro-Infini » m’a écrit le Pr Robert Vallée, après avoir vérifié et validé les travaux de Howard Robertson et d’Arthur Walker, signalés par Jean Charon et par Jean-Pierre Luminet. A savoir que le point mathématique de volume spatial nul mais de densité et de température infinies, était bien l’énergie infinie. Afin de tout comprendre, j’avais fondé mon modèle sur l’Infini vide (densité zéro), qui, par non-essence et définition, est l’inertie infinie. Il me manquait le contraire dialectique de l’Infini vide, qui ne pouvait être que l’Infini plein, de densité évidemment infinie. Lequel était nécessairement contenu dans un volume spatial nul, mais de densité et de température infinies, que je baptisai aussitôt… Zéro. J’avais l’Infini vide… Ne manquait que son contraire absolu : le Zéro plein ! L’Arithmétique — donc le couple Zéro-Infini — est la Thermodynamique absolue : température infinie en Zéro et température zéro (absolument nulle) en l’Infini. Elle met donc en mouvement le Modèle géométrique de l’Arithmétique — qui est la Thermodynamique — parce qu’elle est, simultanément, le feu absolu et la glaciation, donc la cristallisation, absolue.

Intérêts de recherches :
Philosophie
, Métaphysique, Physique, Cosmologie, Cosmogénèse, Thermodynamique, Epistémologie, Histoire des Sciences, Stephen Hawking, Roger Penrose, Jean-Pierre Luminet, Jean-Paul Sartre, Être et Néant, Robert Vallée, « entité Zéro-Infini », Syntaxe, Sujet-Objet

Résumé (abstract) :
Stephen Hawking constate que les cosmologies sont des systèmes d’équations dépourvus de toute dynamique. Ce sont des photographies mais ce n’est pas un film. « Qu’est-ce donc qui met le feu aux équations pour qu’elles produisent un monde ? » demande-t-il. Réponse : Rien ! Absolument rien ! Il faut alors recourir au « Créateur »… ! Dieu ! Ce qui ne résout rien car se pose alors la question sans solution : « Et le Créateur ou Dieu, qui l’a créé, lui ? » ! Conclusion : les cosmologistes sont dans l’impasse. Le problème qu’ils cherchent à résoudre est sans solution !

Jean-Pierre Changeux, professeur de neurophysiologie au Collège de France, constate que la conscience émerge du système cérébral, le cerveau ou, plus exactement, l’encéphale, comme l’iceberg émerge de l’océan, ce qui ne définit strictement en rien ce qu’est la conscience et son extension, l’esprit. La conscience et l’esprit n’ont donc « aucune existence physique » (Littré). Ce sont de « pures constructions de l’esprit » (Robert) qui relèvent par conséquent de la « mythologie » (Robert), donc de la Métaphysique (Sünder), puisque la mythologie, produit de l’esprit, n’a aucune existence physique.

Paradigme des paradoxes : pour récuser la Métaphysique, les scientifiques sont contraints d’utiliser la pensée, produit métaphysique de l’encéphale ! Auteur du Modèle géométrique de l’Arithmétique Thermodynamique, j’ai démontré que la genèse de notre Cosmos physique fini relève bel et bien de la Métaphysique, que les cosmologistes sont mal armés, et même sans aucune arme, pour la résoudre. Seul le métaphysicien est armé pour y parvenir ! Et, comme on va le voir, j’ai résolu l’énigme métaphysique de l’origine non pas de « l’Univers »… mais du Cosmos physique fini qui se compose de trois univers indissociables, Univers, Anti-univers et Tiers-univers et fait bien évidemment l’économie du Big Bang, qui n’a pas encore eu lieu !

Aboli bibelot d’inanité sonore (Mallarmé). Rien que ça.

LE GRAND REBOND

OU

L’ETERNEL RETOUR (17)

essai d’épistémologie

et modèle philosophique de cosmogénèse

Par Richard Sünder

 Dans un ouvrage (à paraître, je suis en quête d’un éditeur) Le Grand Rebond ou l’Eternel Retour, j’expose le Modèle Géométrique de l’Arithmétique Thermodynamique (sigle MGAT), que j’ai bâti entre la mi-décembre 1971 et décembre 1974 puis repris en 1978 pour achever de quantifier le modèle. Modèle déjà exposé dans deux ouvrages intitulés Avant le Big Bang [1] chez Montorgueil en 1992 et chez Quintessence en 2005, dans une version plus courte et plus concise que celle de Montorgueil 1992. Ceci afin de répondre aux Frères Bogdanov qui avaient repris mon titre et ma thèse selon laquelle l’origine de notre Cosmos est l’ensemble infini des nombres.

les Bogdanov fabriquent l’infinité des nombres
et inventent le Big Bang… froid !

Les Bogdanov ne parlaient évidemment pas de l’Arithmétique et pas davantage de l’Arithmétique thermodynamique de mon modèle.Ils prétendaient avoir fabriqué eux-mêmes (sic) l’infinité des nombres au moyen de la théorie des ensembles — ce qui aurait exigé, de Zéro à l’Infini, le temps physique… infini ! Leur travail ne serait donc pas terminé ! Et pas près de l’être [2] ! En outre ils parlaient d’un « Big Bang… froid », ce qui vaut son pesant de moutarde ! Et forte de Dijon !

Je ne prétendais rien de tel. Je m’étais contenté d’utiliser la solution rigoureuse des équations d’Einstein, ignorée des Bogdanov, mais découverte, en 1935, par deux physiciens, l’Américain Howard Robertson et le Britannique Arthur Walker. Ils ne se connaissaient pas, mais ils avaient découvert en même temps, chacun de son côté, le point mathématique de volume spatial zéro, donc nul, mais de densité et de température infinies ! Lequel contenait nécessairement l’infinité des nombres de l’Arithmétique. En outre j’en avais tiré les conclusions logiques que la densité infinie d’un point de volume spatial nul imposait.

principe phallique du Père éternel,
principe matriciel de la Mère éternelle,
le contraire absolu du Néant est l’Être

Le cycle est de trois phases, chacune de 12 milliards d’années

A savoir qu’il contenait nécessairement Tout ! Soucieux de tout comprendre — ce qui est considéré par les psychiatres comme une psychose schizophrénique — j’avais fondé mon modèle sur l’Infini — l’une des deux extrémités sans fin ni confins de l’Arithmétique. Sans aucun recours à toute autre théorie, comme celle de l’atome primitif, qui supposait, au moyen d’un artifice imaginaire et fantasmatique, que le Cosmos physique fini était déjà créé ! Bien que les psychiatres n’aient pas porté de diagnostic sur les cosmologistes, comme s’ils craignaient d’être diagnostiqués « d’ignares » par les mathématiciens ! Ce qui, en ce qui me concerne, avait été diagnostiqué par mon professeur de mathématique du lycée Pasteur, à Neuilly. Bien évidemment, ayant découvert ce point mathématique de volume spatial nul mais de densité et de température infinies, je l’avais aussitôt nommé Zéro ! Ce que la logique imposait puisque le Zéro plein — densité infinie — est le contrepoint dialectique de l’Infini vide qui est le volume spatial infini mais de densité zéro et de température infiniment glaciaire, donc cristallisé ! C’est le futur miroir de l’Anti-univers qui clôturera hermétiquement le Cosmos, le réfléchissant cependant à l’infini optique, comme la Vierge-mère cosmique incarnée dans la physique au cours de la dernière phase du cycle cosmique.

Les schémas sont à venir

L’Arithmétique métaphysique : le couple Zéro-Infini

Schéma 0 et ∞

Le couple métaphysique de l’onto-néantologie :
l’Arithmétique thermodynamique ou la solution de la quadrature du cercle

(voir l’explication au schéma 25, p. 27).

le contraire absolu du néant étant l’Être,
je venais de mettre la main sur l’Être absolu

Restait, longtemps auparavant (quelque 12 milliards d’années !), à articuler logiquement — et conformément à la logique thermodynamique du modèle — le couple Zéro-Infini. Le Zéro est le point mathématique de volume spatial nul, donc zéro, mais de densité et de température infinies. Il constituait donc — au sens plein et rigoureux du terme — la constitution même de l’énergie (ou de la matière primordiale) infinie. Mais, sous pression infinie dans le non-espace ou l’anti-espace de volume nul, le Zéro ne pouvait que fuser, tous azimuts, à vitesse infinie et se vider et s’inverser instantanément en l’Infini aussi absolument vide — principe matriciel absolu et matrice de la Mère éternelle — que le Zéro — principe phallique et phallus du Père éternel — qui était absolument plein ! Le Zéro se vidait donc en s’inversant, à vitesse infinie, donc instantanément, en… l’inertie infinie du Néant.

Le contraire absolu du Néant est l’Être… Je venais donc de mettre la main sur… l’Être absolu puisque le Zéro était constitué par l’énergie infinie, donc absolue ! Le modèle de l’Arithmétique avait donc bel et bien sa constitution, du Zéro plein à l’Infini vide. Le plan de l’architecture de l’Arithmétique était imposé par la logique de la Thermodynamique du Zéro à l’Infini. Le Zéro était le Temps métaphysique infini sans espace tandis que l’Infini était l’Espace métaphysique infini sans temps. Le balancement dialectique ou la Relativité absolue du Zéro plein à l’Infini vide et retour était donc absolu ! Il faut ici rappeler que les cosmologistes choisissent eux-mêmes les paramètres de leurs cosmologies, en fonction de leurs préjugés ! C’est ce qu’on appelle « l’objectivité scientifique » ! Ceux du Modèle géométrique de l’Arithmétique sont imposés par la logique de la Thermodynamique !

la dialectique du Zéro et de l’Infini
inscrite dans le livret de Parzival
l’opéra de Wagner

Phénomène d’autant plus stupéfiant que cette inversion dialectique du Zéro à l’Infini et retour était inscrite dans le livret même de Parzival, l’opéra de Wagner et qu’elle remontait donc au Moyen-Age et à Chrétien de Troyes (1135-1183), auteur de Perceval ou le conte du Graal !

En tout cas, elle remontait bel et bien au livret de l’opéra de Wagner, tiré du Roman de la Table ronde de Wolfram von Eschenbach (né entre 1160 et 1180 et mort après 1220). Dans cet opéra, Gurnemanz, montrant à Parzival le Temple hexagonal du Graal lui dit : « Du siehst, mein Sohn, zum Raum wird hier die Zeit ! » (Tu vois, mon fils, ici le Temps devient espace !). « Comment, Diable — me demandai-je alors — Wolfram von Eschenbach pouvait-il avoir connaissance de la capacité du Temps métaphysique à se convertir en Espace métaphysique et de l’Espace métaphysique à se convertir en Espace-Temps physique, quelque sept cents ans — plus de sept siècles ! — avant que Robertson et Walker ne découvrent, séparément, la solution rigoureuse des équations d’Einstein sous forme de ce point mathématique de volume spatial zéro, donc nul, mais de densité et de température infinies que je devais baptiser Zéro ! Eh oui, puisque c’était la première des deux extrémités sans fin ni confins de l’Arithmétique thermodynamique que je venais de découvrir dans un ouvrage de Jean Charon, en même temps que l’Être absolu corollaire dialectique opposé du Néant absolu !

Dans Le Mythe de Sisyphe, Albert Camus affirme que la question la plus pressante est de savoir si la vie vaut ou non la peine d’être vécue. « Qu’est-ce alors — demande-t-il — qui fait que la vie vaut ou non la peine d’être vécue ? » J’avais la réponse ! C’est, d’évidence, le fait qu’elle ait un sens ou qu’elle n’en ait pas — ou plus. On se suicide, en effet, parce qu’on s’aperçoit, un beau jour ou, de préférence, un jour de pluie ou de brume, tout horizon bouché, que la vie n’a soudain plus de sens. Comme dans Quai des brumes, le film de Marcel Carné. C’est d’ailleurs là la cause véritable et fondamentale de toutes les névroses et de toutes les dépressions nerveuses. Si l’esprit n’a plus de raison de vivre, l’énergie s’effondre, c’est la dépression, et le sujet n’est plus qu’inertie. L’enchaînement des événements est d’une logique implacable. C’est que, le cerveau — plus exactement l’encéphale — étant un système logique, hormis peut-être chez les insensés — encore que leur folie, produit de leur cerveau, soit aussi un système logique et la Logique, par la prise de conscience, peut la guérir —, personne ne s’intéresse vraiment à ce qui n’a pas de sens, même s’il s’agit de sa propre vie.

le but, qui est un projet,
implique le sens, qui est un trajet,
qui donne au sujet son objet

L’espoir fait vivre, dit-on. C’est vrai : l’espoir fait vivre parce qu’il est lié à un but, qui donne un sens à l’existence, vers lequel on tend et qu’on espère atteindre. Sans ce but, il ne reste que le désespoir qui est une bonne raison de mourir et sans doute même la seule. Le but, qui est un projet, implique le sens, qui est un trajet, et par là même donne au sujet son objet. Mais le sens n’existe que s’il y a une logique qui relie le sujet à son objet. La Logique implique donc le langage. Sans langage, il n’y aurait pas de logique. Et, sans logique, il n’y aurait pas de langage. Se pose même la question de savoir si, sans logique, donc sans langage (logos en grec signifie parole, donc langage, et a donné logique parce que langage et logique sont indissociables), il pourrait exister quoi que ce fût. Car, alors, il ne pourrait pas y avoir de plan logique — donc de constitution et de plan de l’architecte — de quoi que ce soit. Aucun objet logique, qu’il s’agisse du Cosmos, d’une onde, d’une particule, d’une bactérie, d’une molécule, d’une macromolécule, d’un chromosome, d’un fœtus, d’un homme ou d’une femme n’aurait pu voir le jour. Faute d’être constitué !

Auteur du Modèle Géométrique de l’Arithmétique Thermodynamique — sigle MGAT — j’observe, en outre, que l’esprit même n’a pas d’existence physique. Personne n’a jamais vu l’esprit ni la conscience. Personne ne peut exactement dire ni définir précisément ce que c’est.Le professeur de neurophysiologie du Collège de France, Jean-Pierre Changeux, a beau nous dire que « la conscience émerge du système de régulations de l’encéphale » [3], cela ne définit strictement en rien ce qu’est la conscience ni ce qu’est l’esprit. Or, aussi longtemps qu’ils demeurent indéfinis, en tant qu’objets physiques, voire métaphysiques, l’esprit et la conscience n’ont aucune existence physique. Ce sont donc aussi des mythes, de la mythologie, bref de la pure métaphysique.

Nous n’utilisons donc, pour penser, que des mythes puisque les mathématiques ne sont elles-mêmes que de la mythologie — on va le voir. Le paradoxe est alors que les scientifiques utilisent précisément leur esprit, donc un mythe qui relève de la mythologie, qui est de la métaphysique, pour nier l’existence de la… Métaphysique. Ce faisant, par le seul fait de penser, ils affirment, ipso facto, l’existence — certes insaisissable et indéfinissable — de la Métaphysique au sein même de la physique. L’esprit fait évidemment bel et bien partie de notre réalité physique et, même pour nier son existence, on est paradoxalement obligé de l’utiliser ! Ce qui revient à… démontrer son existence — métaphysique bien sûr — au sein même de la physique !

Si, comme le soutiennent de nombreux physiciens, « la mythologie n’ayant aucune existence physique, la question de l’origine de notre Cosmos — étant mythologique, donc métaphysique — n’a aucun sens et ne sera jamais résolue », comment peuvent-ils alors expliquer que l’une des premières choses qu’on enseigne aux tout petits enfants, et qu’ils utilisent eux-mêmes dans leur science, soit précisément l’Arithmétique, qui n’est rien que de la mythologie, donc de la métaphysique ? N’est-ce pas là l’évidence, que dis-je, la preuve qu’il y a un lien étroit, intime, essentiel et filial entre la mythologie métaphysique et la réalité physique de notre Cosmos physique fini ?

découvrir la température de l’Arithmétique
est la question essentielle de la philosophie :
c’est découvrir le sens du supplice de Sisyphe

« Quelle est la température de l’Arithmétique ? » ou encore « Quelle est la vitesse de la Logique ? ». Ce sont là, du point de vue terrestre d’un Cosmos physique fini, des questions apparemment absurdes par excellence. Y répondre, c’est donc répondre à la question de l’absurdité. Et du même coup à la question du sens : le supplice de l’existence — car tout le monde est Sisyphe — a-t-il un sens ou n’est-il qu’absurde ? Découvrir la température de l’Arithmétique — sans recourir au thermomètre du DKnock — ou la vitesse de la Logique revient alors à découvrir le sens de l’Absurde et, par conséquent, le sens même du Monde et de l’homme que ce Monde, le Cosmos physique, a produit. C’est donc bien là la question essentielle et fondamentale de la philosophie car cela revient à trouver le sens du supplice de Sisyphe.

« Le reste, comme écrivait Camus, si le Monde a trois dimensions, si l’esprit a neuf ou douze catégories, vient ensuite. Ce sont des jeux ; il faut d’abord répondre. »

Dans son ouvrage, Une Brève Histoire du Temps (Flammarion 1989), Stephen Hawking, le physicien infirme qui parle au moyen d’un synthétiseur vocal, constate que les gens qui sont censés répondre à la question « pourquoi le Monde et nous existons ? », les philosophes, ont abandonné question et réponse aux scientifiques. Pourquoi ? Parce que la Mathématique utilisée par les cosmologistes est devenue trop complexe pour être comprise par tout le monde, en particulier par les philosophes. Selon lui, « le seul goût qui reste au philosophe, c’est l’analyse de la langue. Quelle déchéance depuis la grande tradition philosophique d’Aristote à Kant ! »

« Cependant, poursuit-il, si nous découvrons une théorie complète, elle devrait un jour être compréhensible dans ses grandes lignes par tout le monde, et non par une poignée de scientifiques. Alors, nous tous, philosophes, scientifiques et même gens de la rue, serons capables de prendre part à la discussion sur la question de savoir pourquoi l’univers et nous existons. Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine — à ce moment nous connaîtrons la pensée de Dieu. » Stephen Hawking ne semble pas voir qu’« une théorie complète » — mathématique ou littéraire — répondra nécessairement à « la question de savoir pourquoi l’univers et nous existons ». Il n’y aura donc aucune discussion sur cette question !

« Sünder, zéro ! à votre place ! »
m’assignant à la place du Zéro
mon « prof de maths » me met en quête de l’absolu

Reste, en attendant, qu’on ne saurait dire plus clairement que, dans le Monde moderne, seuls, et de droit et de compétence, les savants philosophent quand les philosophes ne s’avancent plus… à propos du sens du Cosmos physique fini, s’il en a un — abandonnant question et réponse aux scientifiques. Il me faut donc préciser ce qui a déterminé le sens de mon existence, à l’âge de treize ans — j’en ai eu soixante-dix huit le 19 juin 2014, et non soixante-dix neuf comme l’a écrit mon fournisseur d’oreillettes auditives —, à savoir la névrose et la dépression que me causait la classe de mathématiques de deux heures du vendredi après-midi, au deuxième étage de l’aile gauche du lycée Pasteur, rue Perronet, à Neuilly. Constatant que j’étais incapable de résoudre une équation du second degré, le professeur avait conclu :

 « Sünder, zéro ! A votre place ! »

M’assignant à la place du Zéro — l’une des deux extrémités, sans fin ni confins — de l’Arithmétique élémentaire, en me faisant rêver de Métaphysique, scrutant de mes yeux bleus le ciel bleu, comme pour m’y fondre, en quête de l’Infini, de l’Absolu ! Bref, d’une Mathématique simple et limpide comme une musique et comme l’infinie clarté du ciel et de tous les faits qui peuvent s’y produire.

Les physiciens soutiennent que les lois de la physique ne s’appliquent plus « avant le Big Bang », c’est-à-dire au moment même, puisque tout, alors, est simultané, de l’apparition du Cosmos physique fini, notre Monde. Ils omettent simplement de préciser qu’il s’agit du premier instant du temps physique, comme s’il n’y avait pas d’autre temps que physique ! Mais, comme je l’ai démontré, le premier instant du temps physique coïncide nécessairement avec le dernier instant du temps métaphysique du couple Zéro-Infini… qui est simultanément infini et… nul !

Forcément, dans le Zéro de l’Arithmétique élémentaire, l’ensemble infini des nombres sont tous condensés en un seul zéro. C’est-à-dire en un seul point mathématique de non-espace ou d’anti-espace — de volume spatial zéro donc nul —, mais… de densité et de température infinies ! Alors, simultanément, dans le Zéro de l’Arithmétique élémentaire, la pression est infinie alors que le volume spatial est zéro, donc nul. Il faut bien que l’énergie infinie du Zéro passe quelque part ! Elle ne peut que fuser, tous azimuts, à vitesse infinie, et se vider instantanément en l’Infini vide néantiel métaphysique — qui est le contraire absolu du Zéro — aussitôt né en ciel physique du Cosmos fini ! Si le Zéro plein (densité infinie et volume spatial zéro) est le principe phallique absolu, l’Infini vide (densité zéro mais volume spatial infini) est le principe matriciel absolu. A savoir, volume spatial infini, densité zéro, température infiniment glaciaire (absolument nulle), donc cristallisée ! Et non moins instantanément apparaît le Cosmos physique fini.

Conclusion : il est alors évident que les physiciens, qui font de la cosmologie, n’expliqueront jamais le Cosmos physique où nous sommes puisque, comme Wittgenstein, ils excluent absolument la Métaphysique. Or seul le métaphysicien est capable d’expliquer le Monde et de valider les ultimes propositions de la physique qui sont aussi les propositions primordiales. Sous réserve qu’il démontre que les lois de la Métaphysique sont les lois mêmes dont procèdent celles de la physique.

« aucun système logique ne peut s’expliquer
intégralement lui-même » ce que démontre, depuis 1931,
le Théorème d’incomplétude du grand Kurt Gödel

Lorsque j’ai soumis la première version de mon modèle, publiée en 1992, elle a été refusée par Gallimard (lettre de Pierre Nora) parce que les lecteurs « quoique saisis par l’originalité assez stupéfiante [de mon manuscrit], mais aussi vite dépassés par son discours cosmogonique, impressionnant de culture scientifique et parfois d’humour », ne pouvaient se prononcer sur les bases scientifiques qui faisaient son originalité. Il me fut conseillé de « chercher un éditeur moins classique que Gallimard. »

Ce refus me chagrinait fort, parce que je pensais que seuls les lecteurs de Gallimard pouvaient s’intéresser à mon livre et le comprendre. Je ne m’étais pas trompé. Le refus tenait donc au fait que j’avais laissé supposer que mon ouvrage était de nature scientifique. Il se heurtait alors à la pensée unique de l’idéologie scientifique dominante. En dépit du fait que « aucun système logique ne peut s’expliquer intégralement lui-même », comme l’a démontré, en 1931, le Théorème d’incomplétude du grand Kurt Gödel ! A l’évidence le système logique physique et fini que constitue le Cosmos, notre Monde, ne peut pas s’expliquer par lui-même. S’il le pouvait, c’est qu’il serait lui-même la cause parthénogénétique de son apparition (sans fécondation par le mâle). Mais ce n’est pas possible, d’une part, parce que la logique de Gödel démontre que tout instrument mathématique — du plus élémentaire, comme l’Arithmétique élémentaire, au plus complexe — se développe logiquement, en résolvant toutes ses contradictions jusqu’à son ultime proposition qu’il est incapable de résoudre par lui-même.

Il faut alors emboîter l’Arithmétique élémentaire dans un instrument plus englobant et plus puissant, l’Arithmétique transfinie de Cantor, qui résout cette ultime proposition et qui va se développer elle-même logiquement jusqu’à son ultime proposition, qu’elle sera, à son tour, incapable de valider par elle-même, et ainsi de suite à… l’infini !

Mais, à l’infini… il n’y a plus que le Zéro et… l’Infini !

C’est-à-dire l’Arithmétique élémentaire, donc la Métaphysique !

Heidegger voulait abolir la métaphysique
pour promouvoir « le berger de l’être »
qu’il voyait en… Adolf Hitler !

Le Zéro se versant, s’inversant et se vidant en l’Infini et retour à la fin du cycle, en passant par le Cosmos physique fini ! Des esprits certes scientifiques mais verrouillés sans torsion — donc sans la finesse du ruban de Möbius qui est sophiste — ont cru pouvoir en conclure que la Logique ne pourrait donc jamais être démontrée par la Mathématique. Or ce qu’il y a, avant que la physique finie de notre Cosmos n’apparaisse, est, par essence et définition, au-delà et en deçà de la physique. Ce qui est au-delà et en deçà de la physique, c’est précisément la Métaphysique (et son corollaire : l’infraphysique). La question de l’origine du Cosmos physique fini relève donc nécessairement de la Métaphysique, qui est une branche, aujourd’hui négligée, de la philosophie.

On a même, en France, fini par l’ôter du programme des études philosophiques ! Non pas pour faire plaisir à feu Heidegger qui voulait anéantir la Métaphysique pour promouvoir le « berger de l’être » qu’il voyait en Adolf Hitler, qui était certes végétarien, mais, tout récemment, en 2013 sauf erreur. Sous prétexte qu’elle ne servait à rien, pas même aux aryens ni aux végétariens, que c’était une perte de temps puisque aucune hypothèse métaphysique, telle que l’Être suprême, l’Absolu — ou encore Dieu, Iahvé, Allah, Mazda, Zarathoustra, Isis et Osiris, Vichnou, Kali, Bouddha, Quetzalcoatl, Odin ou Wotan, etc. — ne pouvait faire l’objet d’une expérience scientifique ! Ce qui est fort de café et vaut son pesant de moutarde ! De la même manière que ce qu’il y avait « avant le Big Bang » — dont on va voir qu’il n’a pas encore eu lieu !  — ne relève en aucun cas de la science.

L’esprit et la conscience, faut-il le rappeler, n’ont pas d’existence physique. Personne n’a jamais vu l’esprit ni la conscience. Personne ne peut exactement dire ni définir précisément ce que c’est. Que Jean-Pierre Changeux constate que la conscience émerge du système de régulations de l’encéphale [4], cela ne définit strictement en rien — répétons-le — ce qu’est la conscience ni ce qu’est l’esprit. […] Ce sont donc aussi des mythes, de la mythologie, donc de la pure métaphysique. Nous n’utilisons donc, pour penser […] que des mythes puisque les mathématiques ne sont elles-mêmes que de la mythologie. Ce qui nous permet de prendre l’autorité suprême en matière de neurophysiologie en pleine contradiction ! Contradiction qu’elle enseigne au Collège de France ! Sans que personne, hormis moi-même, à ma connaissance, ne la relève.

Eh oui, le paradoxe est alors que les scientifiques utilisent précisément leur esprit, qui est de la métaphysique, pour nier l’existence de la Métaphysique. Ce faisant, par le seul fait de penser, ils affirment, ipso facto, l’existence — certes insaisissable et indéfinissable — de la Métaphysique au sein même de la physique ! Logique élémentaire — que dis-je, à faire tomber les écailles des yeux — qui a totalement échappé à Jean-Pierre Changeux qui n’a pas changé d’yeux ni de dieu ni la bourde de Bourdieu : l’objectivité absolue ! Exclusive de toute subjectivité !

L’esprit fait pourtant bel et bien partie de notre réalité physique et, même pour nier son existence, on est paradoxalement obligé de l’utiliser ! Ce qui revient à… démontrer son existence — métaphysique bien sûr — au sein même de la physique ! Si donc, comme le soutiennent de nombreux physiciens, la mythologie n’ayant aucune existence physique, la question de l’origine de notre Cosmos — étant mythologique donc métaphysique — n’a aucun sens et ne sera jamais résolue, pourquoi utilisent-ils eux-mêmes, dans leur science, l’Arithmétique, qui n’est rien que de la métaphysique ? C’est bien là la preuve qu’il y a un lien étroit, intime, essentiel, fondamental et même filial entre la métaphysique et la réalité physique de notre Cosmos fini !

le professeur Robert Vallée m’objecte
la « Théorie du vide quantique »
mais reconnaît qu’elle est incohérente

Car, si les mathématiques, qui relèvent de la mythologie — elles sont la mythologie, définie par Littré et Robert (et les experts de leurs dictionnaires), donc de la métaphysique — décrivent — en partie, sinon en totalité — le Cosmos physique fini où nous sommes, c’est, d’évidence, qu’il existe une adéquation essentielle et néantielle (l’Arithmétique infinie, n’ayant pas d’existence physique, est le Néant bien que, on va le voir, elle ne soit pas que cela) et fondamentale entre la physique et la métaphysique. Adéquation d’autant plus évidente que, comme par hasard mais sûrement aussi par née cécité, les deux thèses absolument contradictoires que la physique contemporaine nous propose comme origines possibles de notre Monde sont précisément le Zéro plein et l’Infini vide — ou le “ Vide quantique ” ce qui n’est pas la même chose.

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C’est-à-dire le déterminisme absolu et l’indéterminisme absolu !

 

Le Zéro est le principe phallique et la « réalité métaphysique absolue » du Père éternel et du Fils. Le fils est celui qu’on nomme le « Christ », encore faut-il le définir. Les premiers chrétiens, plus subtils que les derniers, le nommaient Lucifer : celui qui s’est emparé logiquement de la puissance divine du Père, pour l’embarquer au sein même de l’Eden, ce qui implique que tout être et tout homme soit un fragment satané de Lucifer. Le Zéro — on l’a vu — est le point mathématique, de volume spatial nul mais de densité et de température infinies. C’est donc logiquement la matière ou l’énergie primordiales infinies. C’est, par conséquent, dans le Zéro, que notre Cosmos et tout ce qu’il contient étaient condensés à l’infini avant d’apparaître (avant en italiques parce que tous ces événements sont simultanés). Eh oui, la Logique, lorsqu’elle atteint la vitesse infinie, tout est simultané ! Le Zéro, solution rigoureuse des équations d’Einstein, pour le premier instant du temps physique est ce qu’on appelle, en physique, une singularité, c’est-à-dire un événement non scientifique puisque métaphysique, non observable avec des moyens humains et non reproductible, donc… singulier. En 1960, les physiciens Roger Penrose et Stephen Hawking ont démontré que « le Big Bang du modèle standard avait été nécessairement précédé de la singularité du Zéro ». Certes ! mais sûrement pas d’un atome primitif de 1500 années-lumière de rayon ou de diamètre qui serait déjà le Cosmos physique fini ! Sous forme embryonnaire…

 

Quant à la seconde thèse, le Vide quantique, elle a été proposée à partir des années quatre-vingts par Ilya Prigogine et, quelque dix ans plus tard, par Stephen Hawking lui-même. Lequel, abandonnant la thèse du Big Bang, avait changé son fusil d’épaule. Le Vide quantique devrait nécessairement être l’Infini absolument vide — contraire absolu du Zéro infiniment plein, puisque celui-ci est de densité infinie. Eh oui, si le Vide quantique n’était pas vide à l’infini, cela ne nous laisserait pas impavides… car il y aurait déjà de l’espace-temps physique quelque part. Le Vide quantique ne serait donc ni vide ni infini. Reste que le plus stupéfiant est que personne ne semble s’être aperçu que le Zéro et l’Infini sont très précisément les deux extrémités d’un langage, qui est le plus infiniment simple des langages… Certes, mais c’est le seul qui soit infini, donc absolu, qu’on le prenne par l’une ou par l’autre de ses extrémités, qui se versent l’une en l’autre : l’Arithmétique ! Le Zéro est le premier nombre de l’Arithmétique, l’Infini en est le dernier. Il est donc clair que les deux seules thèses que la physique contemporaine ait découvertes comme origines possibles de notre Cosmos physique fini sont l’Arithmétique, c’est-à-dire un objet mythologique, donc métaphysique ou, plus exactement, l’Objet métaphysique par excellence.

 

Après avoir vérifié et validé « mon entité du couple Zéro-Infini », le Pr Robert Vallée n’avait pas manqué de m’objecter le Vide quantique. « Quid du Vide quantique pas si vide que ça ? » m’avait-il écrit. A quoi je lui avais répondu que, « si le Vide quantique était l’objet de fluctuations aléatoires, qui, par une amplification soudaine mais inexplicable — donc sans cause —, pouvait produire des particules toutes faites pour créer un Cosmos physique fini, le Vide quantique était, avant tout, par non-essence et définition, le hasard ou l’indéterminisme absolu. De ce seul fait, il ne pouvait cesser d’être indéterministe pour devenir déterministe qu’au bout du temps métaphysique infini, qui n’a pas de bout, puisqu’il est infini, c’est-à-dire… jamais ! et, à supposer que ce fût possible, bien que ça ne le soit pas, il ne pourrait produire qu’un Cosmos absolument indéterministe, excluant absolument tout événement déterministe, à commencer par sa propre apparition ! » Le Pr Robert Vallée avait admis la logique évidente de ma réponse et, du même coup, l’incohérence de la thèse du Vide quantique.

 

A ma place, celle du zéro,

je rêve de métaphysique et d’une mathématique

simple et limpide comme une musique

 

Voici qui établit donc un lien indiscutable entre la Mythologie, la Métaphysique et la Physique. Mais ce lien existait bien avant 1935, puisqu’il y avait déjà belle lurette — depuis Louis XI, né en 1423, roi de France (de 1461 à sa mort 1483), créateur de la Poste aux chevaux — comme celle des Chevaliers teutoniques — et lié à la Banque des Médicis qui lui rendit service et fut autorisée à ajouter trois fleurs de lys à son blason — que des hommes signaient des billets à ordre à la banque, comptaient les zéros et que, des lustres plus tard, les enfants apprenaient l’Arithmétique, dès le berceau, à l’aide d’un boulier. Le langage que je vais donc employer pour développer la thèse mythologique et métaphysique que je propose — depuis 1978, soit depuis trente-six ans (36) en 2014 — comme origine de notre Cosmos physique fini est donc l’Arithmétique élémentaire. Laquelle, étant la Mythologie absolue, est le seul langage qui convienne pour traiter de la question mythologique et métaphysique de l’origine de notre Cosmos physique fini.

 

Quel est donc le problème qu’il fallait résoudre et qui serait, paraît-il, insoluble : on se heurte alors, en effet, au « mur réputé infranchissable de Planck ». Sans même se demander s’il était nécessaire de le franchir — et ce n’était aucunement nécessaire ! — pour découvrir l’origine de notre Cosmos physique fini. La solution consiste tout simplement à développer le modèle métaphysique mais logique de la géométrie de l’Arithmétique. Ceux qui ont eu l’idée de m’emprunter mon titre et ma thèse (à la sauce Théorie des ensembles) n’ont pas eu celle de géométriser leur travail. Alors que la géométrie de l’Arithmétique thermodynamique avait résolu le problème — depuis trente-six ans !

 

« Nul n’entre ici, s’il n’est géomètre », avait fait inscrire Platon au fronton de l’Académie. Il en va de même pour quiconque veut comprendre l’origine du Cosmos physique fini, qui n’est que nombres et géométrie : la Métaphysique quantique absolue.

 

 

Schéma 2

L’incarnation physique de l’Arithmétique métaphysique

 

M’assignant au dernier banc, au fond de la classe — ban… (b a n sans C), censé signifier banni de la vue que j’avais choisi dans le vain espoir d’y passer inaperçu, — à la place du Zéro — l’une des deux extrémités, sans fin ni confins, de l’Arithmétique élémentaire —, le professeur de mathématiques venait, à mon insu comme au sien et à celui de toute la classe, de déterminer le sens de ma vie. J’avais alors treize ans. « A ma place, celle du Zéro, je rêvais de Métaphysique, les yeux fixés sur la fenêtre ensoleillée, en quête, dans le ciel bleu, de l’Infini, de l’Absolu ! Bref, d’une Mathématique simple et limpide comme une musique et comme l’infinie clarté du ciel et de tous les faits qui peuvent s’y produire. C’est moi qui ai nommé le point mathématique, de volume spatial nul mais de densité et de température infinies de Robertson et de Walker, Zéro. »

 

 

 

le sujet et l’objet sont les fondements indissociables
de la syntaxe qui est le ceint axe qui gouverne

le Cosmos absolument clos au sein duquel tout tourne

 

Boris Sirbey, docteur en philosophie, écrit, dans la préface qu’il a faite à mon ouvrage Le Grand Rebond ou l’Eternel Retour : « Ce qui nous entoure, en effet, ce n’est pas de la “matière”, entendue comme principe totalement étranger à la conscience, mais de la pensée. Les quarks, les étoiles, le cerveau humain sont des pensées, et c’est justement pour cela qu’ils sont connaissables. Une telle identité est au-delà — ou en deçà — de toute dichotomie philosophique, y compris celle entre idéalisme et réalisme, ou même entre sujet et objet. Si l’objet était réellement indépendant de nous, cela signifierait que nous sommes incapables de lire en lui l’activité de l’Entendement. Or cela reviendrait ni plus ni moins à dire qu’il est impossible d’avoir sur lui la moindre information, puisque ce qui fait qu’une chose est connaissable, c’est qu’il existe une harmonie préétablie entre sujet et objet. »

 

Eh oui, le sujet et l’objet sont les éléments fondamentaux et indissociables de la syntaxe ! Laquelle est le ceint axe qui gouverne le Cosmos clos, quoique optiquement « ouvert » à l’infini, au sein duquel tout tourne.

 

Telle est la relation qu’il va falloir expliquer et démontrer.

 

Serait-il excessif de dire que le Modèle Géométrique de l’Arithmétique Thermodynamique est donc la révolution de la Logique ? Je compte sur Mohwali Awamar pour répondre à la question et la retirer si nécessaire. On verra ce qu’il en pense à la fin du présent ouvrage. Quelle que soit la peine que ce modèle puisse causer à Aristote et à cet agrégé de physique qui, m’entendant parler de « Relativité absolue », se leva brutalement de sa chaise et quitta, avec ostentation, la salle de l’Institut de géographie où je venais de prendre la parole ! A ce professeur particulièrement émotif, qui, scandalisé par l’idée — certes peu orthodoxe et guère universitaire — que la Relativité absolue venait de lui causer, lui faisant perdre son sang-froid, au point de le faire quitter la salle, non sans révéler l’intolérance, le totalitarisme et le fascisme fondamentaux qui sont les racines même du prétendu rationalisme, pur, dur, mûr, sûr et obtus, cette religion de l’objectivité et de la science qui n’est qu’une religion comme les autres, je souhaite soumettre à ce professeur, dis-je, une question. Non sans souligner auparavant que toute religion, quelle qu’elle soit, prétendant être la seule à détenir la parole de Dieu, à l’exclusion de toutes les autres, et au prix même de l’Inquisition et de guerres saintes ! Question à propos d’un problème assez simple, qui est l’une des toutes premières conclusions auxquelles me conduisit ma réflexion sur la cosmogénèse qui n’était pas encore la géométrie de l’Arithmétique thermodynamique. Je n’avais alors, à la mi-décembre 1971, écrit que douze pages de syllogismes qui concluaient que le Cosmos physique était la monade de Pythagore. Ce n’était tout de même pas Rien, d’autant que c’était à la fois Tout et Rien, c’est-à-dire… le Zéro et l’Infini ! Ainsi bien sûr que tout terrien, à commencer par moi !

 

 

 

 

bâtir le modèle de géométrique de l’Arithmétique

thermodynamique m’avait appris à penser

balayant mes convictions religieuses

puis mes convictions scientifiques

qui les avaient remplacées

 

On comprend pourquoi M. Combes, mon professeur de mathématiques au Lycée Pasteur, m’avait assigné à la place du Zéro, me plongeant dans la dépression quasiment infinie ! Une combe étant une dépression, le professeur était vraiment bien nommé ! D’autant que sa combe, pourvue d’un S, était plurielle ! « Impressionnante série de syllogismes ! » m’avait dit Louis Pauwels, que j’étais allé voir, sachant que sa fille lui avait parlé de moi et parce que Henri Laborit, m’éconduisant en me raccompagnant à la porte de son bureau, m’avait dit : « C’est Planète ! » La revue que Pauwels [1] avait fondée après le succès du Matin des magiciens publié chez… Gallimard ! J’avais vite compris que ma série de syllogismes avait un pouvoir de fascination. Grâce, notamment mais entre autres, à Jean Rostand, fils d’Edmond — l’auteur de Cyrano de Bergerac et de l’Aiglon —, célèbre biologiste rationaliste de l’Académie française — que je ne connaissais pas — à qui, un soir, sans me présenter, j’avais lu, à brûle-pourpoint, au téléphone, vers 22 heures, mes douze pages de syllogismes, qu’il avait écoutées sans broncher, jusqu’au bout, se contentant d’émettre un petit grognement d’approbation après chaque strophe. Il m’avait dit à la fin : « Cher Monsieur, ce que vous me dites là m’a l’air intelligent, vous devriez soumettre ce texte à quelques personnes, comme le Professeur Raymond Ruyer à Nancy ». Lequel venait de publier la Gnose de Princeton. Je lui envoyai mes pages de syllogismes. Le pouvoir de fascination des syllogismes allait de Paris à Ville d’Avray mais pas jusqu’à Nancy. Il ne me répondit pas. Détenteur de la vérité absolue, donc religieuse, Raymond Ruyer n’avait rien à attendre d’un jeune innocent, voire psychotique (mais il ne le savait pas et je ne l’ai été que trois jours), qui s’intéressait aux syllogismes et croyait pouvoir s’en servir pour prouver la monade de Pythagore ! Quant à moi, je n’avais plus qu’une « religion », celle du doute !

 

C’est le fait de bâtir le Modèle Géométrique de l’Arithmétique Thermodynamique qui m’avait appris à penser. Grâce, je dois le dire, à toutes les objections que me présentait, presque chaque soir, un ancien camarade de guerre, Michel, avec qui j’avais fait à Saint-Maixent, l’Ecole des officiers de réserve. Après avoir échoué au peloton des sous-officiers au Camp Péhau, près de Philippeville, en Algérie. Mon modèle, le MGAT (sigle), avait balayé toutes mes anciennes convictions religieuses aussi bien que mes convictions matérialistes ou scientifiques qui les avaient remplacées. Je ne pouvais désormais balayer un doute qu’en présence d’une évidence aussi indiscutable que la découverte du point mathématique de volume spatial nul mais de densité et de température infinies de Robertson et de Walker — qu’aussitôt j’avais baptisé Zéro — parce que c’était le complément logique indiscutable de l’Arithmétique ! J’avais l’Infini vide ! Manquait le Zéro plein ! Voici que l’Inconscient collectif venait de me le fournir par la synchronicité d’une coïncidence du hasard qui était bien, sans aucun doute possible, la née cécité ! Le fait de naître aveugle, donc inconscient… Presque chaque soir — ou, plus souvent, chaque matin, à l’aube — je m’endormais avec des problèmes quasiment insolubles. Souvent au réveil, j’avais la solution ! Ce dialogue avec l’inconscient collectif était devenu presque ma seule source d’ « inspiration » !

 

 

Schéma 3

Entrée en rotation, en sens inverses, de l’Univers et de l’Anti-univers

 

Voici donc la question que je voulais poser à l’agrégé de physique, en espérant qu’il ne se désagrègera pas : « Si notre Cosmos physique n’est constitué que de variables, à l’exclusion formelle de toute constante, de tout invariant, tout y varie, faut-il en conclure qu’il ne contient aucune constante, aucun invariant ? » A priori, les grands émotifs — notamment ceux qui sont victimes d’une foi religieuse, c’est-à-dire psychopathologique, comme une religion, athéisme scientifique compris —, incapables de toute réflexion, dans l’univers clos de leurs certitudes, vont répondre spontanément : « Oui, il ne contient aucun invariant ! » C’est, en effet, dans l’énoncé du problème.

 

c’est la catastrophe de la grande faille du Rift,

à l’est de l’Afrique, qui a permis

le développement pharamineux

de l’intelligence humaine

 

Mais, à la réflexion, tout, absolument tout varie, dans le charivari absolu, dans ce Cosmos, qui ne contient ni ne charrie aucune constante, hormis celle qui est absente de l’énoncé. Eh oui, tout y varie et, de ce seul fait, il comporte bien une constante : la variabilité (donc la relativité) des variables y est absolue ! Relativité bel et bien absolue ! Il était dès lors évident, à mes yeux, que au commencement était le Verbe. Verbe infini, donc absolu parce que le point de départ de ma recherche était l’Infini vide, puisque je voulais « tout comprendre » et que, grâce à Jean Charon, j’avais mis la main sur le point mathématique de volume spatial nul mais de densité et de température infinies, contraire absolu de l’Infini, que j’avais aussitôt baptisé Zéro ! Jean Charon m’avait cependant objecté : « Relativité absolue, contradictio in adjecto ! (contradiction dans l’adjectif), aucun scientifique ne vous lira. Vous vous condamnez à rester enfermé dans votre tour d’ivoire ». A propos de la « Relativité complexe » de Jean Charon, Bruno Duval disait qu’elle faisait un complexe face à la Relativité absolue.

 

Le système de description logique du Monde est, par conséquent, entièrement relatif à la réalité du Cosmos physique fini selon Wittgenstein. Lequel, obéissant à l’interdit de Kant, exclut tout ce qui ressortit à la métaphysique, puisque aucune proposition métaphysique ne pourra — en principe — être directement comparée à la réalité physique et, par conséquent, être validée ou invalidée. « Nous nous faisons des images des faits » constate-t-il. « La représentation des faits est essentielle car c’est d’elle que dépend la vérité. L’image d’un fait est vraie quand le fait et l’image ont la même forme logique, c’est-à-dire quand les éléments de l’image correspondent aux objets et que la relation entre éléments traduit la corrélation des objets dans l’état de choses. » La pensée permet de se représenter « l’image logique des faits ». Pensée, représentation et logique sont donc intimement liées. La pensée s’exprime par le langage. Sans le langage, il n’y aurait pas de pensée complexe ni simple comme, par exemple, le langage élémentaire de trente « mots » ou signes (grognements) des gorilles. Mais on a appris aux primates bonobos, les seuls « singes » à avoir adopté la station et la marche debout, à utiliser des… verbes au moyen d’un clavier d’images ! Exemple : « Prends une casserole, va dans la cuisine, à l’évier, ouvre le robinet et remplis la casserole d’eau » ! Ils s’exécutent aussitôt ! La station debout adoptée par des primates fut décisive, essentielle.

 

Il faut souligner, à ce propos, que c’est ce basculement de primates sur deux pieds qui a permis de constituer l’encéphale constitué de trois cerveaux superposés : le paléocéphale ou rhinencéphale, au-dessus le système limbique ou « mésocéphale » enfin les deux hémisphères du néocortex qui couronnent l’édifice. L’encéphale est donc, très exactement, la miniature intériorisée dans le crâne des Australanthropes de la structure même du Cosmos, constituée de l’Univers, de l’Anti-univers et du Tiers-univers qui, comme le néocortex, est double, incident et réfléchi (schémas 3, p. 18 et 4, p. 18). C’est bien la catastrophe de la grande faille du Rift qui a permis le développement pharamineux de l’intelligence humaine.

 

si donc un mythe absolu comme le Zéro

peut nous rendre malades en nous conduisant

à la « Santé », au risque de la perdre,

c’est qu’il existe un lien indissociable

et filial entre la Métaphysique et la Physique

 

C’est donc par la pensée que l’on appréhende la forme logique du Monde. Le rôle essentiel du langage est d’être le mode même de la représentation. Pour décrire le Monde, il suffit alors de comparer les propositions qui le décrivent à la réalité, ce qui permet de distinguer celles qui sont vraies de celles qui sont fausses. Wittgenstein exclut donc tout ce qui ressortit à la métaphysique, puisque aucune proposition métaphysique ne pourra — en principe — être directement comparée à la réalité physique et donc être validée ou invalidée en tant que vérité.

 

Stephen Hawking, quant à lui, en conclut que la philosophie n’a donc pas de sens. Oubliant que la démonstration s’applique également aux propositions mathématiques des cosmologistes, il déclare que seuls les physiciens, par compétence autoproclamée, peuvent expliquer le Monde quand ils ne peuvent rien faire d’autre que le décrire partiellement, sans y comprendre grand-chose. Pire encore, sans y rien comprendre quant à son origine qui est nécessairement métaphysique ! Ceci en utilisant la Mathématique toujours plus complexe, qu’un nombre toujours plus restreint (« une poignée » : restriction très excessive), de mathématiciens peut comprendre ! Parlons donc de l’espace logique et des objets simples qui le constituent. Non seulement de l’espace physique mais aussi de l’espace métaphysique. Posons donc en préambule l’axiome qu’il y a une nécessaire relation logique entre la physique et la métaphysique. Je m’explique.

 

Si donc un mythe aussi absolu que le Zéro absolu métaphysique — un mythe que personne — pas même un décoré de la Médaille Fields ou un professeur de mathématiques au Collège de France — n’a jamais vu, peut nous rendre malades en nous conduisant à la « Santé », cela signifie que le mythe, même s’il n’a pas d’existence physique, existe bel et bien. Eh oui, il existe en tant qu’idée, c’est-à-dire abstraction, comme les essences de Platon, l’Idée pure de Hegel, ou le Moi et le Non-moi de Fichte, dans le Cosmos physique fini. Il y a donc, qu’on le veuille ou non, un lien étroit, intime, indissociable, fondamental et bel et bien filial entre la métaphysique — ou la mythologie — et notre Cosmos physique fini. Ce que je dis là vaut aussi, bien entendu, pour l’ensemble infini des nombres entiers qui s’étendent entre le Zéro et l’Infini. Personne n’a jamais vu un 1, ni un 2, ni un 3, ni un 4, ni un 0 ni l’∞. L’ensemble des nombres entiers et leurs opérations constituant l’Arithmétique, l’Arithmétique est donc un mythe — comme d’ailleurs l’ensemble des mathématiques. L’Arithmétique est même, à la différence des mathématiques complexes, la Mythologie donc la Métaphysique absolue [2] . Pourquoi cette relation entre la physique et la métaphysique est-elle nécessaire ? Parce que les logiciens nous enseignent qu’un système logique ne peut pas comprendre plus de dimensions qu’il n’en comporte lui-même. Un ver qui n’aurait que deux dimensions, longueur et largeur, mais sans aucune épaisseur — hypothèse d’école irréalisable, bien entendu — ne pourrait pas comprendre, ni concevoir le concept même d’épaisseur ou de hauteur.

 

absolument cristallisé, l’Anti-univers

est le miroir hyperglaciaire absolu dans lequel

le Cosmos physique fini se réfléchit

à l’infini optique métaphysique !

 

Or notre Cosmos physique, actuellement fini mais optiquement (dans le miroir de l’Anti-univers) infini, est un système logique puisque la Mathématique complexe, notamment les équations d’Einstein (calcul matriciel, calcul tensoriel et fonctions d’ondes), permet de le décrire — en partie sinon en totalité. Mais n’oublions pas que l’Arithmétique et sa syntaxe sont non seulement le fondement de la Logique et de l’ensemble des instruments mathématiques mais encore sont de la métaphysique pure. Mieux, l’Arithmétique élémentaire et la Logique sont la Métaphysique absolue. Elles n’ont aucune existence physique finie. Un système logique fini, comme notre Monde, ne peut donc pas comprendre des “ dimensions ” infinies comme, par exemple, le Zéro et l’Infini, l’Absolu, qui sont, du point de vue d’un système logique fini, des antidimensions — incommensurables —, bref de la métaphysique. Or le Zéro et l’Infini existent bel et bien, en tant que concepts, dans notre Cosmos physique fini, ce qui, théoriquement, est logiquement impossible : ils ne devraient pas y être ! Comment, diable, peuvent-ils s’y trouver ? S’ils y sont, avec l’ensemble infini des nombres, c’est qu’il y a une relation logique entre la physique et la métaphysique.

 

C’est-à-dire le moyen de réflexion infinie.

 

 

Schéma 4

Les deux univers — vidéons de l’Anti-univers et antividéons de l’Univers —

entrent en rotation en sens inverses l’un de l’autre et transforment

le corpusculaire discontinu des vidéons et des antividéons en

ondulatoire continu des gigantesques ondes, précurseurs des futures

micro-ondes électromagnétiques.

 

Revenons à la genèse métaphysique absolue du Cosmos physique fini, à partir du couple Infini vide et Zéro plein, qui a été validé par le Professeur Robert Vallée, ancien maître de conférences en mathématiques à l’Ecole Polytechnique (Paris). Le Zéro plein — volume spatial nul mais densité et température infinies : c’est l’énergie infiniese vide instantanément, à vitesse infinie, en l’Infini vide — volume spatial infini mais densité et température zéro, donc infiniment glaciaire, donc cristallisation absolue (schéma 2, p. 14).

 

L’inertie infinie de l’Infini vide, principe matriciel absolu — modèle métaphysique même du Néant et de la Mère éternelle qui s’est incarnée dans l’Anti-univers physique cristallisé en miroir hyperglaciaire. Ce faisant, elle freine instantanément la vitesse infinie du Zéro — modèle métaphysique même du Père éternel et du Fils qui se sont incarnés dans l’Univers physique hyperchaud des Enfers. Par conséquent, le Zéro et l’Infini se finissent instantanément. Observons, incidemment, que le coup de frein absolu que l’Infini vide, modèle de la Mère éternelle et du Néant, incarnés en l’Anti-univers, impose à l’ultime coup de reins du Père éternel (le Zéro) est si absolument instantané que c’est le Fils incarné en l’Univers phallique qui le transmettra aux humains dans le frein même de leur verge…

 

L’infinité des points mathématiques s’agglomèrent en deux nombres infinis moins un (∞ – 1) de corpuscules physiques (vidéons décondensés de l’Anti-univers et antividéon condensé de l’Univers) qui reconstituent l’Arithmétique, sous forme physique finie, en Cosmos physique fini. L’Univers central phallique (point rouge) — qui est le principe phallique géométrique du Père éternel et de son Fils sont désormais incarnés dans la physique cosmique. Laquelle, à ce stade de la création, est quasiment métaphysique. L’Univers central phallique entre donc en expansion et s’inverse en l’Anti-univers périphérique matriciel (sphère bleue des vidéons).

 

Miroir infini à facettes hexagonales qui s’arrondissent en une sphère, à mesure de son expansion, l’Anti-univers est le mode de réflexion absolue !

 

L’Anti-univers périphérique est le principe matriciel et le modèle géométrique de la Mère de cristal dont les eaux se versent en déluge sur l’Univers comme pour éteindre le feu des Enfers. Ceci afin de permettre la naissance du Fils sous forme de l’Univers central focal phallique — tandis que l’Anti-univers périphérique, optique matricielle, se condense en l’Univers. Remarquons que la délivrance du Fils se produit avec le versement des eaux dans le modèle tout comme dans la réalité physique humaine et animale. Le Cosmos est alors l’objet d’un mouvement de marée d’amplitude décroissante, parce que les antividéons, qui se décondensent et les vidéons qui se condensent se freinent (schéma 3, p. 17). La vitesse de la marée diminue et les forces cosmiques, qui sont condensées, ne peuvent plus passer dans le sens radial (sens du rayon) du Cosmos. Lequel est encore corpusculaire discontinu et quantique.

 

Il est clair, au schéma 3 (p. 17), que les forces qui ne peuvent plus passer dans le sens radial (sens du rayon) du Cosmos prennent la tangente et s’inversent dans le sens antiradial. Ceci entraîne l’Univers focal phallique central et l’Anti-univers optique (cristallisé) matriciel périphérique dans deux mouvements de rotation en sens inverse l’un de l’autre. Les rayons linéaires incidents des antividéons qui se décondensent et les rayons linéaires réfléchis des vidéons qui se condensent sont donc entraînés dans deux rotations hélicoïdales inverses (schéma 4, p. 20 et 4/2, p. 24). Le Cosmos physique fini qui était de nature quantique, exclusivement discontinu et corpusculaire, va superstructurer son maillage corpusculaire discontinu en ondulatoire continu, de nature relativiste.

 

Mieux, la dialectique constitue la Sophistique absolue. Le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique, fusionnant le couple des contraires absolus, le Zéro et l’Infini, est bien, en effet, le modèle absolu de la logique sophiste. Ce modèle démontre que la logique absolue — la Sophistique — est le fondement de toutes les logiques physiques finies, notamment celle d’Aristote qui sépare les contraires et exclut toute synthèse, et celles des contradictions croisées, simples dans le Tao, doubles chez Raymond Abellio, et celle des structuralistes (dont le pape fut Claude Lévi-Strauss). Ce modèle est donc bien la révolution de la Logique. C’est cette relation, ne l’oublions pas, qu’il s’agit de montrer, d’expliquer et de démontrer. Il n’est pas nécessaire de sortir de Polytechnique pour comprendre la cosmogénèse. On peut y baigner comme un dauphin en mer en n’utilisant rien que l’Arithmétique élémentaire : le plus absolument simple des langages. Laquelle possède un énorme avantage sur la Mathématique complexe (calculs tensoriel et matriciel et fonctions d’ondes utilisés par les deux Relativités) : elle intègre la dialectique. Laquelle est absente de la Mathématique complexe des équations d’Einstein !

 

agacé par la capacité de modélisation

du modèle géométrique de l’Arithmétique

Jean-Pierre Luminet me dit : « Faites des prédictions

on verra si le télescope spatial les valide ou non ! »

 

Lorsque, au début des années Quatre-vingts, je lui exposais mon modèle de la Relativité absolue, qui est une cosmogénèse et non pas une cosmologie, Jean-Pierre Luminet, agacé, irrité même par la capacité logique de modélisation de mon modèle, finit par me dire : « Oui, avec la dialectique, c’est beaucoup plus souple ! On peut tout intégrer ! Vous n’avez qu’à faire des prédictions, on verra bien si le télescope spatial les valide. Mais, de toute façon, ce n’est pas ainsi qu’on fait une cosmologie ! » Il avait d’autant plus raison que mon modèle n’était pas une cosmologie… mais une cosmogénèse. Quant à la prédiction, il en faisait une : à la fin de l’expansion de l’Univers et de l’implosion des galaxies… le Big Bang (« la mer de cristal et de feu » de l’Apocalypse de Jean), on verrait, dans le miroir de l’Anti-univers des images virtuelles des galaxies en contraction se précipitant sur les galaxies en expansion. Quant aux cosmologies, ses élèves de Meudon disaient : « Ce ne sont que des maths ! » rejoignant ce que m’en disait le polytechnicien Raymond Abellio. Alors, à l’évidence, au commencement était le Verbe. Verbe infini, donc absolu. Le système de description logique du Monde est, par conséquent, entièrement relatif à la réalité du Cosmos physique fini. Wittgenstein exclut donc, en accord avec l’interdit de Kant, tout ce qui ressortit à la métaphysique, puisque aucune proposition métaphysique ne pourra — en principe — être directement comparée à la réalité physique pour être validée ou invalidée. Deux choses lui échappent alors.

 

La première est que la Logique et la Mathématique ne sont que de la Métaphysique. Elles n’ont, l’une et l’autre, aucune réalité physique qui soit observable par l’homme. Il est impossible d’observer et de découvrir, avec des moyens humains, où que ce soit dans le Cosmos physique fini, une structure dont on puisse dire qu’elle est la Logique et qu’elle est la Mathématique. A la seule exception, bien sûr, de l’Arithmétique qui est de la… Métaphysique. De ce seul fait, le langage même qui décrit le Cosmos est, paradoxalement, mythologique, c’est de la pure métaphysique. Récusant la Métaphysique, Wittgenstein récuse alors le moyen même de description logique du Cosmos. Il illustre le paradoxe du menteur d’Eubulide : « Ulysse, qui est crétois, dit : “ Tous les Crétois sont des menteurs. ” » Dit-il vrai ? Dit-il faux ?

 

 

 

 

Cristallisé en miroir hyperglaciaire,

l’Anti-univers est le mode de réflexion

absolue du Cosmos physique

à l’infini optique métaphysique

 

Rappelons ici que le Groupe Systema fut fondé par Théo Moulin, polytechnicien, et des normaliens comme Claude Vallet et Hervé Le Guyader, pour résoudre le paradoxe du menteur. Ce qui me permit de faire de précieuses connaissances. Quant à moi, quoique amateur de Bollinger (le champagne, je suis né à Reims), j’étais le clochard de la bande : n’y logeait rien que du beau linge !

 

A savoir le PRobert Vallée, ancien maître de conférences en mathématiques à l’Ecole polytechnique (Paris), fondateur et directeur général du Cercle d’études systémiques et cybernétiques, dont le président fut Louis de Broglie, Robert Vallée étant toujours président de la World Organization of Systems and Cybernetics (Organisation mondiale de Systémique et de Cybernétique), Jean-Pierre Luminet, Laurent Notale, Jean d’Yvoire, qui avait un sens aigu de la dialectique, opposant aux trous noirs de Luminet les « troublants trous blancs » du journal Don Quichotte que j’avais fondé — couverture en noir et blanc — : « Troublant le Trou noir » affichée sur la porte du bureau d’un membre de l’Observatoire de Meudon, le jour où je rendis visite à Jean-Pierre Luminet — François Chauvet et bien d’autres.

 

L’un des membres du groupe, X., avait toujours, dans sa serviette, un ruban de Möbius. Un jour, dans le métro, il y avait presse, il dut s’asseoir dessus. En arrivant à Massy, il ouvre sa serviette et, stupéfaction, le ruban était aplati en hexagone, ce qui leur ouvrit de fabuleuses perspectives dans le domaine des cristaux ! Si bien qu’un collègue émerveillé en conclut : « Il ne faut jamais négliger l’apport accidentel fait à la science par les parties les moins nobles de notre individu. En une seconde avec son cul, X. a trouvé plus qu’en dix ans avec sa tête !»

 

Cristallisé en miroir hyperglaciaire, l’Anti-univers est le mode de réflexion absolue du Cosmos physique fini à l’infini optique métaphysique.

 

les deux thèses contradictoires

que la physique contemporaine nous propose

comme origines possibles de notre Monde

sont le… Zéro et l’Infini !

 

Si Ulysse dit vrai, tous les Crétois sont des menteurs, donc Ulysse, qui est crétois, ment. Mais, si Ulysse, qui est crétois, ment, tous les Crétois ne sont pas des menteurs. Donc Ulysse, qui est crétois, dit vrai. Mais, si Ulysse, qui est crétois, dit vrai, tous les Crétois sont des menteurs. Donc, Ulysse, qui est crétois, ment. Donc tous les Crétois ne sont pas des menteurs, etc. Il devient impossible, conformément à la logique sophiste, de distinguer les contraires. Ce paradoxe est donc sophiste, donc quantique, comme nombre de paradoxes : il démontre l’impossibilité de distinguer le vrai du faux, puisque, à l’évidence, Ulysse dit simultanément vrai et faux.

 

De la même manière que le chat très quantique d’Erwin Schrödinger est simultanément mort et vivant, aussi longtemps qu’un observateur physique fini n’a pas ouvert la porte du Laboratoire de physique finie. Ouvrant cette porte, conformément à l’expérience imaginée par Erwin Schrödinger, il provoque la chute d’une  capsule de cyanure dans un bain d’acide sous la chaise du chat qui meurt instantanément, cessant d’être simultanément vivant et mort ! Tout comme le Zéro — l’Être — est simultanément l’Infini — le Néant —, aussi longtemps qu’on n’a pas ouvert les portes des vases communicants des deux Infinis, qui ne font qu’un, et du Fini qui sépare les contraires et franchi le seuil du Cosmos arithmétique métaphysique infini et du Cosmos physique fini. Tant que ce seuil n’est pas franchi, impossible de savoir si Ulysse dit vrai ou faux ! Que fait donc Wittgenstein ? Il récuse la Métaphysique en tant que moyen de décrire le Cosmos lors même qu’il n’utilise que le langage logique, donc la Métaphysique (puisque la Logique est de la métaphysique), comme moyen de description du Monde.

 

 

 

Synthèse dialectique en Tiers-univers ondulatoire continu

de l’Univers et de l’Anti-univers corpusculaires discontinus

Schéma 4/2 (complet)

 

La seconde chose qui échappe à Wittgenstein est que l’origine du Cosmos physique est nécessairement métaphysique, pour la très simple raison qu’aucun système logique ne peut s’expliquer intégralement lui-même, comme le démontre le Théorème d’incomplétude du grand Kurt Gödel. Or, comme par hasard, les deux thèses contradictoires que la physique contemporaine nous propose comme origines possibles de notre Monde sont le… Zéro et l’Infini ! C’est-à-dire les deux extrémités de l’Arithmétique qui n’est que de la mythologie, donc de la métaphysique, sans aucune réalité physique.

 

Les physiciens affirment que les lois de la physique ne s’appliquent plus « avant le Big Bang », c’est-à-dire au moment même, puisque tout est alors simultané, de l’apparition du Cosmos physique fini. Ils omettent simplement de préciser qu’il s’agit du premier instant du temps physique, comme s’il n’y avait pas d’autre temps que physique ! Il faut alors souligner avec force — je le répète — que le premier instant du temps physique coïncide avec le dernier instant du temps métaphysique… qui est simultanément infini et… nul ! Eh oui, dans le Zéro de l’Arithmétique élémentaire, l’ensemble infini des nombres sont tous condensés en un seul zéro. C’est-à-dire en un point mathématique de non-espace ou d’anti-espace, de volume spatial zéro donc nul, mais de densité et de température infinies !

 

A propos de l’origine de notre Cosmos

le Québécois Hubert Reeves déclare :

« C’est une question absurde dont on ne connaîtra

jamais la réponse ! »

 

Dans le Zéro de l’Arithmétique élémentaire, la pression est alors forcément infinie ! Mais le volume spatial est zéro, donc nul. Il faut bien que l’énergie (ou la matière primordiale) infinie du Zéro passe quelque part ! Elle ne peut que fuser, tous azimuts, à vitesse infinie, et se vider instantanément en l’Infini vide néantiel. Lequel, né en ciel métaphysique, est le contraire absolu du Zéro ! A savoir, volume spatial infini, densité zéro, température infiniment glaciaire (absolument nulle), donc cristallisée ! L’Infini vide, principe matriciel, est le « précurseur » de l’Anti-univers, modèle géométrique de la Vierge-mère cosmique ! Lequel apparaît aussitôt. Tout est simultané. En outre, le principe matriciel métaphysique est bel et bien physique chez les animaux et les primates, incarné par les femelles ; et le principe phallique métaphysique est bel et bien physique chez les humains, incarné par les hommes.

 

Il est alors évident que les scientifiques — faute d’en voir le ridicule — s’obstinent à chercher l’origine de notre Monde dans le Cosmos physique fini, comme le noctambule ivre s’obstine à chercher, sous le réverbère parce que c’est la seule partie de la rue qui est éclairée, la pièce de cent sous qu’il a fait tomber à terre, dans la partie obscure de la rue. Or la science, si elle peut éclairer en partie — sinon vraiment comprendre — les phénomènes du Monde physique, est totalement éteinte face aux ténèbres de la Métaphysique de l’Infini vide qui sont paradoxalement aussi — on va le voir — la lumière infinie du Zéro plein ! Eh oui, sa température est infinie ! Nombre de scientifiques — pas tous membres de l’Union rationaliste — affirment même que la question de l’origine du Cosmos non seulement est insoluble mais encore qu’elle « n’a pas de sens ». Bref, c’est une « question absurde dont on ne connaîtra jamais la réponse », dit le Québécois Hubert Reeves, dont la gueule de Père éternel borne éternellement… donc, paradoxalement, à l’infini les rives à jamais finies de la physique.

 

si donc un mythe absolu, comme le Zéro,

peut nous conduire à la « Santé », au risque de la perdre,

c’est qu

jan
12

LES DROITS DE L’HOMME, LETTRE OUVERTE A LA LIGUE ET A BERNARD SANANES

LES DROITS DE L’HOMME

Lettre ouverte à la Ligue et à M. Bernard Sananès

Par Richard Sünder

A propos de l’affaire Dieudonné M’Bala M’Bala, la Ligue des Droits de l’homme dénonce une atteinte à la liberté d’expression. Sans parler de ceux qui souhaiteraient nous ramener sous le régime de la « liberté d’expression totalitaire » — celle de la Pravda et des Démocraties populaires, alors que, de 1917 à 1991 et 1992, il aura fallu quelque soixante-quinze ans pour vainement tenter de s’en débarrasser ! La Russie est toujours une « Démocratie populaire », convertie au système de l’entreprise libérale pour produire des millionnaires, tout en restant soumise au totalitarisme de Vladimir Putin.

Constitution physique

et constitution métaphysique

C’est à Senlis que se constitue

le Royaume à fleurs de lys

C’est pourquoi il semble opportun de rappeler que la Déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen du 26 août 1789 a été votée par les représentants du peuple français constitués en Assemblée nationale — par le Serment du Jeu de paume : ils avaient juré de ne pas se séparer avant d’avoir doté la France d’une Constitution, autre que celle, hypothétique et métaphysique, parce que divine, fondée sur le Dieu catholique, non moins hypothétique et métaphysique, par l’assemblée des grands de France à Senlis en 987. C’est à Senlis, paradoxalement, qu’a commencé le règne du royaume à fleurs de lys. En 986, en effet, Louis V, fils de Lothaire, meurt, sans héritier, des suites d’un accident de chasse. L’année suivante, 987, Hugues Capet, évinçant Charles de Lorraine prétendant carolingien, se fait élire par l’assemblée des grands du royaume réunie à Senlis, comme souverain du royaume de France, alors grand comme deux départements actuels, le 1er juin. Un mois plus tard, Hugues Capet est sacré roi à Noyon (pas à Reims) le 3 juillet 987 par l’archevêque de Reims, Adalbéron, qui a joué un rôle décisif dans le choix du souverain. Reste que le dernier descendant d’Hugues Capet, en 1789, est Louis XVI. Lequel entend rester fidèle à l’onction divine de la Constitution métaphysique… donc hypothétique, imposée, huit siècles plus tôt, par l’archevêque de Reims Adalbéron.

2 août 1789 : la Constitution physique

placée en tête de la Constitution

de 1791, puis de 1793 et même de 1958

C’est bien la Constitution divine, donc métaphysique qui a permis à Louis XVI d’être couronné roi, à Reims, le 11 juin 1775, par le dieu des catholiques et de son représentant : l’archevêque de Reims, Mgr de La Roche-Aymon. Or cette Constitution divine, donc métaphysique, vient d’être remplacée le 26 août 1789, par la Constitution, bien physique celle-ci, établie par l’Assemblée nationale des représentants du peuple français qui en avaient fait le serment au Jeu de Paume. Le 2 août 1789 la voici placée en tête de la Constitution de 1791, puis en tête de la Constitution de 1793, aussitôt suspendue pour cause de guerre entre la France et les troupes alliées de Prusse et d’Autriche, par le Manifeste du duc de Brunswick, qui menace la population de Paris de représailles si la sûreté de la famille royale n’est pas assurée ! Manifeste si maladroit qu’il entraîne aussitôt l’assaut des Tuileries, le 10 août 1792, et le massacre des gardes suisses. Ce qui n’empêchera pas que le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 l’a remise en vigueur, tout comme l’avait fait le préambule de la Constitution de 1946.

Il faut, ici, préciser — afin que M. Dieudonné M’Bala M’Bala, ses avocats, ainsi que la Ligue des Droits de l’homme, qui, semble-t-il, en ignorent tout, n’en ignorent plus rien, afin de mieux mesurer l’ampleur spatiale et temporelle du jeu auquel ils croient jouer et des Constitutions en cause.

abolition des privilèges par Noailles,

droit à la liberté, à la propriété,

à la sûreté par Aiguillon

Fait peu connu ce préambule, après avoir rappelé « les droits naturels inaliénables et sacrés de l’homme » — liberté et égalité des droits et des devoirs, abolition des privilèges proclamée dans la nuit du 4 août sur proposition du vicomte de Noailles, mais aussi, sur proposition du duc d’Aiguillon, droit à la liberté, à la propriété, à la sûreté et résistance à l’oppression — stipule que c’est l’ignorance ou le mépris de ces droits qui a « empêché le maintien de la Constitution [civile et physique] et le bonheur de tous ». La France est alors le seul pays avec les Etats-Unis d’Amérique à inclure le bonheur dans sa Constitution. Qu’est-ce que le bonheur ? Nul ne l’a défini ! Hormis moi-même, grâce à Marcel Proust — madeleine, serviette empesée et dénivelée des pavés de la cour de Guermantes, en descendant de sa voiture, immédiatement reliée à la dénivelée des dalles du Baptistère de Saint-Marc à Venise ! Comme si les deux espaces ne faisaient plus qu’un ! L’espace et le temps étant indissociables, le Bonheur, c’est l’abolition du Temps physique en l’Eternité métaphysique ! Ce que Gaston Bachelard appelle naître et renaître soi-même, en tant que soi-même et non pas dans l’ignorance de son origine, ce qui est « la faute originelle ».

Déclaration des Droits de l’homme

proclamée en présence

de… l’Etre suprême

Certes, la Déclaration des Etats-Unis est une déclaration de propriétaires, quand celle de la France est une déclaration universelle qui vise au bonheur de tous. Difficile de prétendre que l’objectif est atteint. Cependant, je cite : « En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les droits suivants de l’Homme et du citoyen », notamment l’article 9 qui implique la présomption d’innocence en l’absence d’une condamnation de justice et les Articles 10 et 11, à savoir :

« Article 10 — Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

« Article 11 — La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Être suprême donc Être absolu,

donc Créateur à l’exclusion

des Dieux des Eglises

Remarquons — ce que presque tout le monde ignore — que « ces droits sont déclarés en présence et sous les auspices de l’Être suprême » c’est-à-dire de l’Être absolu, donc — s’il existe — du Créateur mais en aucun cas des Dieux des Eglises, quels qu’ils soient. Le Verbe absolu pose le problème de la parole de Dieu et de la parole du Diable. Si le Verbe est absolu, il doit être simultanément la parole de Dieu et la parole du Diable ! Faute de quoi, il lui manquerait quelque chose : quasiment la moitié divisée, donc diabolisée… de la parole du Diable et il ne serait donc pas absolu !

Le seul reproche que l’on peut faire à l’anamnèse psychosomatique ou psychobiologique classique, c’est qu’elle ne résout pas le conflit absolu qui est à l’origine de toutes nos angoisses : l’angoisse existentielle, essentielle et néantielle de la mort. Les Eglises ne le résolvent pas davantage dans la mesure où elles ne proposent — pour résoudre cette angoisse de la mort — que la foi ! La foi des veaux dévots croyants. Ce qui ne résout rien pour ceux qui n’ont pas la foi, aussi bien que pour ceux qui l’ont eue mais qui, comme moi, l’ont perdue. Ce fut, en effet, mon cas, dans ma douzième année. L’aumônier du lycée de Reims m’avait accusé d’orgueil… non pas satanique mais… luciférien ! Satan est le démon matériel, donc atomique, qui vit du feu des enfers. Lucifer est l’Ange de lumière.

Lucifer ! l’Ange de lumière qui s’empare de la puissance divine !

Le problème de l’angoisse de la mort

et sa solution : unifier la parole

de Dieu et la parole du Diable

Pareille accusation marque un adolescent de douze ou quatorze ans pour la vie ! C’est probablement ce qui m’a conduit, sans le savoir, à bâtir le modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique — laquelle étant infinie, est le Verbe absolu : donc le langage même du Créateur. D’autant plus clairement que, en Zéro, l’infinité de ses nombres sont tous condensés en un seul et qu’elle constitue donc l’énergie infinie, la puissance absolue, donc l’Être absolu ; et qu’en l’Infini, l’infinité de ses nombres se vide instantanément en l’infini, se décondensant en l’espace infini et qu’elle s’inverse alors en l’inertie infinie, l’impuissance absolue, donc le Néant absolu ! Être et Néant sont alors instantanés et simultanés !

Ce modèle géométrique de l’Arithmétique était le travail du deuil de ma grand-mère, que je n’ai fait que quinze ans après sa mort. Je n’étais, certes, pas très précoce et j’avais — c’est le moins qu’on puisse dire — l’intelligence plutôt lente. A moins que, n’ayant rien appris, ayant donc la mémoire presque absolument vide, quasiment sans rien qui l’encombrât au risque de freiner mon intelligence, celle-ci fût capable de se mouvoir à vitesse quasiment infinie pour trouver les réponses qu’aucune Université ne m’avait apprises… ! Bref, j’avais l’esprit d’autant plus vif et mobile qu’aucune connaissance ne l’encombrait…

Les premiers chrétiens appelaienJésus…

Lucifer, l’Ange de lumière

Chose peu connue mais authentique, Lucifer, l’Ange de lumière, est le nom même que les premiers chrétiens donnaient à… Jésus ! Avant, certes, que l’aumônier du lycée de Reims ne me l’attribue ! Il y aurait là de quoi perdre son latin, s’il ne s’agissait pas de l’hébreu, si cher à Monsieur Dieudonné M’Bala M’Bala, si dur soit-il, qui, paradoxalement, ne veut pas être qualifié de nazi même s’il regrette la fermeture prématurée des camps d’extermination nazis avant qu’on n’y ait gazé, hors la bande de Gaza, mon malheureux confrère Cohen qu’il souhaite vouer aux gémonies infernales du Zyklon.

L’énigme du « Fils de l’Homme »

Autre inconvénient des diverses solutions religieuses, c’est que toutes les Eglises — à la seule exception peut-être du bouddhisme, mais est-ce une Eglise ? — prétendent toutes être chacune la seule à détenir la parole de Dieu, à l’exclusion de toutes les autres qui ne détiennent alors… que la parole divisée de Dieu — qui est l’Unité absolue mais qui, divisée, donc diabolisée, devient la parole du Diable. Quant à la division du Verbe absolu qui est bien la parole de Dieu, elle est alors le Symbole absolu divisé en diaboles. C’est la diabolisation du Verbe par le Diable ! C’est là ce qui fut la cause des croisades… On les croyait finies. Mais elles sont bien revenues sous forme de boomerang djihadiste et de croisades antisémites comme celles de Dieudonné M’Bala M’Bala dures… et même très dures.

Comme je suis respectueux de toutes les Eglises et que je crois ce qu’elles disent, force est de constater qu’elles ont toutes raison et que, par conséquent, chacune d’elles détient la parole de Dieu quand toutes les autres portent la parole, divisée, donc diabolisée, de Dieu en parole du… Diable ! En douter serait mettre en cause la validité même de leur parole. Ce qu’à Dieu ne plaise, je me garderai de faire. Ce qui pose le problème de savoir qui est le « Fils de l’homme » — énigme résolue, qui fera l’objet d’un autre papier.

Dieudonné : Machine arrière toute !

Il reconnaît sa défaite.

M. Bernard Sananès, président de l’Institut études et sondages du CSA, semble ignorer les articles 9, 10 et 11 du préambule de notre Constitution, aussi bien que la récusation par Elie Seimoun de son association passée avec Dieudonné M’Bala M’Bala et même l’aveu de sa propre défaite par ce dernier. Quant au fait qu’une majorité de Français et la Ligue des Droits l’Homme déploreraient l’atteinte à la liberté d’expression, ils ignorent à l’évidence les articles 9, 10 et 11 des Droits de l’Homme qui restreignent la liberté d’expression quand on regrette la disparition des chambres à gaz avant d’y avoir gazé mon malheureux confrère Cohen. Les propos antisémites, le soutien implicite à la Shoa et aux nazis qui l’ont organisée, les quenelles faites par ses partisans aux gendarmes et des condamnations à 65.000 euros d’amendes — dont le paiement n’a jamais été réclamé — violent l’article 10 qui restreint la liberté d’expression. M. Dieudonné M’Bala M’Bala dur, semblable au Titanic face à l’iceberg, a lâché beaucoup de mou et fait machine arrière toute ! C’est un progrès de renoncer à foncer tête baissée dans Le Mur ! Un peu tard sans doute, bien que les résultats de l’enquête sur « l’éventuelle organisation frauduleuse de son insolvabilité » ne soient pas encore connus et qu’à cet égard la présomption de son innocence soit valide.

R.S.

oct
13

LE GRAND REBOND OU L’ÉTERNEL RETOUR

 

LE GRAND REBOND OU L’ÉTERNEL RETOUR

modèle philosophique de cosmogénèse

Richard Sünder

La source de toutes nos angoisses, c’est l’angoisse absolue. L’angoisse de la mort ! Angoisse essentielle et existentielle de l’être qui ignore d’où il vient. Pour le savoir il faudrait qu’il sache d’où vient le Cosmos physique qui l’a produit. Ce qui implique l’existence d’un créateur qui ne peut être — s’il existe — que l’Être absolu, éternel. L’Eternel est nécessairement métaphysique.

Gaston Bachelard écrit, dans l’Intuition de l’instant : « Quand une âme sensible et cultivée se souvient de ses efforts pour dessiner, d’après son propre destin intellectuel, les grandes lignes de la Raison, quand elle étudie, par la mémoire, l’histoire de sa propre culture, elle se rend compte qu’à la base des certitudes intimes reste toujours le souvenir d’une ignorance essentielle. Dans le règne de la connaissance elle-même, il y a ainsi une faute originelle, c’est d’avoir une origine ; c’est de faillir à la gloire d’être intemporel, c’est de ne pas s’éveiller soi-même pour rester soi-même, mais d’attendre du monde obscur la leçon de lumière. »

Eh oui, être intemporel, c’est être éternel. L’éternité, c’est le Temps infini, donc absolu : le Temps métaphysique. L’Absolu est la Métaphysique. Plongés dans le Temps physique qui est fini, nous sommes finis, donc temporels. Notre vie est finie puisque le Temps physique est fini. Aucun de nous n’échappe à la faute originelle… d’avoir une origine.

Pascal — Blaise, celui des Pensées —, s’il a raison d’écrire que l’homme est « un milieu entre rien et tout », il a tort d’écrire que l’homme est « un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant ». L’Infini est l’espace infiniment vide, c’est-à-dire le Néant. Donc un objet physique fini tel que l’homme ne saurait être « un néant à l’égard de l’infini ». Eh oui, si l’Infini est le Néant — métaphysique infini — l’homme est un objet physique, qui est le contraire relatif — sinon absolu — du Néant. La phrase de Pascal ne veut donc rien dire : aucun objet physique fini ne saurait être « un néant à l’égard de l’Infini », puisque l’Infini est le Néant et que tout objet physique est quelque chose !

Depuis 1931, une loi démontrerait que la logique n’est pas indéfiniment réductible aux instruments mathématiques qui la démontrent. C’est le célèbre Théorème d’incomplétude de Gödel. Aucun instrument mathématique ne peut démontrer par lui-même sa propre non-contradiction. Pour y parvenir, il doit recourir à un instrument plus englobant et plus puissant, lequel, à son tour devra s’emboiter dans un autre instrument plus englobant et plus puissant, jusqu’à l’Infini. L’Arithmétique est le fondement de toutes les mathématiques. Elle est l’instrument mathématique absolu. Personne n’a jamais vu aucun de ses nombres parce que, étant absolument abstraits, ils sont métaphysiques. Exemples : le Zéro et l’Infini, qui sont les deux origines — sans fin, ni confins — possibles mais contradictoires de notre Cosmos physique fini. Toutes les propriétés d’un point mathématique sont nulles. C’est donc un point de vide absolu, donc de néant, qui est la représentation géométrique rigoureuse d’un zéro. L’Infini ne peut être géométrisé que par l’expansion infinie de l’infinité des zéros (enseignement d’Euclide d’une logique indiscutable). A contrario, le Zéro sera constitué de la contraction infinie de l’infinité des zéros en un seul. Conclusion : l’Infini vide, densité zéro, étant le Néant, son contraire, le Zéro plein, densité infinie, sera nécessairement l’Être. L’Arithmétique est donc le langage métaphysique absolu qui est nécessairement le langage de l’Être absolu : le Créateur.

Le modèle géométrique de l’Arithmétique est donc la solution du Théorème de Gödel. Le Zéro — densité et température infinies —, sous pression infinie dans le non-espace d’un seul zéro, ne peut que fuser à vitesse infinie et se vider instantanément en l’Infini vide — densité et température zéro. Conclusion : le Zéro et l’Infini, qui sont les deux contraires absolus, ne font qu’un ! Ils sont consubstantiels et indissociables l’un de l’autre. L’Arithmétique — sophistique absolue — fusionne l’Être et le Néant. Le Pr Robert Vallée, ancien maître de conférences en mathématiques à l’Ecole polytechnique (Paris), Fondateur du Cercle d’Etudes Cybernétiques, (Président Louis de Broglie) a souligné, dans un message qu’il m’a adressé, « l’intérêt de votre entité Zéro-Infini » démontrée par la géométrie de l’Arithmétique. Ce qui permet, en effet, l’économie des « fluctuations aléatoires du Vide quantique » qui ne fonderaient le Cosmos physique que sur le Hasard exclusif de tout déterminisme.

 

août
17

QUEL EST LE FONDEMENT DE LA PANSEMIOTIQUE ?

 © richard.sunder@gmail.com

ASSOCIATION FRANÇAISE DE PANSEMIOTIQUE
(régie par la loi de 1901)
Galerie 17, 17 rue Constance 75018 Paris

QUEL EST LE FONDEMENT

DE LA PANSEMIOTIQUE ?

 

Richard Sünder                                                                    Paris le 2 août 2013

L’idée de relancer la revue PAN, sous forme numérique, était dans l’air. J’y pensais récemment, comme d’autres membres de l’association, auxquels la revue tenait à cœur. L’idée de rédiger un message des fondateurs de l’association, afin de mettre les choses au point, après la démission du précédent président, m’était alors venue. Ce qui m’a obligé de me poser la question essentielle du fondement de la pansémiotique que je ne m’étais jamais posée.

L’Association française de Pansémiotique (AFP) existerait-elle sans le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique ?

Certainement pas !

Des bateleurs de foire auraient-ils eu l’idée de tenter de s’en emparer ?

Pas davantage.

Ayant bâti moi-même ce modèle géométrique entre le 17 décembre 1971 et 1978, j’étais évidemment le seul fondateur du modèle à pouvoir en rappeler l’histoire — à en faire l’historique —, aussi bien que le premier fondateur de l’association de pansémiotique. J’en avais rédigé les statuts. De surcroît, j’avais lancé l’idée de créer l’association de pansémiotique, au cours d’une conférence faite à la revue parlée de Beaubourg, en présence de Raymond Hains, futur président d’honneur de l’association.

ZERO ! A VOTRE PLACE !

C’était donc une mauvaise idée que de croire possible de rappeler cette histoire dans un message des « fondateurs », puisque j’étais seul pour fonder et bâtir le modèle (1971-1978) et pour rectifier les erreurs historiques éventuelles — comme celle de l’actuel président de l’association, Tony Brachet, agrégé de philosophie, auteur de l’excellent manuel de philo (le seul dont l’auteur compare sans cesse la science et la philosophie), Philorama, Editions Ellipses (dans lequel — c’est le seul — il me cite). Tony Brachet croyait — bien à tort — que son prédécesseur avait présidé l’association pendant… vingt ans ! C’eût été d’ailleurs une bonne et suffisante raison — cette inamovibilité royale, quasiment capétienne ! — pour le débarquer. Je dois reconnaître que je n’ai jamais eu l’intelligence bien vive, ni celle complexe des forts en maths, spécialistes de la cosmologie. Au lycée Pasteur, M. Combes, mon professeur, constatant sur la feuille de notes, qu’il ne m’avait jamais interrogé, m’avait appelé au tableau noir, couvert d’équations blanches comme des ossements de mammouth desséchés au soleil de l’Equateur, des millénaires durant, pour me demander de résoudre une équation du second degré. Sans se douter que, dès le premier, je décrochais. Déployant sa main autour de son oreille en cornet acoustique, sans entendre d’autre réponse que le silence éternel des espaces infinis, qui effrayait Pascal, le diagnostic était tombé, claquant sec comme le pesant couperet du  Dr Guillotin sur la nuque de Louis XVI.

« Sünder, zéro ! A votre place ! »

Une combe étant une dépression, je l’ai dit, M. Combes était vraiment bien nommé ! Sa classe de deux heures interminables, quasiment éternelles, du vendredi après-midi me plongeait dans une dépression infinie ! Ou, pour mieux dire, dans la dépression infinie, donc absolue.

C’est alors, mais je ne l’ai vraiment compris que quinze ou vingt ans plus tard — il m’avait assigné la place même du Zéro — que je me suis aperçu que le fondement de la pansémiotique et de l’association n’était rien d’autre que le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique (en abrégé : MGAT), résultat du travail de deuil de ma grand-mère. Le corollaire de ce constat, c’est que, ayant bâti seul le modèle, j’étais aussi le seul fondateur de l’association. Rien d’autre ne la fondait que l’Arithmétique. De ce fait, le projet de rédiger un message des fondateurs tombait de lui-même. Le pluriel fondateurs se réduisait singulièrement au singulier ! Comme l’Androgyne Adamève, à la fois homme et femme, de la Genèse biblique, dans le premier récit de la création qui est celui de l’unité, avant le chômage du septième jour et le deuxième récit, celui de la division. Une côte tirée d’Adam permet au Créateur de constituer Eve, tandis que le serpent tentateur, enroulé en spirale autour de l’arbre de la connaissance, explique au couple que manger la pomme — dont Apple ne s’était pas encore emparé — leur révélera la connaissance dialectique même des contraires, Bien et Mal, qui est celle de l’UN absolu : l’Être absolu, donc Dieu. Ce qui, dans le jardin d’Eden, était sûrement tentant, sous la tente sans attente de Satan ni de sa tante.

LANGAGE INFINI  = LANGAGE ABSOLU

 = LANGAGE  DU CREATEUR

L’Association française de Pansémiotique (AFP) est donc formellement fondée — à l’exclusion de tout autre chose — sur le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique (MGAT). Lequel est une cosmogénèse thermodynamique. Ce n’est, en aucun cas, une « cosmologie exempte de toute dynamique » — comme l’a écrit Stephen Hawking, dans son ouvrage, Une Brève Histoire du temps, en posant la question : « Qu’est-ce qui met le feu aux équations [des cosmologies] pour qu’elles produisent un Monde ? » La réponse est simple mais immédiate.

Rien, absolument rien !

Conclusion : faute de thermodynamique, les cosmologies ne sont que des élucubrations mathématiques complexes, les unes valides, les autres invalides ! Comme par exemple le modèle de cosmologie patatoïde, dont Jean-Pierre Luminet nous avait parlé au Groupe Systema dans une conférence sur les cosmologies ! Mais, qu’elles soient valides ou invalides, leurs équations sont inertes, donc absolument incapables de produire un monde.

Quant à la théorie des « fluctuations aléatoires du Vide quantique »,  c’est une plaisanterie pour garçons de bain pour la très simple et évidente raison qu’elle ne fonderait le Cosmos, où nous sommes, que sur l’indéterminisme ou le Hasard absolu ! Eh oui, le Vide quantique est la dépression absolue de l’Infini vide, qui est le Néant ! Or il y a du déterminisme dans notre Monde ! La théorie du Vide quantique ne tient donc pas debout ! De surcroît, elle ne pourrait se produire qu’au bout de l’écoulement du « temps infini », donc jamais ! Le Modèle géométrique de l’Arithmétique, qui unifie le couple Zéro-Infini, est thermodynamique, pour la très simple et évidente raison que ce couple — qui contient l’ensemble infini des nombres de l’Arithmétique — est la Thermodynamique absolue !

En effet, le Zéro est un point mathématique, absolument abstrait, donc métaphysique, infiniment petit, donc de volume nul. C’est le point de non-espace ou d’anti-espace (physique) — étant entendu que l’espace physique est réel, tout comme le temps physique ; alors que le non-espace ou l’anti-espace, aussi bien que le temps absolu (infini et simultanément nul), sont métaphysiques. Toutes les propriétés du Zéro majuscule aussi bien que de n’importe quel zéro, point mathématique, absolument abstrait, sont nulles, donc zéro. Le point mathématique,  de volume absolument nul, est donc la représentation géométrique rigoureuse d’un zéro. Mais, comme l’ont démontré les physiciens Robertson et Walker, en cherchant, séparément (ils ne se connaissaient pas), en 1935, la solution rigoureuse des équations d’Einstein pour « l’instant zéro » du temps physique, la densité et la température de ce point — le Zéro (majuscule pour le distinguer du nombre infini des autres points mathématiques ou zéros infiniment petits condensés en lui) — étaient infinies !

Le Zéro était donc l’énergie (ou la matière primordiale) absolue. Rien à voir avec la matière biologique (celle de l’encéphale) de Feuerbach et de Marx. Il contenait logiquement et nécessairement en lui l’infinité des autres zéros (minuscules : volume zéro). 0 x ∞ = ∞ ou 0 puissance ∞ = ∞. Eh oui, le Zéro majuscule, étant de densité et de température infinies était nécessairement la condensation et la contraction, en un seul, de l’infinité des zéros, qui constituent l’Arithmétique (ses nombres sont en effet infinis !). Le Zéro majuscule était donc la puissance absolue que l’on ne prête qu’à l’Être absolu ou à Dieu — qu’il s’agisse de Iahvé Dieu des juifs, d’Allah des islamistes ou du Dieu des chrétiens de toutes obédiences, protestants, orthodoxes et coptes compris. Ce qui rend incompréhensible la lutte sanglante et barbare de toutes ces religions entre elles, quand l’Arithmétique devrait les unifier ! Car, comme le montre le modèle géométrique — l’Arithmétique est infinie. Elle est donc, par essence et définition, le langage absolu. Langage absolu, l’Arithmétique est donc, par essence absolue, le langage de l’Être absolu, qui est le Créateur. Car, comme le démontre le modèle géométrique de l’Arithmétique, le Zéro, énergie infinie, de densité infinie, est sous pression infinie en l’anti-espace de volume nul ! Le Zéro, énergie infinie ou puissance absolue, ne peut par conséquent qu’instantanément fuser, à vitesse infinie, tous azimuts, et se vider instantanément en l’Infini, c’est-à-dire en l’espace infini et absolument vide, de densité zéro et de température infiniment nulle : la glaciation et la cristallisation absolues !

L’ARITHMETIQUE SOLUTION

DU THEOREME DE GOEDEL

ZERO = INFINI DONC ÊTRE = NÉANT

Unité absolue des contraires absolus qui en a frappé plusieurs, dont Edgar Morin. A ce propos, je dois préciser qu’un membre de l’association — Bruno Duval — avait envoyé, au début des années 80, une plaquette intitulée « La Pansémiotique » au philosophe Gilles Deleuze. Lequel nous avait répondu : « Revit en vous une forme d’analyse du langage qui me semble d’une grande force. Et la manière dont vous savez y joindre une Physique [le modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique] est très frappante.  Vos vidéons [éons du Vide dialectiquement associés aux antividéons, éons du plein, termes que j’avais choisi pour désigner les points minima d’espace-temps du Cosmos physique — ceux de Wittgenstein —] m’intéressent beaucoup. Comme vous dites, je me sens tout à fait pansémiote. » A ma demande, il nous avait autorisés à faire de sa réponse la préface de la plaquette. Il ne faisait aucun doute, pour Gilles Deleuze, que le modèle géométrique de l’Arithmétique fût un modèle à la fois philosophique, logique et mathématique, sauf à exclure la géométrie de la Mathématique ! Mais la géométrie est le moyen même de visualiser les fonctions d’ondes. Et, comme le disait feu le physicien Jean Charon, une cosmologie qui ne serait pas « visualisable », sous forme géométrique, ne serait pas valide.

L’Arithmétique, en tant qu’infinie, donc absolue — pour ceux qui parlent le Français… français, on peut le parler comme  Basque [ou une vache] espagnol —, est aussi évidemment qu’absolument le langage même du Créateur — l’Être infini. Lequel est « l’Être suprême », donc absolu, « en présence et sous les auspices » duquel la Déclaration des Droits de l’Homme fut proclamée en 1789 ! L’Arithmétique, langage du Créateur est donc bien en même « antitemps » (temps métaphysique infini en Zéro plein corrélatif au temps métaphysique nul de l’Infini vide), la Thermodynamique absolue. A savoir l’énergie infinie, donc absolue, de l’Être absolu et, simultanément, l’inertie infinie, donc absolue, du Néant : l’Infini vide. L’Arithmétique est donc la synthèse (nécessairement dialectique) du Non-Être, donc du Néant absolu, en quoi le Zéro, donc l’Être absolu, s’inverse instantanément, fusionnant à vitesse infinie avec son propre contraire, le Néant. Idée qui passe loin au-dessus de la tête complexe des cosmologistes ! Mais elle n’avait pas échappé à l’intelligence infiniment élémentaire et simple, donc arithmétique, du géomètre qui devait modéliser l’Arithmétique !

L’ARITHMETIQUE FUSIONNE

ABSOLUMENT LES CONTRAIRES

Observons alors que l’expansion infinie et instantanée — elle se fait à vitesse infinie — du Zéro plein en l’Infini vide est le seul moyen que l’Être absolu — condensé à l’infini dans le point mathématique de volume nul — ait de respirer (de se re-spirer), sans étouffer dans la géhenne absolue (densité et température infinies). Sous pression infinie, dans l’anti-espace de volume nul, il entre instantanément en l’expansion infinie — contraint par la pression infinie de l’énergie infinie, donc du déterminisme absolu : la Née cécité absolue — en l’espace proprement vital (le Lebensraum) absolu : l’Infini vide, c’est-à-dire l’inertie infinie, du Néant : la dépression absolue de l’indéterminisme absolu : le Hasard absolu.

Hasard et Nécessité sont alors absolument fusionnés. Ils sont l’UN, vêtu de l’essence absolue en Zéro, et NU, dans la vacuité néantielle absolue de l’Infini vide, sans fin ni confins ! Bref, le modèle géométrique de l’Onto-Néantologie science de l’Être et science du Néant (terme que j’ai créé et qui n’existe en aucune philosophie) — à l’oreille de tous ceux qui parlent le Français français et ne distinguent pas l’absolu de l’infini, les deux termes signifiant « sans limites ». Dans le Robert, aussi bien que dans le Littré (« qui n’est borné, lié par rien »).

Le couple Zéro-Infini — donc l’Arithmétique — est la Sophistique absolue ! Eh oui, si l’Être absolu (ou Iahvé Dieu des juifs ou Allah de l’islam ou Dieu des chrétiens, quelle que soit leur obédience), n’était pas simultanément le Néant absolu, il lui manquerait quelque chose ! Il ne serait donc pas Tout, faute de Rien (qui est le Néant absolu, absolument vide) ! Il ne serait donc pas absolu, donc il ne serait pas l’Être suprême ou absolu. L’Absolu implique simultanément le Tout et le Rien, l’Être et le Néant, l’énergie infinie et l’inertie infinie : il est la Sophistique absolue, solution du Théorème d’incomplétude de Gödel, que personne n’a trouvée, pas même le grand Gödel lui-même. La solution, c’est le MGAT : le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique, unité et fusion absolue de tous les contraires. Conforme au vœu de Gorgias.

C’est là l’objet même de la pansémiotique, tel qu’il est exprimé dans l’article 2 des statuts de l’Association française de pansémiotique (laquelle non seulement n’est pas ni n’a jamais été un « collectif virtuel, sans feu ni lieu » de bateleurs de foire mais bel et bien une association réelle régie par la loi française de 1901 : « Art. 2. – Objet. L’association a pour objet de faire connaître la Relativité absolue et la théorie des rapports du conscient et de l’inconscient, la théorie du langage des signes ou pansémiotique et la thérapeutique des déséquilibres psychiques et physiques qui en découlent. »

Ce qui n’a strictement rien à voir avec l’Anschluss (l’annexion) que les bateleurs de foire ont tenté d’opérer aussi bien à Nice que dans les colonnes de la  revue québécoise Inter Erudit. Comme par hasard, l’anagramme rigoureuse de l’auteur, SNYERS est SE NYER. Son article est un recueil de RYENS sans syrène : la vacuité totale de NYESERIES se gargarisant non pas de Luchon mais de l’Un chu en vide, avec la Joconde plongée, après Duchamp, dans un bidet, par Daligand. Résumé fulgurant de l’art zéro, « l’art comptant pour rien », comme dit Bruno Duval, la nullité absolue réfléchie dans un petit pot de la merda dell’artista, vendu au prix du caviar, qui n’a pas l’art de la vie, par Manzoni : l’homme qui nie la vie.

LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES

EST FORCEMENT AUSSI LE PIRE

Le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique n’est pas une cosmologie inerte et sans feu, c’est le modèle géométrique même de la cosmogénèse qui décrit de manière très précise la Genèse biblique, reconnue par toutes les religions monothéistes. J’ai développé ce modèle de cosmogénèse entre le 17 décembre 1971 et 1974 et je l’ai quantifié en 1978. Leibniz dit que notre Monde physique est « le meilleur des mondes possibles ». Ses commentateurs et ses critiques, dont Voltaire, omettent le plus souvent cet adjectif : possibles. Or le meilleur des mondes possibles est forcément aussi le pire, puisque la Thermodynamique — qui est dialectique — implique qu’il vienne, simultanément, du Zéro, donc de l’Être et du positif absolus, et de l’Infini, donc du Néant et du négatif absolus. Notre Cosmos physique vient donc du positif et du déterminisme absolu aussi bien que du négatif et de l’indéterminisme absolu. L’Arithmétique thermodynamique est la solution du Théorème d’incomplétude de Gödel parce qu’elle est la Sophistique — solution absolue de toute contradiction, y compris celle absolue du Zéro, infiniment fini, et de l’Infini, infiniment infini.

Le modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique avait été exposé, en 1978, dans le journal Don Quichotte. Des auteurs et des collaborateurs de ce mensuel s’étaient intéressés au modèle. Le directeur de la revue Gnose Jean-Pierre Perraud me proposa alors de collaborer à Gnose. Le modèle était la solution de l’énigme suivante posée par l’Arithmétique :

« Supposons — comme tout semble l’indiquer — que le Cosmos physique où nous sommes ne soit constitué que de variables — donc d’éléments relatifs — à l’exclusion de toute constante — donc de tout invariant, de tout absolu. Cela exclut-il absolument toute constante, donc tout absolu ? À première vue, si l’on garde le nez rivé dans la physique cosmique, depuis la surface de la Terre, sans en sortir ni même sortir, par l’imagination ou le délire, du Cosmos physique — ce que fit Aristarque de Samos, auteur de l’héliocentrisme et de la Terre tournant sur son axe, quelque dix-sept siècles avant Copernic et Galilée —, pour gagner la Métaphysique, que ce soit dans l’Infini vide ou dans le Zéro plein, il semble bien que oui. »

LE MODELE  PEUT-IL

SE REFLECHIR  A l’INFINI ?

VAN EYCK ET LE PORTRAIT DES ARNOL… FINI

Le problème qu’il faut alors résoudre est celui de la Métaphysique. Théoriquement, il ne saurait y avoir le moindre iota (en l’occurrence un seul point mathématique ou un seul zéro absolument abstraits) de métaphysique dans notre Cosmos physique qui est actuellement fini. Le mot même de métaphysique ne devrait pas y être. C’est formellement exclu par la Logique et tous les logiciens. Un système logique ne peut pas comprendre plus de dimensions qu’il n’en contient. Notre Cosmos est un système logique à trois dimensions spatiales finies et une dimension temporelle également finie. Mais, comme le montre et le démontre Jan van Eyck, dans le portrait en abyme, réfléchi par deux miroirs à l’infini, des Arnol… fini, tout finis qu’ils sont, tous deux se réfléchissent bien à l’infini optique ! Ce qui est également le cas du Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique qui est clos par la pellicule d’inertie absolument glacée et cristallisée de l’Anti-univers ! Personne n’a jamais vu un seul des nombres de l’Arithmétique, qu’il s’agisse du 2, du 3, du 4, du Zéro ou de l’Infini. Ce sont de pures abstractions absolues, de la Métaphysique, aussi nulle qu’infinie. Il y a donc bel et bien de la métaphysique dans le Cosmos physique fini. A commencer par l’Arithmétique ou la Métaphysique absolue qui est le fondement de toutes les mathématiques complexes — constituées par les vibrations des ondes électromagnétiques physiques, les fonctions d’ondes et leurs interférences potentiellement infinies.

Mais, si refusant de se laisser enfermer dans le physique fini, l’on sort — par l’imagination, au risque immédiat, non plus du bûcher, mais de l’exclusion de l’Université rationaliste et kantique — du Cosmos physique, pour le considérer d’un point de vue moins local, plus global, donc plus objectif mais extérieur au Cosmos physique, donc abstrait, alors, là, il est clair que tout, absolument tout bouge, change et varie dans le charivari absolu ! Eh oui, il y a bien alors une constante, donc un invariant absolu, au sein même de la Relativité : c’est que tout, absolument tout, y varie ! Donc la Relativité peut — et même  — doit  être absolue, faute de quoi l’Absolu ne contiendrait pas le Relatif. Et, faute de le contenir, il ne serait pas absolu. Ce qui démontre que l’encéphale humain — grâce au néocortex, les deux hémisphères cérébraux de l’intelligence supérieure — peut excéder toute finitude et concevoir l’Absolu, l’Infini, donc le divin.

L’objection du physicien Jean Charon — « Contradictio in adjecto », m’avait-il objecté à propos du modèle de l’Arithmétique qui est la Relativité absolue — tombe d’elle-même. En vérité, le modèle étant dialectique implique la fusion des contraires — Surréel, certes, mais avec inclusion du Réel et même de l’Irréel. Le présent message n’est donc pas un message des fondateurs de la pansémiotique. C’est le message du fondateur du seul et exclusif fondement de la pansémiotique : le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique (MGAT).

LES PHILOSOPHES IGNORENT LA SCIENCE ABSOLUE

 DE L’ETRE ET DU NEANT : L’ONTO-NEANTOLOGIE

On m’a opposé « l’absence de réflexivité » du modèle. Cette prétendue absence était évidemment balayée par le miroir absolument glacé et cristallisé de l’Anti-univers, comme par la réflexion infinie des Arnolfini de Van Eyck (1434), repris par Velasquez dans les Ménines en 1656. On a également contesté que le modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique fût un modèle philosophique, sémantique, pansémiotique et j’en passe. Que le modèle absolu de l’Onto-Néantologie — donc de la science de l’Être et du Néant — ne fût ni philosophique, ni pansémiotique, ni mathématique, donc scientifique, ne pouvait faire illusion qu’aux yeux de ceux qui l’affirmaient. Mais aucun autre : ni Gilles Deleuze, le Transcendant, ni Tony Brachet, agrégé de philosophie, ni Boris Sirbey, docteur en philosophie, auteur de la thèse Science et Gnose, qui a écrit dans la préface de mon ouvrage encore inédit, Le Grand Rebond ou l’Eternel Retour, que le modèle géométrique de l’Arithmétique est « l’Entendement de Kant » n’eussent été dupes.

Le regretté Michel Koch écrit dans son ouvrage, Le Sacricide (Editions Léo Scheer):

« Stéphane Lupasco se plaisait à l’ériger [entre la souffrance physique et la souffrance morale] en exception à sa propre vue de l’univers que l’antagonisme gouverne sans partage. Il y trouvait un accès de dernière instance à l’Un, que son système déchire de part en part, ainsi qu’un pôle de réalité réfractaire à toute dissolution dialectique. Le sacrifice n’a de sens qu’échappatoire à l’enfermement de la dialectique dans une structure strictement duelle. Son motif tombe dès qu’il est aperçu que l’Un explose en Deux en vertu de sa plénitude, comme le montre Richard Sünder, et que le Deux se retrouve et se recondense en l’Un. »

« Richard Sünder [auteur de Avant le Big Bang, Quintessence 2004, et Médecine du mal, médecine des mots, Quintessence 2006]. Toute la pensée de Richard Sünder s’ordonne autour de son modèle [géométrique de l’Arithmétique thermodynamique, qui est une cosmogénèse]. Les racines à partir desquelles ce modèle est pensé, plutôt que le modèle lui-même, constituent pour moi un véritable apport. Sa conception immédiatement dynamique (énergétique même) de l’être a fait sortir pour moi la dialectique hégélienne de l’Être et du Néant de ce qu’elle avait d’abstrait et d’inerte et par conséquent de non convaincant. Du coup, l’impossibilité pour le Deux de sortir de l’Un est surmontée, et le déchirement existentiel est concevable.

« Je suis également redevable envers Richard Sünder de la résolution avec laquelle il fusionne, dès l’origine, la dimension psychique et la dimension énergétique. Elle m’aide à dépasser la coupure qui sectionne depuis si longtemps notre nature. Je vois bien que cette fusion entraîne une spatialisation quasi immédiate qui fait revivre — merveilleusement — l’esprit présocratique. Je reste cependant  sur une certaine réserve envers une « modélisation » exposée aux risques de ce qui est “scientifique” ».

 COSMOLOGIE INERTE

ET COSMOGENESE THERMODYNAMIQUE

Réserve qui tombe aussitôt, puisque ce modèle n’a rien de scientifique, c’est un modèle philosophique de cosmogénèse qui est également géométrique, donc mathématique (sauf à exclure la géométrie de la Mathématique, mais elle en fait partie). La Géométrie n’est que la projection spatiale et la représentation physique ou métaphysique des fonctions d’ondes produites par les vibrations des ondes électromagnétiques, puisque Louis de Broglie a résolu l’unification des ondes et des particules (les photons sont pilotés par les ondes). Le Pr Robert Vallée, ancien maître de conférences en mathématiques à l’Ecole Polytechnique (Paris), fondateur du Cercle d’études cybernétiques, président Louis de Broglie, m’a confirmé, dans un message personnel « l’intérêt de votre entité Zéro-Infini », votre signifiant la mienne.

Eh oui, c’est la solution du Théorème d’incomplétude de Gödel qui permet l’économie de l’absurdité des « fluctuations quantiques du Vide », sinon le Vide lui-même.  Robert Vallée, je l’avais connu au Groupe Systema, qui travaillait dans le cadre de l’Ecole nationale supérieure des techniques avancées. C’est là que j’ai connu Jean-Pierre Luminet, Laurent Notale et d’autres. C’est au restaurant chinois, qui se trouvait en face, de l’autre côté du bd Victor, que se disaient les choses les plus intéressantes à l’abri des oreilles indiscrètes de l’ENSTA. J’étais le clochard de la bande, polytechniciens, normaliens, tous bardés de diplômes. Je n’en avais aucun.

PROMESSE D’ETERNITE FAITE

A L’HOMME PAR  DIEU DIVISE

C’est là, au restaurant chinois, qu’un soir, mon voisin, personnage considérable, le PRobert Vallée, président de l’Organisation mondiale de Systémique et de Cybernétique (World Organisation of Systems and Cybernetics (WOSC), homme affable, simple, charmant et remarquablement bienveillant — tout le contraire des arrogants spécialistes de la cosmologie —, m’avait un soir sidéré en me disant qu’à l’infini, les parallèles pouvaient aussi bien ne pas se rejoindre — dans l’Infini vide de géométrie euclidienne, de courbure et de pesanteur nulles, donc absolument redressé — que se rejoindre toutes en un point — le point mathématique… le Zéro, de géométrie  riemannienne à courbure infinie, de pesanteur et de densité infinies ! Rien dans tout cela que de logique élémentaire et évidente !

J’en étais resté au cours de M. Combes, qui n’enseignait que la géométrie euclidienne. Voici que le Pr Robert Vallée me fournissait, à son insu et au mien, la solution géométrique de mon angoisse de la mort, qui m’avait poussé à bâtir le modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique, travail du deuil de ma grand-mère qui avait été ma véritable mère, que je n’avais commencé qu’au quinzième anniversaire de sa mort, le 17 décembre 1971. En voyant ce modèle, le professeur m’avait dit : « Mais ce n’est pas une cosmologie ! C’est une cosmogénèse ! » Eh oui, il m’apprenait la différence. D’ailleurs elle rendait bien compte avec une précision stupéfiante de la Genèse biblique, jusqu’à la promesse faite à l’Homme « devenu comme l’un de nous » — dit Iahvé Dieu qui parle de lui-même, pour la première fois, au pluriel — de « vivre éternellement » « s’il s’empare aussi de l’arbre de vie », « qu’il n’en mange et ne vive pour toujours » !

DE L’ART INFINI A L’ART ZERO

Je souhaite publier une troisième édition de Médecine du mal, médecine des mots, conservant mon titre et mon sous-titre, et, tant qu’à faire, l’éditer,  si possible, chez chez un éditeur connu. Je souhaite aussi publier, le cas échéant, à mes frais, Le Grand Rebond ou l’Eternel Retour. Il faudra, en outre, à la prochaine assemblée générale de l’association, mettre à jour le tableau des présidents d’honneur, que l’ancien président nommait lui-même sans prévenir personne, tout en prétendant qu’il ne savait pas qui les avait nommés. Conserver Raymond Hains et Jacques de la Villeglé est, me semble-t-il, plus qu’il n’en faut.

Quant à la revue PAN, peut-être pourrait-on envisager de la refaire paraître — sous réserve de trouver quelqu’un qui se charge de faire la mise en page — son comité de rédaction compte toujours Boris Sirbey, Bruno Duval, Tony Brachet et moi-même, qui suis directeur de la publication. Se pose alors la question de la collaboration entre les  Editions Edysseus et l’A.F.P.  Daligand n’étant plus membre de l’association — il a remis sa démission — la publication de son ouvrage, sans intérêt pansémiotique, « Les Symboles retrouvés », au titre de l’association, n’est bien évidemment plus de saison. Peut-être ne serait-il pas inutile que nous en parlions —avec Boris Sirbey et Mathias Daval. Quant aux bateleurs de foire qui se sont disputés la vedette à Nice, chacun tirant la couverture à soi, réduisant l’ancien président de l’A.F.P. à un rôle de figurant, puis dans les locaux de la mairie de Paris, ils ont eu le succès qu’ils méritaient. La presse niçoise n’a pas plus rendu compte de cette pantalonnade que la presse parisienne n’a rendu compte de celle des raviolis exposés rue de Rivoli.

« Tout est art », dit Ben. Mais tout têtard ne devient pas forcément grenouille. En revanche, si tout est art, c’est que la graine de nouilles — le nombre des artistes — tend vers l’infini. Du même coup, l’art tend vers zéro. La Relativité est toujours absolue ! N’importe quel bipolaire peut exposer, dans la galerie des glaces de Versailles, une montagne de gélules pharmaceutiques multicolores en soutenant que c’est une œuvre d’art ! Comme disait le maréchal Foch, à propos de la guerre d’offensive absurde qui ne faisait qu’anéantir des divisions entières, sans gagner un pouce de terrain, en 1916 : « Aille lagon, Aille lagon, Aille lagon comme la Lune ! »

Le Roi est définitivement nu !

L’IGNORANCE ESSENTIELLE

ET L’ETERNITE

Pour conclure, je citerai un texte de Gaston Bachelard. Signe pansémiotique, je ne cherchais pas cet ouvrage de Bachelard mais le Littré. L’ouvrage de Bachelard est tombé accidentellement de ma bibliothèque — mais sûrement par hasard. Je l’ai pris et son titre m’a immédiatement frappé : « L’Intuition de l’instant ». Le premier paragraphe de l’introduction — douze lignes — entrait en résonance avec « Le Temps retrouvé » de Marcel Proust et le « bonheur » qui serait, selon notre Constitution et celle des Etats-Unis, la finalité même de nos peuples. La difficulté du bonheur, c’est sa définition. Personne ne l’a jamais défini. Dans le Temps retrouvé, Proust s’en approche, au plus près, suggérant une sorte d’abolition du Temps physique, par la superposition du temps passé au temps présent —, à propos du bal des Guermantes. Il croit  retrouver — après le souvenir de la madeleine et de la serviette empesée — les parents quand ce sont leurs enfants qui dansent. Mais aussi Proust, en descendant de sa voiture, sent son pied portant à faux sur la dénivelée des pavés de la cour de l’Hôtel de Guermantes, ce qui le projette instantanément dans le passé, à Venise, sur les dalles dénivelées du Baptistère de… Saint-Marc, fusionnant le présent et le passé.

Même impression à propos de la mort de Bergotte auquel Anatole France aurait servi de modèle, contemplant « le petit pan de mur jaune si bien peint du port de Delft » par Vermeer. Bachelard, lui, écrit :

« Quand une âme sensible et cultivée se souvient de ses efforts pour dessiner, d’après son propre destin intellectuel, les grandes lignes de la Raison, quand elle étudie, par la mémoire, l’histoire de sa propre culture, elle se rend compte qu’à la base des certitudes intimes reste toujours le souvenir d’une ignorance essentielle. Dans le règne de la connaissance elle-même, il y a ainsi une faute originelle, c’est d’avoir une origine ; c’est de faillir à la gloire d’être intemporel, c’est de ne pas s’éveiller soi-même pour rester soi-même, mais d’attendre du monde obscur la leçon de lumière. »

Conduisant un jour, en voiture, à Beaubourg, François Laruelle, le directeur de thèse de Boris Sirbey, puis, actuellement, de Sylvain Létoffé, je lui racontais plusieurs coïncidences surprenantes qui émaillaient notre parcours. Notamment la Librairie intitulée Les Mille Feuilles, où le poète Pierre Emmanuel, auquel j’avais montré que ses poèmes Genèse et Le Ventre l’œil, étaient la description stupéfiante du début du modèle. Plus tard, Pierre Emmanuel m’avait dédicacé son ouvrage, Une Année de grâce, dans cette même librairie : « A Richard Sünder, qui cherche à tout réunir et — peut-être – à tout diviser [Une Année de grâce] en souvenir de son grand livre brûlant et brûlé, avec toujours une pensée fidèlement amicale sans savoir si nous sommes très proches ou très éloignés. Pierre Emmanuel. » Lequel m’avait dit : « Vous apprécierez sûrement la dédicace que je vous ai faite ». Il ne se trompait pas. J’avais alors dit à François Laruelle que la Librairie les Mille Feuilles était naturellement devenue plus tard une pâtisserie. « Mais comment savez-vous tout cela ? » me demanda François Laruelle. Réponse immédiate : « Parce que je ne savais rien ! » L’agrégé de philosophie, un instant interloqué, s’était tourné vers moi et il avait éclaté de rire.

SOLUTION DE L’ANGOISSE DE LA MORT :

SE SAVOIR ETERNEL

Eh oui, sans l’ignorance essentielle, je n’aurais rien appris — la chance que j’avais eue, c’est que, après mon échec au bachot de philosophie — à six points, quand d’autres avaient été repêchés à dix, mais mon livret me qualifiait d’ « élève fantôme », « jamais vu en classe », « impossible de mettre un visage sous ce nom », j’étais bien le Zéro, vidé de lui-même, à l’Infini, en Néant… anéanti — métaphysique ! J’avais donc fait mon service militaire, comme sous-lieutenant en Algérie. A mon retour, j’avais réussi le concours d’entrée en Sorbonne, j’avais en même temps réussi un concours pour faire une année d’études et de voyage aux Etats-Unis, grâce au livre que j’avais publié sur la guerre, Jaseran noir qui avait impressionné les examinateurs. Entre le destin de Trissotin et la découverte du Nouveau Monde, avec l’élan du mage qu’avait eu Magellan, mon choix fut instantané, sans hésitation. Je n’ai donc jamais repris d’études universitaires qui m’eussent à jamais verrouillé l’esprit, notamment à la Sophistique, solution du Théorème de Gödel. J’ai même réussi à démontrer la sottise trissotinienne de l’objection de Jean Charon : « contradictio in adjecto » ! Si j’étais entré à l’Université, je serais probablement demeuré avec mon origine dans la faute originelle, sans jamais atteindre à la gloire d’être intemporel.

Ce qui m’avait mis sur la voie de la lumière, c’était le souvenir d’une journée entière, passée dans une calanque de Cassis, à me baigner avec ma maîtresse. Elle vivait à Antibes, quand j’étais journaliste à Cannes et, si près l’un de l’autre, je ne pouvais guère la voir, à cause de l’opposition de ses parents. Ce jour-là j’étais de repos et je l’avais rejointe à Marseille, où elle faisait des études dentaires au Pharo. Nous étions fâchés, elle ne voulait plus me voir, à cause de ses parents. Je l’avais appelée et elle m’avait dit de la rejoindre. Je devais la quitter ce soir-là, après un dîner merveilleux à la terrasse d’un restaurant dans cette calanque de Cassis. J’étais si parfaitement heureux qu’au moment de la séparation, cette journée de bonheur me semblait n’avoir duré qu’un instant ! Le bonheur c’était donc bien l’abolition du temps physique dans l’Eternité : le temps métaphysique infini du Zéro. C’est bien du Je savais désormais que je reverrais éternellement ma grand-mère. Je n’avais plus aucune angoisse de la mort.  

 

De la mort… pas de la souffrance !

 

Dans Le Grand Rebond ou l’Eternel Retour, le modèle géométrique de l’Arithmétique montre que le Bonheur absolu est l’abolition absolue du Temps physique dans l’Eternité, où l’on revit à vitesse exponentielle, toute l’Histoire du Cosmos douze milliards d’années — faite de l’histoire de chacun de nous — holographiée dans les vidéons. Hegel et la mémoire akashique des Védas, exclusivement subjective, disent la même chose sans parler, bien sûr, de la mémoire holographique des vidéons. Ce qui est la solution de la faute originelle et la gloire d’être intemporel… se savoir éternel.

Bien cordialement à tous,

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Richard Sünder

www.pansemiotique.com

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juin
11

De Cagliostro à l’Ange bleu — L’hypnose : de la Dépression à la trépanation

De Cagliostro à l’Ange bleu

L’HYPNOSE : DE LA DEPRESSION

A LA TREPANATION 

Par Richard Sünder

L’Histoire de l’hypnose remonte aux Sumériens (-4000). Ils ont décrit dans leurs tablettes les méthodes de l’hypnose. De nos jours, beaucoup parlent de l’hypnose, comme s’il s’agissait d’une technique qui permet d’endormir les patients, c’est-à-dire de les plonger dans le sommeil. Que, sous hypnose, la conscience du sujet soit différente de ce qu’elle est dans la veille, c’est évident. Que le sujet sous hypnose passe en partie sous le contrôle de l’hypnotiseur, c’est certain. On peut donc classer la transe hypnotique parmi les « états modifiés de conscience ». Les dictionnaires et les encyclopédies n’y manquent pas. Toutefois l’hypnose effraie bien des gens parce que la littérature et la filmographie policières en ont fait un instrument de manipulation qui permettrait de soumettre l’individu, voire les foules à la volonté d’un seul — détenteur du mystérieux et inquiétant pouvoir hypnotique.

Mabuse et Moriarty

font la réputation

néfaste de l’hypnose

Ce qui nous ramène — comme le réalisateur des « western » en noir et blanc, John Ford — au combat éternel du bien et du mal. Eh oui, plus les chaînes de télévision sont nombreuses et quadrillent la planète, plus les films qui mettent en scène les personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle — Sherlock Holmes et son ennemi juré, le professeur Moriarty —, reviennent éternellement en boucle sur nos écrans. Tout comme les personnages de Friz Lang, tel le Docteur Mabuse, dans Metropolis. Et même jusqu’au héros d’Agatha Christie, Hercule Poirot, qui, pour résoudre une énigme, utilisera une fois l’hypnose. Des universitaires, spécialisés dans le roman policier, soutiennent qu’Agatha Christie elle-même utilisait l’hypnose pour écrire, ce qui fait penser à André Breton et aux surréalistes qui utilisaient l’écriture automatique, en se mettant dans un état quasi-hypnotique.

Bien entendu, Mabuse et Moriarty utilisent tous deux l’hypnose, comme un effrayant pouvoir qui leur permet de soumettre absolument à leur volonté les individus de leur choix. Bien que le nom même de Mabuse soit double et ambigu : il se prononce mabouzeu en allemand mais — ce qui est sans doute plus clair et évident — il se lit, en français, m’abuse, comme pour en dévoiler le sens, que révèle également le film, Dr. Mabuse der Spieler (Dr Mabuse, le joueur), de 1922. Le plus fascinant dans les films de Fritz Lang, c’est qu’ils dépeignaient, dès le début des années Vingt, peu après la défaite de 1918, l’Allemagne souterraine, en gestation, qui allait naître. Mabuse fascinait les Allemands, notamment, l’un d’eux, le caporal-estafette de la Première Guerre mondiale, blessé, aveugle et délirant sur son lit d’hôpital à l’annonce de la capitulation… Adolf Hitler qui allait devenir le maître du Reich. Hitler, devenu chancelier, en 1933, Gœbbels avait vainement demandé à Fritz Lang de devenir le réalisateur officiel du cinéma allemand.

La vision prophétique

des films de Fritz Lang

inspirée par sa femme

Fritz Lang avait préféré se séparer de sa femme, la scénariste Thea von Harbou, afin de s’expatrier plus facilement et discrètement en France. C’est elle qui avait inspiré la vision prophétique des films de Lang, son mari, qui montrait l’Allemagne en décomposition et qui allait donner naissance, à partir de l’Allemagne souterraine des sombres arrière-salles de café, à l’Allemagne nazie, notamment dans Metropolis, 1926, et M. le Maudit 1931. Mais aussi dans la déchéance du professeur Rath incarné par l’inoubliable Emil Jannings dans l’Ange bleu, de Josef von Sternberg, 1930. Fritz Lang, se gardant prudemment de refuser cette promotion de « cinéaste officiel du Reich » nazi, avait préféré s’expatrier à Paris, en 1933.

Il devait y tourner, en 1934, un film étrange, surréaliste, Liliom, avant de gagner les Etats-Unis, sur l’invitation du producteur David. O. Selznick, venu sur les lieux du tournage, qui l’engageait à la Metro-Goldwyn-Mayer. Liliom, incarné par Charles Boyer, est un mauvais garçon, fainéant à la dérive, grand séducteur qui plaît aux femmes. Il séduit une innocente et naïve petite bonne, Julie Boulard. C’est le grand amour… elle tombe enceinte ! Peu soucieux de devoir entretenir la mère et son enfant, Liliom se suicide pour échapper à la police. Celle des hommes, bien sûr, mais il n’échappe pas à celle, évidemment surréaliste, des cieux. Le voici enlevé jusqu’à l’Hôtel de police qui est l’antichambre du Paradis, comme dans le film de Lubitsch, Le Ciel peut attendre (Heaven can wait) 1943. Condamné, par la justice céleste, à seize ans de purgatoire, il obtient de retourner sur Terre pour s’occuper de son  enfant.

Subjugué par la puissance du Verbe

le caporal-estafette découvre

dans le Tunnel sous l’Atlantique

la vision hallucinée de son propre destin

Quant à l’honneur de devenir cinéaste officiel de l’Allemagne nazie, c’est à Leni Riefenstahl qu’il devait échoir. Hitler ne s’était pas trompé : le célèbre film Triumph des Willens (Le Triomphe de la volonté) 1934, était, selon certains, un « documentaire grandiose qui révèle à la fois tout l’esthétisme et la grandiloquence cinématographique de Riefenstahl et constitue l’un des plus grands documentaires de propagande jamais réalisés ». Il faut alors rappeler que le cinéma est encore muet, en 1919, et que la radiophonie — « la T.S.F. », téléphonie sans fil — ne va apparaître qu’entre 1907 et 1920. C’est en voyant le film de Kurt Bernhard, Der Tunnel (Le Tunnel), en 1920, que Hitler, peintre clochard, est littéralement sidéré, subjugué et fasciné par le verbe, la parole, comme s’il venait de voir son futur destin. Dans la version française du film, Jean Gabin joue le rôle de l’ingénieur, chargé de creuser un tunnel sous l’Atlantique, en dépit des campagnes et des sabotages organisés par les compagnies maritimes et aériennes qui redoutent la concurrence. L’ingénieur souterrain galvanise ses troupes par ses discours et achève le tunnel ! En sortant du cinéma, comme le dira son voisin de lit Hanisch — tous deux hôtes de l’asile de nuit de la Meldemannstrasse, la rue de … l’estafette qu’avait été, durant la guerre,  le caporal — Hitler était dément, passant d’un état de transe hystérique à la prostration et retour, comme s’il venait d’être foudroyé par la puissance du verbe ! Chose d’autant plus stupéfiante que le film était… muet !

Il est vrai que les films peuvent faire rêver et que le rêve, dans le sommeil paradoxal, est la voie royale qui mène à l’inconscient. Leni Rifenstahl avait achevé son premier film, deux ans plus tôt, intitulé La Lumière bleue (Das blaue Licht), y tenant le premier rôle, sans éclipser, bien sûr, Marlene Dietrich, héroïne dans l’Ange [également] bleu de Josef von Sternberg, 1930 ! C’est Emil Jannings, véritablement saisissant, qui éclipsait Lili Marlene dans ce film ! La présence de Dietrich était surtout due à sa plastique, très appréciée de Sternberg. Sans doute les cuisses rondement enveloppées de Marlene ne seraient-elles pas, aujourd’hui, du goût des jambes-allumettes des jeunes filles — à l’ombre en fleur ou pas — qui évoquent Buchenwald ou Dachau, plutôt que la taverne de l’Ange Bleu. Le professeur Rath y avait également succombé… tout comme ses élèves.

Le plus surprenant est que La Lumière bleue prenait la défense des faibles, appelant à la tolérance et au respect d’autrui et qu’il fut couronné du Lion d’argent à la Mostra de Venise. A l’évidence il y avait là de quoi certainement séduire Hitler et Gœbbels, son ministre de la propagande ! Le talent de Riefenstahl était tel qu’il devait aussi bien appeler à l’intolérance, au mépris des faibles sans qu’il en coûte au Reich, qui se féliciterait, comme il est de mode aujourd’hui, d’avoir eu Riefenstahl à bas prix, à low cost avec, par-dessus le marché, l’holocauste des misérables !

La lumière favorite du nazisme, pour organiser l’insécurité sociale n’était pas le bleu, palsambleu !  mais… le noir uniforme de la SS et la flamme des torches éclairant la nuit les autodafés des œuvres de Freud, de Robert Musil et de Stefan Zweig. A ne pas confondre avec la Sécurité Sociale. Il est vrai que Leni Riefenstahl était fascinée par Hitler et ses discours qui semblaient littéralement hypnotiser les foules germaniques qui n’avaient en tête qu’un besoin de revanche, après la désastreuse et honteuse capitulation de 1918, et l’effondrement de l’Allemagne. En dépit de Charlemagne, empereur allemand pour les Allemands, empereur français pour les Français, dont le palais était à Aix-la-Chapelle (Aachen, en allemand, ville de Rhénanie du nord-Westphalie), et non pas à Aix-les-Bains, en France ! Les Francs étaient un peuple germanique et sûrement pas gaulois. Quant aux Gaulois, ils n’étaient certainement pas les Barbares qu’a dépeint Jules César dans sa Guerre des Gaules.

Les effets de l’hypnose

sont temporaires :

ils ne durent pas

Pour ramener le public à une plus juste vision de la vraie nature de l’hypnose, je dois dire que faire de l’hypnose est à la portée de tout le monde ou presque et que, comme on va le voir, si elle peut galvaniser les foules, il y a bien des limites au pouvoir de l’hypnotiseur. J’ai moi-même utilisé l’hypnose en psychothérapie. Non pas, certes, pour faire disparaître un symptôme, ce qui est possible. Mais les effets de l’hypnose sont temporaires. Ils ne durent pas. Après trois mois, tout est à refaire. Le seul moyen de faire disparaître un symptôme, c’est d’éliminer sa cause. Or, comme l’a rappelé le Pr Yves Agid, dans l’émission d’Antenne 2, « Savoir Plus Santé », le 17 février 2001 : « On ne connaît les causes d’aucune maladie ! » Conclusion : le discours de ceux qui prétendent les guérir par la médecine conventionnelle  relève du boniment (au sens exact de ce terme) ! Ainsi, bien entendu, que du boni… menteur ! La cause des maladies, c’est un conflit que seule l’anamnèse peut découvrir, comme l’a démontré le docteur Georg Groddeck, « psychanalyste [heureusement] dissident »,  inventeur de la psychosomatique ou — terme plus moderne qu’il n’utilisait pas — la psychobiologie.

Freud est célèbre pour l’échec de ses thérapies. Il n’empêche que le maître aussi bien que ses premiers disciples savaient que les effets de l’hypnose sont éphémères, en dépit des effets du père qu’il désespère. Freud avait fait ses premières thérapies en utilisant l’hypnose. Charcot à la Pitié-Salpêtrière l’avait lui-même utilisée, avant Freud qui suivait ses cours et qui l’admirait. Charcot l’avait même réhabilitée comme sujet d’étude scientifique, obligeant l’Académie de médecine à la reconnaître et à cesser de la condamner en la qualifiant de « magnétisme animal » et de pratique de charlatan ! Allusion à Mesmer et à son baquet.

Ce succès de Charcot, contraignant l’Académie à baisser pavillon, avait beaucoup étonné Pierre Janet (1859-1947), philosophe devenu médecin et psychothérapeute, rendu célèbre par son cours sur « l’Amour et la Haine » donné au Collège de France et accueilli par Charcot, dans son service de la Salpêtrière. Mais, bien vite, Freud et les premiers psychanalystes avaient abandonné la thérapie sous hypnose. Avaient-ils compris que seule l’anamnèse, à l’état conscient, du patient peut lui faire lâcher le conflit qu’il a somatisé dans l’organe correspondant audit conflit. C’est peu probable, puisque c’est à Georg Groddeck qu’on la doit, ainsi qu’à Henri Laborit, qui, longtemps avant Ryke Geerd Hamer, l’avait écrit, en toutes lettres, dans son ouvrage « L’Inhibition de l’action » (Masson éditeur). En revanche, c’est bel et bien Hamer qui l’a établie sur des bases scientifiques grâce au scanneur qui n’existait pas à l’époque des précurseurs.

« Vingt mille lieues sous les mers »

l’hypnose rafraîchit la mémoire

J’avais vu — au milieu des années Quatre-vingts, à l’occasion d’un salon de parapsychologie — Erich Lancaster, dans une émission de télévision, placer en état d’hypnose une compagnie de trente ou quarante personnes. Un spécialiste de la contradiction  — qui se faisait fort de démontrer la supercherie — était alors apparu sur la scène en courant, hurlant comme un dément : « Au feu ! Au feu ! Au feu ! » Aucune des personnes allongées sur la scène, en transe hypnotique, n’avait bronché. Pas plus que le pompier de service éveillé dans la coulisse, qui n’avait pas appelé de renfort. Aucune d’elles n’était sortie de l’état hypnotique, ignorant l’alerte au feu ! Seul l’hystérique histrion continuait de hurler et de gesticuler vainement, sans inquiéter personne, hormis lui-même, et, faute de braises, constatant son échec,  de faire halte au feu ! Le lendemain au Salon de parapsychologie, j’avais revu Erich Lancaster — dont j’avais fait la connaissance — mettre en état d’hypnose un bataillon de visiteurs.

Je m’étais dit que, s’il pouvait le faire, il n’y avait aucune raison que je ne le fasse pas moi-même. Non pas, certes, sur un bataillon mais sur un patient. A la première séance de psychothérapie que je fais avec un nouveau sujet, je lui demande quels sont les livres, les films ou les souvenirs qui l’ont le plus frappé et je note, au cours de la séance de deux heures, tout ce qui se dit d’important afin d’en fixer la mémoire — copie du compte rendu au patient. Non sans lui avoir demandé d’en faire lui-même un compte rendu, après chaque séance, pour la séance suivante, afin de voir ce qu’il en a retenu et ce qu’il a « oublié ». La démonstration de Lancaster tombait bien ! Le lendemain, je recevais un jeune homme auquel je demande quels sont les livres, les films et le souvenir qui l’ont le plus frappé.  Il me répond : « Vingt mille lieues sous les mers. » « Avez-vous lu le livre ? » « Non. » « Avez-vous vu le film ? » « Non. » « Mais qu’est-ce donc qui vous a frappé dans ce titre ? » « Je ne sais pas ! » J’insiste. Impossible d’obtenir une explication ! Je lui dis alors que je vais le mettre sous hypnose — évitant les mots de « transe hypnotique » pour ne pas l’inquiéter — afin de lui rafraîchir la mémoire.

Inconscient

mémoire, hologramme

vidéons et Védas

Il y a différentes manières de mettre un  sujet en état d’hypnose. Les novices — c’était mon cas, puisque c’était la première fois que je me risquais à cette pratique — demandent au sujet de s’asseoir sur une table ou un matelas en position assise sans aucun appui dans le dos. Ce qui facilite la suggestion, lorsque l’hypnotiseur lui  dit : « Vous êtes tout à fait détendu, vous sentez que vos membres sont pesants, de plus en lourds, vous sentez une force irrésistible qui vous tire en arrière, vous partez en arrière, laissez-vous aller sans crainte, mes mains vont vous guider, vous les sentez, vous êtes de plus en plus lourd, de plus en plus pesant, vous éprouvez une profonde sensation de bien-être, vous vous endormez…Vous n’entendez plus aucun bruit, vous n’entendez plus que ma voix. Vous dormez et vous allez me le confirmer en levant le petit doigt de votre main droite. » Droite, certes, mais il n’est pas interdit d’utiliser celui de la main gauche.

Si le petit doigt ne se lève pas, vous poursuivez le discours jusqu’à ce qu’il se lève. En l’occurrence, le jeune homme avait levé le petit doigt. « Très bien ! Vous êtes profondément endormi. Vous vous sentez détendu et confiant. Vous éprouvez une très profonde sensation de bien-être. Pourquoi le titre de l’ouvrage de Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers, que vous n’avez  pas lu et dont vous ne savez rien, vous a–t-il frappé ? » « Parce qu’il me fait penser à ma mère qui m’écrase. » Ah !… Eh oui, la pression de l’océan ou de la mer peut faire éclater la coque des sous-marins même nucléaires. La mer  —  marine ou océanique  — a toujours été symbolique de la mère… maternelle. Tout comme l’arbre ou l’obélisque — et non pas l’odalisque du tableau d’Ingres — de nature phallique est le symbole masculin du père ou de l’homme. Ce qui était donc bien clair, c’est la pesanteur d’une mère abusive qui avait frappé le jeune homme dans ce titre qu’il avait inconsciemment associé à sa mère.

Comme il craignait sa mère, il ne voulait pas l’accuser, ni même la mettre en cause. Raison pour laquelle il avait choisi — à son insu parce que la suggestion venait de l’inconscient, comme pour le cycliste Richard Virenque, voire le vainqueur tricheur américain de plusieurs tours de France, Lance Armstrong —  la métaphore subtile du livre de Jules Verne. Mais, non moins subtil, l’inconscient, qui la lui avait suggérée, semblait bien savoir ce qu’il faisait, comme s’il savait ce qu’il en adviendrait. A l’état conscient, le sujet en ignorait la raison inconsciente. Mais la transe hypnotique lui avait immédiatement donné la réponse.

Ce titre était bel et bien un signe pansémiotique de l’inconscient qui avait codé le souvenir dans la mémoire vidéonique de ce garçon qui, mis en transe hypnotique, l’avait aussitôt décodé. La mémoire vidéonique est la mémoire des vidéons. Les vidéons, auxquels le philosophe Gilles Deleuze s’intéressait beaucoup, sont les plus petits points physiques de l’espace-temps, mis en évidence logique par le philosophe autrichien Ludwig Wittgenstein, dans son Tractatus logico-philosophicus. C’est dans ces points que se grave, sous forme holographique (les ondes électromagnétiques étant des lasers), la mémoire de l’Histoire du Cosmos, conforme à l’Idée de Hegel, et analogue à la mémoire akashique des Védas. Quoi que puissent en dire les cuistres, qui récusent l’inconscient à Caen, d’où partent les cars pour Caen et même chez Lacan, quand partent-ils, quand ils sont chargés de la mémoire de Raymond Devos.

Inconscient et Conscient

pulsion de conscience

et pulsion d’inconscience

Cet exemple montre clairement que la pulsion d’inconscience est bien le produit de la conscience et que, dialectiquement, la pulsion de conscience est le produit de l’Inconscient. Rien de plus logique : l’inconscient n’a qu’un projet et qu’un désir (inconscient, bien sûr, donc une pulsion) : devenir conscient. Hegel dit que c’est le projet même du Cosmos. Quant à la conscience, elle a souvent beaucoup à cacher d’où son désir de silence. Comme le montre cet exemple, l’hypnose peut jouer un rôle, voire être essentielle dans une anamnèse. Mais tondre le gazon à ras peut supprimer le symptôme tant que la racine n’a pas eu le temps de le faire repousser. Mais, avec un peu de patience, le gazon repousse et le symptôme réapparaît, aussi longtemps qu’on n’a pas supprimé la racine. Supprimer la racine, c’est bel et bien supprimer la cause du gazon. C’est là précisément l’objet de l’anamnèse — qui permet le rétablissement de la mémoire.

Une jeune fille de dix-neuf ans était  venue me voir parce qu’elle souffrait de dépression et de spasmophilie depuis six ans. Elle faisait régulièrement trois crises de spasmophilie par semaine. Aucune médecine, aucun traitement n’en était venu à bout. Bien entendu, la transe hypnotique les faisait momentanément disparaître, ce qui soulageait la jeune fille. Mais ça ne les empêchait pas de revenir… Deux ou trois semaines plus tard. Après trois mois d’analyse — la jeune fille ayant fait à l’état d’éveil son  anamnèse — elle en avait identifié la cause —, la dépression avait disparu.

Je précise que la dépression et l’alcoolisme disparaissent, en général, après une anamnèse de trois mois, voire moins. Seule persistait la spasmophilie, dont les crises étaient pourtant moins fréquentes. Je lui propose de lui faire des séances d’hypnose. Elle accepte. Au bout de trois séances, la spasmophilie avait disparu. Mais, si l’hypnose y avait contribué, en créant un climat favorable, c’est bien l’anamnèse — c’est-à-dire la prise de conscience à l’état d’éveil du sujet — du conflit qui en était la cause, qui avait été décisive. En l’occurrence conflit de crainte de perdre son territoire et conflit de séparation.

C’est par l’hypnose que Freud avait été conduit à la découverte de l’inconscientdas Unbewuszt — lorsqu’il suivait le cours de Charcot à l’Hôpital de la Salpêtrière. Charcot y traitait l’hystérie par l’hypnose. Pour Freud, il était évident que l’hypnose était une voie d’accès à l’inconscient, même s’il n’avait pas eu connaissance de l’exemple du décodage de Vingt mille lieues sous les mers. Néanmoins, Freud et ses premiers disciples s’étaient vite aperçu que les résultats obtenus sous hypnose n’étaient pas stables, ils avaient une durée limitée.

Une patiente de Freud, Elisabeth von R., lui avait imposé de l’écouter. C’est cette femme qui est donc à l’origine de la méthode d’écoute freudienne des associations d’idées. On constate que les psychanalyses qui consistent à prêter l’oreille au patient durent des années, quand ce n’est pas la vie entière — un psychanalyste avait proposé à une patiente, venue me voir, une analyse à vie ! mais sans vis-à-vis puisqu’il passait le plus clair de son temps dans le bureau de sa secrétaire ou à répondre au téléphone, sachant que la patiente n’avait rien à lui dire. On peut dire que leur succès et leur utilité sont alors problématiques. Raison pour laquelle j’ai préféré la psychothérapie psychosomatique de Groddeck ou la psychobiologie qui consiste à rechercher les événements bouleversants de l’existence du sujet.

Le Verbe absolu

parole de Dieu

et parole du Diable

Le seul reproche que l’on peut faire à l’anamnèse psychosomatique ou psychobiologique, c’est qu’elle ne résout pas le conflit absolu qui est à l’origine de toutes nos angoisses : l’angoisse essentielle et néantielle de la mort. Les Eglises ne le résolvent pas davantage dans la mesure où elles ne proposent — pour résoudre cette angoisse de la mort — que la foi ! Ce qui ne résout rien pour ceux qui n’ont pas la foi, aussi bien que pour ceux qui l’ont eue mais qui, comme moi, l’ont perdue. Ce fut, en effet, mon cas, entre douze et quatorze ans. L’aumônier du lycée de Reims m’avait accusé d’orgueil… non pas satanique mais… luciférien ! Lucifer ! l’Ange de lumière qui s’empare de la puissance divine ! Pareille accusation marque un adolescent de douze ou quatorze ans pour la vie ! C’est probablement ce qui m’a conduit, sans le savoir, à bâtir le modèle géométrique de l’Arithmétique — laquelle, étant infinie, est le Verbe absolu : donc le langage même du Créateur. Quant au modèle, ce n’était que le tardif travail du deuil de ma grand-mère, que je n’ai fait que quinze ans près sa mort. Je n’étais, certes, pas très précoce et j’avais — c’est le moins qu’on puisse dire — l’intelligence plutôt lente.

Autre inconvénient des diverses solutions religieuses, c’est que toutes les Eglises — à la seule exception peut-être du bouddhisme, mais est-ce une Eglise ? — prétendent toutes être chacune la seule à détenir la parole de Dieu, à l’exclusion de toutes les autres qui ne détiennent alors… que la parole divisée de Dieu — qui est l’Unité absolue. Quant à la division du Verbe absolu qui est bien  la parole de Dieu, elle est alors le Symbole absolu divisé en diaboles. C’est la diabolisation du Verbe par le Diable ! C’est là ce qui fut la cause des croisades… On les croyait finies. Mais elles sont bien revenues sous forme de boomerang djihadiste. Comme je suis respectueux de toutes les Eglises et que je crois ce qu’elles disent, force est de constater qu’elles ont toutes raison et que, par conséquent, chacune d’elles porte la parole de Dieu quand toutes les autres portent la parole, divisée, donc diabolisée, de Dieu en parole du… Diable ! En douter serait mettre en doute la validité même de leur parole. Ce qu’à Dieu ne plaise,  je me garderai de faire.

Quelle est la cause

et la source

de tous nos conflits ?

Dieu, terme latin Deus qui vient du grec Zeus, fils de Chronos, fils d’Ouranos, émasculé par son propre fils Chronos, à l’aide d’une faucille mais sans marteau (qui sera réservé à Marx), le dieu du Temps et des chronomètres, évoque déjà les dieux fort divisés et pluriels de l’Olympe, qui ressemblent bien davantage aux hommes — qui se prennent tous pour Dieu —, parce qu’ils sont divisés, donc diabolisés. Tous sont bien le fil même — c’est-à-dire la filiation — de Dieu  mais le fil incarné, physique, rompu et divisé, à chaque naissance, comme l’ombilic des limbes. La Théogonie d’Hésiode sépare l’univers des dieux — l’Olympe — de l’univers des hommes. Bien entendu les dieux de l’Olympe, quoique vivant sous la houlette de Zeus, ressemblent terriblement aux hommes, puisqu’ils sont… divisés, donc diabolisés.

Mais les dieux sont trop bien élevés pour se colleter entre eux. Dieu merci, c’est le cas de le dire, ils ont, sous la main, les hommes, boucs émissaires, sur lesquels ils projettent leurs passions et, bien entendu, les conflits qu’elles suscitent. Charge aux hommes de les régler entre eux, en se colletant comme des chiffonniers. Et même de dangereux guerriers comme le montre Homère dans la Guerre de Troie.

Or Dieu ou, pour mieux dire, l’Être — unitaire, donc absolu, est l’unité absolue, donc l’UN absolu. Lequel unifie en lui, son propre contraire, le Néant ou l’Infini vide inversé en NU. Eh oui, si l’Être absolument uni, en l’UN, qui est le Plein infini — de densité infinie —, absolu, n’unifiait pas son propre contraire, c’est-à-dire sa division en diaboles, donc en Vide néantiel absolu, l’Infini vide — de densité zéro —, qui est bien son inversion en NU,  dépouillée de tout vêtement, par sa vacuité absolue, aussi nue que la vérité, dans le puits sans fond ni fin ni confins, il ne serait pas Tout — autre absolu —, y compris le Rien ! Le Rien serait exclu ! Il lui manquerait quelque chose et il ne serait donc pas l’Absolu !  L’Être absolu implique en lui-même, dans l’unité absolue, le Néant, sa propre néantisation en Infini vide ! Être et Néant ne font qu’un dans l’Arithmétique où ils sont le Zéro — absolument fini et infiniment plein (densité et température infinies selon la solution des équations d’Einstein par Robertson et par Walker « avant » (entre guillemets car, à vitesse infinie, donc nulle,  tout est simultané) que le Cosmos physique n’apparaisse — et l’Infini — absolument infini et vide — unifiés ! Bref  l’Onto-Néantologie, solution du conflit de l’angoisse absolue : l’Être-Néant unifié. La contradiction absolue est résolue : Être et Néant ne font qu’un

Je suis la sève héritée
Je suis la sévérité
Même en songe et vérité
Mes mensonges, c’est vérité.

Ces vers stupéfiants de Jean Cocteau évoquent à la fois Moustaki, qui vient de mourir — d’un cancer, dit-on sans jamais préciser lequel —, et le célèbre aphorisme ou le paradoxe d’Eubulide. Si l’on ne sort pas du point d’observation — le système de coordonnées — purement médical et biologique, on se trouve confronté au paradoxe du menteur d’Eubulide que voici : « Ulysse, qui est crétois, dit : “Tous les Crétois sont des menteurs.” Dit-il vrai, dit-il faux ? » Si tous les Crétois sont des menteurs, Ulysse, étant crétois, ment. Donc tous les Crétois ne sont pas des menteurs. Si tous les Crétois ne sont pas des menteurs, Ulysse, étant crétois, dit vrai. Donc tous les Crétois sont des menteurs. Mais, si tous les Crétois sont des menteurs, Ulysse, étant crétois, ment. Donc tous les Crétois ne sont pas des menteurs, etc. Il est impossible de savoir si Ulysse dit vrai ou faux : le paradoxe est réputé sans solution.

Il est, en effet, sans solution, aussi longtemps qu’on reste enfermé dans le système clos de la Crète et de ses lois — en particulier la loi qui dit que « tous les Crétois sont des menteurs ». On tourne alors en rond dans le système clos de la Crète sans trouver d’issue, tout comme on tourne en rond dans un ruban de papier verrouillé sans torsion. La solution, c’est le ruban de Möbius. Si l’on verrouille le ruban de papier avec torsion — en tordant l’une des deux extrémités avant de les coller —, en ruban de Möbius, alors on peut sortir du système clos. Pourquoi ? Parce que, tout clos qu’il est, le ruban reste aussi ouvert : la torsion permet d’en sortir. Faites l’essai avec un doigt. Suivez le bord intérieur du ruban, parvenu à la torsion, votre doigt sort du ruban ! Il suffit donc, pour résoudre le paradoxe, de faire sortir Ulysse du système clos de la Crète et de ses lois et de l’expédier en mer de Libye, à Cythère, à Sparte ou ailleurs, où il ne sera plus soumis à la loi crétoise selon laquelle « tous les Crétois sont des menteurs ». Selon ce qu’il dira alors, Ulysse, n’étant plus soumis aux lois de la Crète, dira vrai. Ce qui montre que les logiciens n’ont pas le cerveau assez tordu — ce qui est pourtant le cas des hémisphères spiralés du néocortex : aucun d’eux n’a trouvé la solution. Pas même le grand Kurt Gödel. Il est resté aussi court que son prénom (en allemand kurt signifie court).

Notons que c’est exactement ce qu’a fait Einstein  avec la Relativité générale, nouvelle loi de la gravitation — dans laquelle il a omis la lévitation — qui objectivait le point de vue de l’observateur, quel que soit son point d’observation et sa vitesse, en accélération ou en décélération. Son observation ne dépendait plus de l’endroit où il observait : il restait objectif !

De l’hypnose de Charcot

à l’écoute des associations d’idées

qu’une patiente impose à Freud

Curieusement, l’hypnose, tel un serpent de mer, devait être remise à la mode — sans susciter l’enthousiasme — par le Dr Chertok, à la fin des années Soixante-dix, puis, plus récemment, sous forme de « la Nouvelle Hypnose », qui semblait susciter un regain d’intérêt chez des praticiens. Est-elle plus efficace que l’hypnose traditionnelle ? La « Nouvelle Hypnose » vient de l’hypnose ericksonnienne. Elle a été introduite en 1992 par le Dr Jean Godin. C’t avec du vieux qu’on fait du neuf comme disait le duc d’Elbeuf — par la voix de Jacques Brel. Ce que je n’ignore pas, c’est que seule l’anamnèse, à ma connaissance (mais je ne suis pas le seul), résout le problème de l’efficacité durable. La cause du conflit ne dépend plus de la mémoire oubliée ou effacée puisque l’anamnèse a rétabli, sinon toute la mémoire, au moins celle qui causait le conflit… et, en l’occurrence, la spasmophilie. Ce qui, en revanche, est certain, c’est que l’hypnose n’est pas la solution de l’angoisse essentielle qui est le fondement de toutes nos angoisses : l’angoisse de la mort. Laquelle ne peut être résolue, comme le disait Nietzsche, que par l’Eternel Retour. Encore faut-il qu’il soit à l’identique — ce qui est le cas chez Nietzsche —, faute de quoi la cosmogenèse n’aurait aucun sens. Nietzsche suppose chaque nouveau cycle identique, sans le démontrer.

Selon le modèle du physicien Martin Bojowald, l’Eternel Retour n’est pas à l’identique, parce qu’il y a une perte d’information à chaque nouveau cycle. Quant au modèle géométrique de l’Arithmétique, il démontre que la quantité d’information est toujours la même, à chaque nouveau cycle. Bojowald n’a pas trouvé la solution que fournit l’Arithmétique. Le système cosmique, selon son modèle, serait alors exclusivement aléatoire — ce qui est impossible, puisque le Cosmos, où nous sommes contient du déterminisme. S’il n’était qu’aléatoire, il serait absolument incohérent et totalement absurde. Tout comme les prétendues « fluctuations aléatoires du Vide quantique ».

 Le Pr Robert Vallée, ancien maître de conférences en mathématiques à l’Ecole Polytechnique (Paris), fondateur du Cercle d’études cybernétiques, président Louis de Broglie, Président  de l’Organisation mondiale de Systémique et de Cybernétique (World Organisation of Systems and Cybernetics, WOSC, fondateur J. Rose), m’a confirmé, « l’intérêt de [mon] entité Zéro-Infini », qui est la solution du Théorème d’incomplétude de Gödel et qui permet l’économie des « fluctuations quantiques aléatoires du Vide », plaisanterie pour garçons de bains, auxquelles s’est récemment rallié Stephen Hawking.

C’est par l’hypnose que Freud devait être conduit à la découverte de l’inconscient. Il avait été l’élève, à la Salpêtrière, de Charcot qui traitait l’hystérie par l’hypnose. L’idée que cette technique était une évidente voie d’accès à l’inconscient devait s’imposer à lui et c’est sous hypnose qu’il devait conduire ses premières analyses. Mais, s’étant bientôt aperçu que les résultats qu’il obtenait ainsi n’étaient pas stables, il devait finir par renoncer à l’hypnose et par pratiquer ses cures à l’état d’éveil, laissant au patient la liberté de ses associations d’idées.

C’est avec raison qu’il avait abandonné l’hypnose comme moyen de conduire l’analyse. Le patient, en effet, conserve mieux en mémoire les découvertes qu’il fait, lui-même,  éveillé. Conformément à la maïeutique de Socrate. Mais peut-être ne fallait-il pas l’exclure absolument. L’hypnose, en effet, peut être utilisée efficacement dans trois cas précis : elle peut aider à retrouver un souvenir ou une explication quand l’analyse éveillée n’y parvient pas ; elle peut servir de tranquillisant ; enfin elle peut guérir certaines maladies d’origine nerveuse quand la médecine classique n’y parvient pas, sous réserve qu’elle soit précédée d’une brève psychothérapie. En voici d’autres exemples.

Hypnose et respiration

profonde contre le stress

la tension et la tachycardie

Un vendredi de juin, un étudiant me téléphone, bouleversé, en pleine dépression. « Mes examens commencent lundi, me dit-il. Dans l’état d’angoisse où je me trouve, je vais tout rater ! » Il est presque en larmes. Je le fais venir sur le champ et lui fais une séance d’hypnose d’une heure, au cours de laquelle je le tranquillise et l’assure qu’il réussira ses examens sans difficultés. Après la séance, il est parfaitement détendu, toute angoisse dissoute. Plus de nouvelles de lui quand, trois semaines plus tard, il me téléphone, enchanté. Il a réussi tous ses examens à la seule exception d’une UV mineure qu’il repassera en septembre, bronzé par les UV solaires — avec succès. Telles sont les raisons pour lesquelles on peut utiliser, le cas échéant, l’hypnose, non pas pour l’analyse même mais en complément, soit pour tranquilliser le patient, soit pour lui permettre de retrouver un souvenir particulier, soit comme curatif dans le cas de maladies somatiques d’origine évidemment nerveuse, comme la dépression.

J’ai eu une patiente qui se trouvait dans un état de tension nerveuse extrême. Elle avait fait une chute d’une trentaine de mètres dans une falaise rocheuse au bord de mer, à l’âge de quatorze ans. Sa colonne vertébrale était en « vrille », selon son expression et, bien entendu, elle était depuis une quarantaine d’années en fauteuil roulant. Elle faisait de la tachycardie. Jusqu’à « cent crises par jour, m’avait-elle dit, et parfois la crise pouvait durer près de deux heures ». Je lui avais dit que la respiration profonde pouvait lui être utile pour se calmer. Il se trouve qu’à l’époque où je bâtissais le modèle géométrique de l’Arithmétique j’avais un numéro de téléphone qui, manque de chance, à un chiffre près, était celui de SOS suicide.

Les désespérés, en état d’extrême tension, se trompent parfois en composant un numéro de téléphone. C’est pourquoi j’avais assez souvent des candidats au suicide qui m’appelaient, visiblement stressés et oppressés. Les premières fois, je leur disais qu’ils s’étaient trompés en composant le numéro. Ils répondaient, dans une bouffée d’angoisse, que ça n’avait pas d’importance, qu’il fallait que je les écoute. Ils étaient en état de stress intense, oppressés, parfois en pleurs, j’avais vite compris que ce n’était pas la peine de leur dire qu’ils se trompaient, je les écoutais. C’est eux qui m’ont appris ou confirmé l’importance de la respiration profonde pour calmer l’oppression qu’ils ressentaient et dissiper le stress. Je leur demandais de faire trois ou quatre minutes de respiration profonde en leur disant que ça allait les calmer. Bien entendu je leur disais : « Inspirez lentement, profondément, à fond et maintenant expirez lentement profondément etc. » Je sentais qu’ils se calmaient. Je leur demandais s’ils se sentaient mieux et, chaque fois, ils me confirmaient que oui et je les écoutais. Ce que je croyais être une malchance était  en vérité une bénédiction ! Eh oui, l’Inconscient est capable de produire des bénédictions mais aussi… des malédictions.

La patiente dont je parle était dans un état bien plus tendu et oppressé. Elle vivait avec sa mère  qui était la cause de sa tachycardie. Je lui avais appris à faire de la respiration profonde — elle pouvait en faire chez elle, pour maîtriser ses crises. Mais, bien entendu, j’avais pris l’habitude d’utiliser l’hypnose pour tenter de diminuer ses crises quand elle venait me voir. Non sans succès puisqu’à la fin, elle ne faisait plus que quatre ou cinq crises dans le mois, puis deux ou trois.

L’hypnose détend l’esprit

et permet de capter

l’attention du sujet

L’hypnose n’est en rien l’inconscience qui accompagne le sommeil profond et non paradoxal qui est celui du rêve. Tout au contraire, les sujets sont entièrement conscients, comme on l’a vu avec l’étudiant qui ne savait pas pourquoi le titre du roman de Jules Verne — Vingt mille lieues sous les mers — l’avait tant frappé. En 1955, la British Medical Association avait défini l’hypnose de la manière suivante : « un état passager d’attention modifiée chez le sujet, qui peut être produit par une autre personne et dans lequel différents phénomènes peuvent apparaître spontanément, ou en réponse à différents stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l’apparition chez le sujet de réponses et d’idées qui ne lui sont pas familières dans son état d’esprit habituel. En outre, des phénomènes comme l’anesthésie, la paralysie, la rigidité musculaire et des modifications vasomotrices, peuvent être, dans l’état hypnotique, produits et supprimés.

mai
19

LE COSMOS PHYSIQUE EST LA SOLUTION MEME DU CONFLIT METAPHYSIQUE DE « DIEU » : L’ETRE-NEANT

A vous de choisir  « Le Docteur Knock » ou

« Médecine du mal, médecine des mots »

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LE COSMOS PHYSIQUE EST LA SOLUTION MEME

DU CONFLIT METAPHYSIQUE DE « DIEU » :

L’ETRE-NEANT

Par Richard Sünder

Le problème fondamental qui se pose à la médecine conventionnelle, sous peine d’être invalide, est de savoir s’il faut ajouter ou non, aux études de médecine, l’étude métaphysique de la cosmogénèse. Peut-on prétendre être médecin, à l’époque de l’électronique et de l’ordinateur, dans l’ignorance totale des dernières découvertes de la physique contemporaine ? Certainement pas ! La psychosomatique ou psychobiologie — objet de cet ouvrage — consiste à aider le patient à faire son anamnèse afin d’identifier et de lâcher le conflit vital que, pour survivre au stress mortel qui l’oppressait, au point de l’empêcher de dormir, il a somatisé dans l’organe de son corps, correspondant à son conflit. Exemple : cancer du testicule du père ou du sein de la mère, pour le conflit de perte de son enfant.

Le stress est l’état de tension croissante, provoqué chez le sujet par l’angoisse, diffuse ou panique, de l’imminence d’un danger, qui peut être mortel, s’il atteint le seuil critique de la somatisation. C’est pour survivre à cette angoisse que le sujet la somatise dans l’organe correspondant à son conflit. Supprimer le stress, c’est supprimer l’angoisse. C’est l’angoisse qui est la source de tous nos conflits. Quant à l’angoisse fondamentale de toutes nos angoisses, c’est évidemment l’angoisse de la mort.

La supprimer, c’est donc nous rendre résistants à la plupart de nos conflits. Aveugle au fait que ses hôpitaux sont tous flanqués de boutiques de pompes funèbres, la médecine conventionnelle ne voit pas qu’ils sont l’antichambre de la mort. Bien qu’elle sache qu’une quantité de patients ne meurent pas de l’affection pour laquelle ils ont été hospitalisés mais d’affections nosocomiales contractées à l’hôpital ! Dix mille morts par an ! La mort pose la question essentielle et néantielle de la Métaphysique : y a-t-il une vie après la mort physique ? Ce qui implique l’Esprit, l’âme, l’Être… et le Néant. Plusieurs expériences, déjà anciennes, démontrent qu’il y a de la Métaphysique dans le Cosmos physique et que nous survivons donc à notre mort physique. Notamment la théorie du Grand Rebond (Big Bouncing) du physicien allemand Martin Bojowald et le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique. Tous deux concluent à l’Eternel Retour. Ce qui démontre que le Cosmos physique est le processus de l’anamnèse du conflit de Dieu. Résoudre le conflit de l’Être-Néant, c’est l’Histoire  et le projet même (Hegel) du Cosmos physique.

Stephen Hawking, dès 1989, avait tout dit, dans Une Brève Histoire du temps. Il concluait à l’invalidité rédhibitoire de toutes les cosmologies, puisqu’elles ne sont que des systèmes d’équation inertes sans aucune dynamique, faute du feu de Dieu ou du Diable — l’énergie absolue — pour les mettre en mouvement. Voici que, dans son dernier ouvrage, The Grand Design (Le Grand Dessin), il n’hésite pas à proclamer : « Il n’est pas nécessaire d’invoquer Dieu (…). L’Univers peut et s’est créé lui-même à partir de rien. La création spontanée est la raison pour laquelle il y a quelque chose plutôt que rien, la raison pour laquelle l’Univers existe et nous existons. » Sans même voir ni comprendre que, si l’origine de notre Cosmos physique fini est le Hasard absolu du Vide quantique absolu, qui exclut absolument tout déterminisme — celui, absolu, du Zéro, qui est bien le feu de Dieu, l’énergie infinie —, alors notre Monde ne peut pas contenir le plus infinitésimal iota de nécessité ! Il est nécessairement absolument indéterminé et indéterministe ! Or il y a du déterminisme dans notre Monde ! La thèse de Hawking s’évanouit d’elle-même en… néant.

Raison pour laquelle le Pr Robert Vallée, docteur ès Sciences (mathématiques) avec une thèse sur une extension de la relativité générale de Kaluza-Klein, sous la direction d’André Lichnerowicz (Université de Paris), ancien maître de conférences en mathématiques à l’Ecole Polytechnique (Paris), fondateur et directeur général du Cercle d’études cybernétiques — président Louis de Broglie —, président de l’Organisation mondiale de Systémique et de Cybernétique, m’a confirmé— en m’autorisant à en faire état, notamment sur le site de pansémiotique —, « l’intérêt de votre entité Zéro-Infini [1] ». Eh oui, elle unifie le Zéro et l’Infini, consubstantiels et indissociables, comme origine de notre Cosmos physique, elle résout donc le conflit déterminisme-indéterminisme et donne la solution — la Sophistique — du Théorème d’incomplétude de Gödel. Le Modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique (MGAT) est le fondement même de notre Monde.

R.S.


[1]. Il s’agit de l’entité du couple Zéro-Infini, établie par le modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique, qui a également frappé bien d’autres, comme le philosophe Gilles Deleuze et le sociologue Edgar Morin.

mai
10

ALIENATION DES NATIONS A LIER

ALIENATION DES NATIONS A LIER

 Richard Sünder

Etre aliéné, c’est être inconscient. L’inconscience est donc le signe, la manifestation et le symptôme de l’aliénation. Le Cosmos physique fini — notre Monde —, lorsqu’il apparaît, étant quasi-absolument inconscient, est le système même de l’aliénation, même si, quantitativement, il incarne en puissance la conscience absolue. Forcément puisqu’il constitue alors la totalité des signes ou des manifestations possibles et que sa dynamique même va le pousser à superstructurer son inconscient en conscience et en connaissance absolue de lui-même, on peut affirmer que la pansémiotique est la théorie et la pratique de l’inversion de la désaliénation, c’est-à-dire de la désaliénation des alliées nations (terme qui signifie naissance).

En effet, la folie, c’est être séparé de la raison. Se séparer de quelque chose et, en particulier, de son origine et de sa fin — sa mort —, c’est en être dépossédé. Etre dépossédé de quelque chose, c’est se l’aliéner. Etre aliéné, c’est être dépossédé. On dit pourtant que les possédés sont aliénés. Parce que, possédés par un autre, ils sont dépossédés d’eux-mêmes. Les possédés sont en réalité des dépossédés, donc des fous. Devant être dépossédé, à un moment ou à un autre de son existence, de quelque chose qu’il a possédé — la « mort » le dépossède de sa « vie », la « vie » le dépossède de sa « mort », le sommeil, de sa conscience, et la conscience, de son inconscient ou de son rêve ou encore de quelque chose qu’il désire vainement posséder, ne serait-ce que du ventre de sa mère ou de l’ombilic qui l’y liait, tout être naît forcément a-lié-né  puisque sa naissance consiste précisément à l’en délier, donc à le déposséder en faisant céder des peaux qu’il possédait.

Tout être né allié au cordon, qui est le don du corps est immédiatement délié et inversé en a-lié-né. Il ne naît donc que des fous. Et même des fous à lier, tous coupés de leur origine et de leur fin et tous coupables de céder à la force et de n’avoir pas la force de s’aider. Il n’y a cependant pas de naissance qui n’ait ses sens et ne naisse sens. Ayant retrouvé ce sens — celui de l’origine et de la fin –—, la pansémiotique est donc la science et même l’art de la désaliénation et de la renaissance en la nation alliée.

R.S.

avr
12

UN CHEVAL EGARE DANS LES RAVIOLIS AU LIEU DE COURIR LE « GRAND NATIONAL » STEEPLE-CHASE D’AINTREE

UN CHEVAL EGARE DANS LES RAVIOLIS

AU LIEU DE COURIR LE « GRAND NATIONAL »

STEEPLE-CHASE D’AINTREE

Par Richard Sünder

    C’est vers la mi-janvier 2013, à l’occasion d’un contrôle de routine, que commence, discrètement, un énorme scandale. Celui de la viande de cheval découverte dans les raviolis. Il faut, cependant, souligner qu’il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt. Ce scandale — on va le voir — a fini, grâce à un effet de mondialisation généralisée, par toucher quasiment le monde entier. Si le fait de mâcher de la viande de cheval avec son dentier — mon dentier aussi bien que le vôtre — n’est guère rassurant, il faut bien voir que c’est le système même de la mondialisation qui est en cause. Non seulement parce que la fraude est généralisée mais encore parce que, pour que la consommation fonctionne à plein régime, le meilleur et le seul moyen est de rendre les objets et les produits plus fragiles, afin de réduire leur durée de vie. Raccourcir la durée de vie des biens de consommation, c’est obliger le consommateur à en changer. Un septuagénaire, propriétaire d’une Renault Vivasport de 8 cylindres, de 5,8 litres de cylindrée et de 40 chevaux, refusait de la vendre. « Pourquoi voulez-vous que je la vende ? J’ai fait un million de kilomètres avec cette voiture, sans problèmes. Elle vivra plus longtemps que moi ! » Heureuse époque bien évidemment révolue ! Nous voici entrés dans la civilisation du symptôme, qui ignore la cause des maux ! La civilisation de l’éphémère, du cassable et du jetable qui ne doit pas durer. Ce qu’il faut, c’est obliger le consommateur à consommer. Non sans le tromper sur la marchandise.

    Le scandale de la viande de cheval ébranle soudain tout le Royaume-uni. Scandale qui va, progressivement s’étendre, jusqu’à secouer toute l’Europe, voire une partie de la planète. On vient de découvrir, en Irlande, à la place de bœuf, un cheval dans les raviolis ! Comment un cheval — noble bête, qui, comme l’homme, a des jambes et des pieds, pas des pattes et des sabots —, considéré en Grande–Bretagne, bien sûr, mais aussi dans la majeure partie de la planète bleue — qui va virer au rouge de colère — comme « la plus belle conquête de l’homme », au lieu de courir sur l’un des cinquante-deux hippodromes que compte la Grande-Bretagne et de pratiquer ce « sport des rois », depuis que Charles II 1630-1685 est remonté, en 1660, sur le trône de son père, Charles Ier, a-t-il pu s’égarer dans un plat de raviolis ?

DES FARINES ANIMALES DE VACHE FOLLE

AU CULTE INDIEN DES VACHES SACREES

    Alexandre Dumas — qui mit en scène Charles Ier, qui devait être décapité après la victoire de Cromwell, dans Les Trois Mousquetaires — en eût été lui-même scandalisé. En dépit de ses héros qui n’hésitent pas à crever sous eux un nombre impressionnant de chevaux, que ce soit pour vainement tenter de sauver Charles Ier ou de récupérer, avec succès, les ferrets de la reine — Anne d’Autriche —, en les menant ventre à terre, de Paris à Buckingham et de Londres au Louvre. Mais, au moins, les chevaux des mousquetaires ne finissent-ils pas dans des plats de raviolis ! Voire en viande avariée…

L’affaire s’ébruite rapidement et, soudain, cessent les contrôles de routine ! Foin de la routine ! C’est une véritable frénésie qui se déchaîne ! Les contrôles se multiplient, minutieux, tâtillons, dans toute l’Irlande, l’Ecosse, la Grande-Bretagne, la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Scandinavie et toute l’Europe ! Jusqu’à Chypre ! Et d’autant plus vite que le Premier ministre britannique s’est personnellement saisi de l’affaire. Avec une célérité qu’on ne saurait reprocher à Mme Thatcher qui a inondé l’Europe de farines animales confectionnées, celles-ci, à la vache folle ! Mais pas celles des Indes, qui sont elles-mêmes sacrées et sont l’objet d’un culte religieux ! Le Premier ministre est scandalisé : au Royaume-uni, si les vaches, folles ou pas, ne le sont pas, le cheval, lui, est sacré ! Il est l’objet d’un culte. A l’inverse du porc, que les musulmans vouent aux gémonies, mais qui ne saurait se retrouver dans les assiettes parce qu’il fait l’objet d’une mise à l’index véritablement religieuse, donc non moins sacrée ! Le cheval, lui, a un sourire souverain, qui rappelle la souveraine.

    Dans l’hindouisme, les vaches sont sacrées parce qu’elle symbolisent la fertilité et, par conséquent, l’abondance de nourriture. Elles portent chance ou, en tout cas, sont censées porter chance à la fertilité des femmes aussi bien qu’à l’abondance des récoltes. Si vous en croisez une, qui traverse l’autoroute, gardez-vous de la heurter ! Vous pourriez aussitôt être conduit au poste et bouclé dans une geôle ! Comme les trois lanciers du Bengale. En matière de culte des vaches, la plus grande démocratie du Monde est très expéditive. En Inde, tout le monde est censé manger à sa faim, et c’est la vache sacrée — pas Mme Thatcher, ni la maharanée de Baroda, que l’on voyait monter dans sa limousine noire Cadillac, dans les années Cinquante, à Neuilly, bd Richard Wallace, avant qu’elle ne devienne citoyenne monégasque — qui en est la garante. Il est vrai que la Banque de Baroda est une banque internationale, présente dans vingt-quatre pays, ce qui devait simplifier considérablement les formalités de nationalité. Les souverains sont tous cousins et le prince de Monaco s’était chargé lui-même de préparer le visa de sa souveraine cousine. Ce n’est pas davantage le « Lvi pottler », le diamant rose de 34 carats, l’un des plus beaux du monde, comme le Régent ou le Sancy, qui n’est pas de Sancerre, acquis par Van Cleef et Arpels, à Londres, qui fut baptisé à Paris, place Vendôme, par le maharadjah en personne, arrosé au champagne… Rosé, bien évidemment !

LES CHEVAUX ONT LEURS DEFENSEURS

LES RENARDS CHASSES A COURRE

AUSSI  : BURT LANCASTER

    Dans le célèbre film de John Huston (rien à voir avec Houston et le Texas), grand amateur de chasse à courre, Le Dernier de la liste (tourné en 2007), où Kirk Douglas et George C. Scott cherchent à découvrir qui va assassiner le dernier descendant du marquis de Gleynere, les chevaux sont l’objet de grands soins. Quant au renard qu’ils chassent, il a — lui aussi — ses défenseurs qui cherchent à entraver la chasse. Il en a au moins un, notamment une femme hommasse, à la bouille rébarbative, qui brandit une pancarte sous le nez du marquis, en ses terres. On s’apercevra à la fin du film que l’acteur qui l’incarne est… Burt Lancaster, dont on ignorait qu’il était un défenseur aussi ardent des renards que les Britanniques sont les défenseurs des chevaux. Le film est amusant mais ce n’est pas un chef d’œuvre comme Gens de Dublin, du même Huston, d’après Joyce, ou comme Le Guépard de Luchino Visconti, d’après le prince de Lampedusa.

    Le culte des chevaux, entretenu par la reine elle-même et son mari, quand il jouait au polo, n’empêche tout de même pas qu’au cours du Grand National, le plus célèbre « steeple-chase » du Royaume-uni, à Aintree, près de Liverpool, couru chaque année depuis 1836, sauf entre 1941 et 1945 — « relâche » pour cause de guerre —, cinquante-huit (je dis bien 58) chevaux aient été tués — dans cette course de trente obstacles — dont quatre la même année en 1954. Un seul jockey y a été tué en 1870. Reste que, comme dans le film de John Huston, le Grand National est l’objet de vives controverses, parce que cette course est un cimetière de chevaux. Cette affaire de la viande de cheval vendue pour du bœuf tombe vraiment mal — à moins que ce ne soit à point nommé — au moment où la Grande-Bretagne et la Commission européenne de M. Baroso autorisent de nouveau la farine de vache folle pour nourrir des animaux d’étable et de basse-cour ! On verra à la fin de l’article que M. Baroso avait déjà un précurseur, qui n’avait pas attendu son feu vert.

    Le Premier ministre britannique déclare, à propos de la viande de cheval décelée dans les raviolis, que « c’est une affaire extrêmement grave ». Ça le serait à moins. On découvre, le 7 février, que les raviolis ne sont pas les seuls à en contenir ! L’Agence britannique de sécurité alimentaire annonce que des paquets de lasagnes surgelées, de la célèbre marque Findus, estimée dans toute l’Europe, contiennent également du cheval. Et jusqu’à 100 % dans certains paquets, alors qu’ils sont vendus pour du bœuf 100% ! Pas même une molécule d’ADN bovin ! Le lendemain, le point de mire de la presse, des medias et des agences de sécurité alimentaire est la société Comigel. C’est le sous-traitant français qui — comme son nom l’indique comme y gèle — produit les plats surgelés vendus par Findus. Ça commence à chauffer ! Comigel annonce le retrait des super et hypermarchés de tous ses produits. Et il met en cause l’un de ses fournisseurs, la Société française Spanghero, qui rappelle le tournoi de rugby des cinq nations, qui ont fait un petit — mais sans maman, malgré le physique masculin de Frigide Barjot, le rugby est un sport d’hommes — elles sont aujourd’hui six.

LE JEU DE DOMINOS DEGRINGOLE

DE SCANDINAVIE A CASTELNAUDARY

    Cette société annonce que toute la viande qu’elle fournit vient de Roumanie ! Un véritable jeu de dominos ou de rugby. Le ballon, de mêlée en mêlée, dégringole de Stockholm à Castelnaudary, passant par les Pays-Bas, Strasbourg et la Roumanie. S’arrête-t-il là ? Rien n’est moins sûr.

    Des journaux qui ne semblent pas connaître les véritables dimensions — elles sont titanesques — du Groupe Findus, se demandent si la filiale se relèvera de cette lourde avarie. Dans la pièce de Molière, l’Avare ne rit pas — au contraire de l’Homme qui rit, de Victor Hugo —, à l’idée de devoir payer la rançon de son fils, Cléante, enlevé sur une galère par les Turcs. Harpagon n’a aucune envie de lâcher 1500 écus — qui sont pourtant loin du compte d’un million d’euros —, ne cesse pas de gémir le déchirant leit-motiv : « Qu’allait-il faire dans cette galère ? » Les galères sont propulsées à la rame ou à la voile. Les surgelés devraient l’être par les bovins. Voici qu’ils le sont par les chevaux ! Ceux que la filiale française de Findus, a rappelé, de toute urgence, de tous les super et hypermarchés de Scandinavie, du Danemark, des Pays-Bas, de Belgique, de France et d’ailleurs. Qu’allait-il faire, ce cheval dont on se demande s’il est issu des abattoirs de Castelnaudary, en Scandinavie ? D’autant que ce chiffre — 1 million d’euros — ne tient pas compte du coût des tests d’ADN que Findus doit faire sur tous ses produits, afin de restaurer la confiance, fortement ébranlée, des consommateurs.

    Ce qui, en revanche, est sûr, c’est que l’affaire prend des dimensions européennes. D’autant que Findus, géant de l’agro-alimentaire, rappelle en toute hâte, ses lasagnes surgelées de Suède et de Norvège. Non pas qu’elle surgelât ces produits d’origine italienne, tout comme les raviolis, dans la froide et glaciale Scandinavie. Tout était surgelé avant l’expédition. Où ? On ne le dit pas. Mais c’est comme y gèle. L’entreprise, qui, selon une dépêche de l’A.F.P., « est au cœur du scandale », ou plutôt qui n’en est qu’un maillon, puisque le jeu de dominos ou le ballon de rugby vient de dégringoler dans l’Aude, qui n’est pas de boudin, c’est Spanghero. Lequel s’est déjà défaussé sur la Roumanie, y rejetant la responsabilité, sans donner le nom de son ou de ses fournisseurs. Reste que Findus, selon, le directeur général de Findus France, filiale française du Groupe, a déjà essuyé pour plus d’un million d’euros de pertes !

    Pour en reprendre le contrôle, Findus doit raccourcir la chaîne de production, afin de faire passer les bœufs — sans aucun intermédiaire — directement des abattoirs à l’usine. Sinon dans les assiettes, ce qui serait plus difficile, certes, mais bien évidemment plus sûr ! Selon le directeur, M. Mathieu Lambeaux, « Findus était convaincu que Comigel s’approvisionnait dans une coopérative du sud- ouest de la France, sans passer par aucun autre intermédiaire. En apprenant que ce n’était pas le cas, nous étions sous le choc », dit-il. Dévastés, déchirés, filière et surgelés sont soudain en lambeaux ! Ou plutôt c’est toute la filière qui est gelée, congelée et menacée de mort, de Chypre en Scandinavie, où ce qu’on en dit n’a vie. Même s’il faut naviguer pour aller en l’île, car il n’y a pas de gué en Méditerranée. Les ventes de surgelés à base de viande ont dégringolé de 25 à 50%. La société Spanghero est menacée de mort.

CHUTE DES VENTES DE PLATS

SURGELES A LA VIANDE,

QUI VA Y SURVIVRE ?

    Reste que c’est bien Findus qui a révélé le scandale. Si la société n’avait rien dit, les consommateurs de Scandinavie, les autres aussi d’ailleurs, mangeraient encore du cheval, croyant manger du bœuf. Ce dont personne ne s’est aperçu. D’autant que les filaments de cheval sortis de la moulinette ont tout l’air de filaments de bœuf, voire de lasagnes et que pas un consommateur n’en a été incommodé et que pas un seul n’en est mort ! Ce qui n’empêche que la société redoute une « déconsommation » (sic) sur ce type de produits, qui ne représente — Dieu soit loué, Alleluïa ! — que 5% de son chiffre d’affaires. Ce que le directeur ne craint pas, quant à lui, c’est de faire partir le français en lambeaux en créant cet étrange et stupéfiant néologisme commercial… déconsommation !

    Toujours est-il que Spanghero se retrouve sur la sellette. Carrément menacé de disparaître ! Sa défense est de dire que sa société a acheté de la viande de bœuf étiquetée « origine Europe », ce qui, compte tenu de l’étendue de l’Europe, du bassin levantin au cercle polaire, reste tout de même bien vague, en tout cas peu précis. En outre, il semble bien qu’elle ne se soit pas souciée de contrôler l’origine. Quant à Findus, le Groupe déclare avoir été trompé et annonce que sa filiale française va déposer une plainte en France contre son fournisseur… Spanghero. C’est donc dans les tribunaux de grande instance que devrait se jouer le match non pas des six mais des vingt-sept nations !

    Eh oui, l’Union européenne c’est bien vingt-sept nations ! Le Groupe Findus indique que la fraude pourrait remonter au mois d’août 2012. Ce qui est assez récent. Le 9 février, le Service (français) de la répression des fraudes a lancé une enquête. Laquelle a déjà révélé que le circuit de la fraude sur la viande incriminée passe par des « traders », en français des marchands, de style boursier, de Chypre aux Pays-Bas. La Roumanie, quant à elle, a ouvert une enquête. Le lendemain, la société Comigel estime « avoir été bernée » et va demander réparation, non sans avoir rappelé ses produits suspects. Lesquels semblent se multiplier.

    Un ancien ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche a passé plus de dix heures au Salon de l’Agriculture, à Paris. Ses électeurs doivent sûrement compter beaucoup d’agriculteurs pour qu’il perde tant de temps à se faire expliquer comment se fait la traite des vaches, en diffusant l’incontournable des hypermarchés, la quarantième de Mozart, voire l’air célèbre de Puccini, Gianni Schicchi : « Si corre dal notaio ! » (« Cours donc chez le notaire ! ») pour refaire le testament du défunt qui est un cheval au lieu d’être un bovin. Stupéfié par le scandale, l’ex-ministre exige qu’un étiquetage plus rigoureux empêche cette regrettable confusion entre pur sang et bêtes à cornes, qui ne se ressemblent pourtant pas beaucoup. Quelle présence d’esprit ! Trouver comme ça, si simplement, la solution ! Au salon même de l’Agriculture ! Quelle inspiration ! L’ancien ministre a de l’avenir.

LA COMMISSION EUROPEENNE

AUTORISE LES FARINES ANIMALES POUR NOURRIR

LES ANIMAUX D’ETABLE ET DE BASSE-COUR

    Dans l’un de ses ouvrages, Léon Berman, grand rabbin, auteur d’une Histoire des Juifs de France, écrit : « Accompagné de trois cavaliers, il approchait de Troyes : avec sa monture, il y avait donc quatre chevaux ». Là, la confusion entre le cheval et l’automobile d’après- guerre, la célèbre Renault 4 chevaux, est possible. Mais, aux abattoirs, c’est à se demander si les équarisseurs n’auraient pas la vue basse. A moins qu’ils ne soient tous frappés d’une cataracte. Auquel cas l’urgence ne serait pas tant de changer l’étiquetage que leur cristallin. Il est vrai que le mot cheval vient du mot gaulois populaire caballus qui signifiait mauvais cheval ou cheval de labour. Les Romains le désignaient par le mot equus, qui a donné équidé. Mais c’est le mot gaulois qui a fini par s’imposer dans toute la Romania avant le IIIe siècle. Le mot roumain cal vient de caballus.

    Des agents de la répression des fraudes, bien au fait de ces distinctions étymologiques, ce qui est indispensable afin de ne pas confondre bêtes à cornes et à sabots, inspectent plusieurs entreprises dont Comigel, qui a son siège social à Metz et Spanghero, dont le siège social est à Castelnaudary. Bucarest dément toute irrégularité en Roumanie. Aux Pays-Bas, le gouvernement ordonne Les 12 et 13 février, c’est au tour de la Société Picard surgelés d’annoncer la présence de cheval dans les lasagnes. Des chaînes de supermarchés françaises, néerlandaises et suisses retirent par précaution leurs produits des rayons. Une enquête préliminaire pour tromperie, qui a été ouverte à Metz, est transférée au pôle Santé publique du Parquet de Paris. Perquisitions dans des abattoirs britanniques et une usine au Pays de Galles, soupçonnés d’avoir vendu de la viande de cheval. Sous l’impulsion de M. Baroso, en veine d’inspiration, la Commission européenne, qui vient d’autoriser de nouveau les farines animales pour nourrir les animaux d’étable et de basse-cour, a vraiment bien choisi le moment ! Ce qui n’empêche pas ladite Commission de qualifier l’affaire de « fraude » ! Néanmoins elle juge « prématuré » de rendre obligatoire la mention de l’origine de la viande dans les plats cuisinés !… On reste stupéfié et interloqué par l’à-propos de la commission, sacrée soudain « championne de la sophistique ». Il y a fraude mais aucune raison de le dire en collant des étiquettes. Le 13, réunion de crise à Bruxelles : l’Union européenne annonce le lancement d’une campagne de tests ADN dans tous les Etats membres. Elle entend aussi coordonner les actions d’Europol. On découvre de la viande de cheval, dans les lasagnes en Suisse et en Allemagne. Dans les lasagnes on se serait plutôt attendu non pas à de la viande de cheval mais plutôt d’agneau ou d’âne.

    Le 14 février, le journal Le Parisien révèle — l’information est inexacte — que « Spanghero aurait acheté début janvier 2013 quarante-deux (42) tonnes de cheval à la Société chypriote Draap ». Selon le ministre délégué à la Consommation, la Société Spanghero pourrait avoir revendu comme viande de bœuf de la viande chevaline qui lui avait été livrée avec l’étiquette douanière correspondant au cheval. Là encore l’information ne semble pas exacte.

PORTE OUVERTE AUX TROMPERIES,

ON REJOUE LE HARRY LIME

A LA CITHARE DU TROISIEME HOMME

    Le ministre ajoute que la société sera poursuivie « pour tromperie économique ». Bien qu’il n’y ait pas mort d’homme, ni même indigestion, comme avec la vache folle. La Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCRF) déclare que « ce trafic durait depuis au moins six mois ». Ce sont donc plus de 750 tonnes, dont 550 livrées au fabricant de plats cuisinés Comigel, lequel « a été berné ». Pour le ministre Benoît Hamon, il n’y a pas à tortiller, bien qu’il ne s’agisse pas de tortellini. Il s’agit d’une « tromperie économique » ! Eh oui, la viande était arrivée avec l’étiquette douanière « viande de bœuf ». Mais ce n’est évidemment pas Spanghero qui avait placé les étiquettes douanières. Ce sont donc 5 millions de produits frauduleux qui ont été vendus dans treize pays européens à au moins vingt-huit entreprises. Ce n’est tout de même pas rien. Si l’ont peut tromper le consommateur ou plus exactement le congélateur, en faisant passer le cheval pour du bœuf, c’est évidemment grave. La porte est grand ouverte aux tromperies. Le risque est de faire passer du cyanure pour de la pénicilline, comme Harry Lime, alias Orson Welles, dans le Troisième homme de Graham Green et Carol Reed. Le célèbre et lancinant leit-motiv de ce film était joué par la cithare d’Anton Karas.

    Le ministre de l’Agriculture n’hésite donc pas. Il retire aussitôt — mais sans doute un peu tôt ! — l’agrément sanitaire à la Société Spanghero de Castelnaudary. Spanghero c’est la marque de la Coopérative Lur Berri — non, pas Jules Berry ! Lur Berri propriétaire de foies gras et du saumon Labeyrie. Jules Berry — à ne pas confondre donc avec Lur Berri, Labeyrie et béri-béri — incarne le Diable dans le célèbre film de Marcel Carné, Les Visiteurs du soir (1942). C’est là que, ayant fait irruption, au milieu d’un fantastique orage, dans le château du baron Hugues (Fernand Ledoux), il suspend de façon stupéfiante la scène du bal, figeant tous les acteurs dans le temps arrêté ! Conformément au commandement de Lamartine : « Ô temps, suspends ton vol ! » Plus exactement ce sont ses deux envoyés (Alain Cuny et Arletty) qui s’en chargent. Je me rappellerai toujours combien cette scène, dans mon adolescence, m’avait saisi et frappé.

    Les acteurs figés de la scène du bal doivent chevaucher le lendemain leurs montures à la chasse — chevaux, bien sûr, et non pas bêtes à corne dont le train de sénateur ne serait pas celui des chevaux-vapeur. Les seules cornes du film seront portées par les principaux acteurs, qui se trompent à qui mieux-mieux. Que Jules Berry incarne le Diable dans un film de Marcel Carné, est d’autant plus remarquable que la carnation est un gène de la mouche drosophile, qui n’a pas remplacé le bœuf dans les plats cuisinés, un parfum créé par Mona Di Orio, défunte créatrice de parfums Osmoz, qu’elle représente la peau humaine dans les arts picturaux et, pour finir… une marque agro-alimentaire américaine ! qui n’est pas Monsanto ! Comme dit l’autre, il fallait le faire, car la boucle est bouclée… Néanmoins la société Spanghero — non sans raison — persiste, signe et plaide la bonne foi. Pour le foie gras et le saumon, pas de problème, mais c’est de cheval qu’il s’agit. Et aussi bien carné que Marcel lui-même.

DES SIGLES QUI INSPIRENT CONFIANCE :

VBF, VPF VDF,

VIANDE BOVINE ET PORCINE FRANÇAISE

    A Bercy, c’est la réunion de crise ! Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, y présente, le 26 février, en compagnie de Nathalie Homobono (littéralement bon homme), directrice générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, le bilan d’ac- tivité de la DGCCRF, en 2012. Il indique que le gouvernement et les professionnels sont mobilisés à propos de la qualité et de la traçabilité des plats cuisinés à base de viande. Quant au ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt, il déclare que toute la filière a répondu présent. De « l’amont agricole » à l’aval de la distribution, en passant par le commerce de détail et l’artisanat alimentaire, les entreprises de négoce, les coopératives agricoles et les industries alimentaires

    On est résolu à prendre diverses mesures. Lesquelles visent d’abord « à renforcer la transparence et l’information du consommateur, par l’application anticipée de l’étiquetage de l’origine de la viande le long des filières viandes jusqu’aux produits transformés ». Attention, ne nous trompons pas : ce n’est pas la transparence du consommateur qu’il faut renforcer, comme la rédaction du texte peut le faire croire. C’est celle de l’information qui lui est donnée. Soulignons à ce propos qu’il pourrait être utile de préciser la taille des caractères : utiliser le corps 12, voire 16, plutôt que le corps 5ou 3, qui est corsé ! Illisible sans loupe, voire sans télescope. Tout comme les garanties et les exclusions de garantie des contrats d’assurance. Le désir subreptice de tromper est bien universel. Il peut même se cacher chez ceux qui, pour nous en défendre, nous assurent contre les mauvaises surprises.

    Ensuite il est convenu de faire la promotion des sigles VBF (viande bovine française), VPF (viande porcine française), et Volailles de France dans les plats cuisinés. Il est prévu d’améliorer les garanties de traçabilité et de qualité. On ajoute au menu la rédaction d’une charte afin de prévenir les fraudes et de garantir la qualité des produits. Comment ? En renforçant les contrôles internes et les audits de qualité, ainsi que le développement des certifications par des tiers. Et, finalement, l’amélioration des standards de qualité pour la viande utilisée dans les plats cuisinés. Il ne s’agit pas d’utiliser des déchets et des carcasses, d’où qu’ils viennent. Certes, elles n’ont pas entraîné mort d’homme mais elle contenaient un produit nocif à la santé humaine — comme on va le voir un peu plus loin.

    Deux groupes de travail seront dirigés par des professionnels. Ils vont être mis en place. On attend le compte rendu de leurs travaux pour la fin du mois de mars 2013. En ce qui concerne la réglementation européenne, les ministres ont réaffirmé que la France est résolue à demander un débat à Bruxelles. Demander un débat n’est pas seulement louable. C’est encore bien approprié et même souhaitable. Mais mettre d’accord vingt-sept pays sur les mesures à prendre est une autre paire de manches, surtout quand certains d’entre eux semblent avoir des intermédiaires spécialisés dans la fraude, dont certains ont été condamnés, et que d’autres qui sont concernés, comme la Norvège, ne font pas partie de l’Union ! Il semble que l’accord ne soit pas pour demain. Sans doute même pas pour le 1er avril ! Bien qu’il s’agisse de cheval, ça pourrait être un poisson !

LASAGNES, RAVIOLIS, TORTELLINIS,

CANNELLONIS, SPAGHETTIS

BOLOGNAISE, C’EST LA BEREZINA

    Sur le terrain enneigé et glacé de la congélation, le ministre Benoît Hamon n’exclut pas la possibilité que d’autres cas de fraude soient découverts. En attendant, par crainte d’une boulette, Ikea retire toutes les siennes — ses boulettes de… viande —, dans seize pays euro- péens. Le reflux est général. C’est la Bérézina : lasagnes, cannellonis, spaghettis bolognaise, moussaka, hachis parmentier, raviolis. Tout reflue ! Auchan, Carrefour, Leclerc, Système U rappellent leurs produits surgelés.

    Mais il y a pire ! Et en Grande- Bretagne même ! Plus exactement au Royaume-Uni. Londres vient de révéler que trois carcasses de cheval provenant d’abattoirs britanniques ont été envoyées en France. Or elles contenaient des traces de phenylbutazone produit — non mortel, certes — utilisé contre la douleur des chevaux mais qui est nocif pour la santé humaine ! Surtout si l’homme,’a pas une santé de cheval ! Dieu merci, le ministre de l’Agriculture annonce qu’elles ont été identifiées à temps et qu’elles vont être détruites. Le 15 février, de la viande de cheval est découverte dans des lasagnes en Norvège, dans des tortellini en Autriche. On attend les résultats d’une enquête sur la présence de cheval dans des pizzas qui ne portent évidemment pas la marque d’âne bien que ce soit au Danemark. Non, c’est bien du cheval qu’il s’agit ! Les vingt-sept Etats membres de l’Union européenne sont d’accord pour faire quelque 2500 tests d’ADN sur des plats préparés à base de bœuf pour vérifier s’ils contiennent du cheval.

    Dans le Val-de-Marne, à Arcueil, le patron de Comigel est entendu par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique. Lequel dit « être victime de tromperie organisée ». Il s’approvisionnait en viande surgelée chez Spanghero. Reste, ne l’oublions pas, que quiconque est présumé innocent, aussi longtemps qu’il n’a pas été condamné. Le lendemain, les services vétérinaires sont à pied d’œuvre dans l’usine Spanghero. Ils y passent tout le week-end alors que les trois cent soixante employés du site n’y travaillent plus depuis la veille. On apprend alors que le courtier en viande de boucherie néerlandais, Jan Frasen, qui « aurait livré » à Spanghero de la viande de cheval congelée venant de Roumanie, a été condamné aux Pays-Bas pour tromperie. Il a également mis été en cause, entre 2007 et 2009, par des entreprises françaises qui traitaient ponctuellement avec lui. En ce qui le concerne, la présomption d’innocence ne se pose plus. La culpabilité fut bien établie.

HAMBURGER ET KEBABS AU CHEVAL.

TROIS HOMMES ARRETES

AU PAYS DE GALLES ET DANS LE YORSHIRE

    On apprend, peu après, que trois hommes, soupçonnés de fraude sont interpellés en Grande Bretagne, dans une usine galloise, Farmbox Meats près d’Aberystywth, au Pays de Galles — dont le prince est l’héritier présomptif de la couronne d’Angleterre —, et aux abattoirs anglais de Peter Boddy, dans le nord de l’Angleterre, à Todmorden, dans l’ouest du Yorkshire. Ils auraient vendu de la viande de cheval, au lieu de bœuf, pour préparer des hamburgers et des kebabs. Les deux établissements sont fermés par la police en attendant les conclusions de l’enquête de l’Agence britannique de sécurité alimentaire. Cette agence cherche à vérifier si l’abattoir en question a fourni des carcasses de cheval au fournisseur Farmbox Meats et elle veut faire un audit de tous les abattoirs du Royaume-Uni. Les perquisitions, les arrestations et l’audit sont les premiers résultats de l’enquête en cours. L’audit avait été décidé, après la découverte, en janvier, de viande de cheval dans divers produits congelés. Les trois hommes sont au commissariat d’Aberystwyth, où ils vont être entendus par la police et l’Agence britannique de sécurité alimentaire (Food standards agency, FSA)

    Le 17 février, commémoration de la mort de Giordano Bruno, sur le bûcher du Campo dei fiori, condamné par l’Inquisition, tandis que la brigade vétérinaire poursuit son enquête, le ministre de l’Agriculture annonce qu’il recevra les représentants des salariés de l’entreprise Spanghero. Ils sont au chômage, extrêmement inquiets de la suite des événements. L’agrément sanitaire de leur société est suspendu, aussi bien que son activité. L’ancien propriétaire et fondateur de la société, l’ancien rugbyman Laurent Spanghero, 73 ans, les a assurés de son soutien. Fort bien ! Mais ce soutien est purement symbolique. Il ne changera rien aux conclusions de l’enquête, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. L’ancien rugbyman se dit néanmoins « accablé de voir son nom sali » par le scandale. Reste que la liste des entreprises ou des établissements touchés n’est pas close. Elle continue de s’allonger. C’est maintenant le géant suisse de l’agro-alimentaire, Nestlé, qui ordonne le rappel de plusieurs de ses produits surgelés — contenant de la viande — de Suède, du Danemark, de Belgique et de Finlande, où, pour la première fois on a détecté de la viande de cheval !

    A Castelnaudary, bonne surprise, l’agrément sanitaire est partiellement rendu à la Société Spanghero. Les employés respirent. Le lendemain matin, après trois jours de chômage technique, ils reprennent le travail. Néanmoins, dans l’après-midi du 19 février, la police débarque à l’usine et procède à des perquisitions et des auditions, ordonnées par la Justice. Comigel et Picard surgelés n’en continuent pas moins de charger Spanghero. Les associations caritatives annoncent qu’elles souhaitent récupérer les plats retirés. Pour ceux qui ont faim, qu’il s’agisse de cheval ou de bœuf, cela a d’autant moins d’importance que personne ne fait la différence au goût !

    Pas même les Anglais. Ni même Richard III, dernier souverain de la famille d’York qui adorait tant le cheval qu’à la désastreuse bataille de Bosworth, qu’il venait de perdre, il offrait son royaume pour un cheval ! Pas pour une vache, ni même du bœuf ! En fait de cheval, il n’eut ni cheval ni bœuf mais plusieurs coups d’épée qui, l’ayant de part en part transpercé, le laissèrent sans vie, réveillant les Tudor — sans meunier — qui devaient lui succéder. La Guerre des deux Roses avait enfin cessé !

    Les associations caritatives n’en souhaitent pas moins récupérer les chevaux des plats cuisinés pour les distribuer aux démunis après que « les autorités sanitaires auront certifié que les produits sont sains ». C’est ce qu’affirme la Fédération nationale des banques alimentaires.

SPANGHERO, AGREMENT SANITAIRE

EN PARTIE RECUPERE, REMET

SES EMPLOYES AU TRAVAIL

    Les factures adressées à la Société Spanghero par la Draap Trading Limited, société chypriote domiciliée à Limassol, seconde ville de l’île de Chypre, concernent 42 tonnes de… « minerai de cheval » !… qui « auraient été livrées », au début de janvier 2013, à Castelnaudary ! Diable voilà autre chose ! Alors, le journal Le Parisien, qui est le premier à avoir parlé de ces factures, et le ministre délégué à la Consommation, qui, sur la foi d’étiquettes douanières, a affirmé que Spanghero utilisait de la viande de cheval se seraient- ils imprudemment avancés en faisant des annonces qui n’étaient pas fondées ? Ce n’est évidemment pas exclu… Non seulement parce que Spanghero a récupéré partiellement son agrément sanitaire et que ses employés sont de nouveau au travail, tandis que ses dirigeants confirment qu’ils sont de bonne foi et que les factures de la société sont entre les mains de la police judiciaire

     Le Parisien aimerait bien savoir à quoi s’en tenir. Hélas, impossible de joindre la société chypriote, repliée dans le silence de Limassol, telle une limace sous le sol. Impossible donc de s’assurer du vrai comme du faux et, par conséquent, de se rassurer. Ces factures sont-elles authentiques ? Viennent-elles bien de Draap, en l’île de Chypre. Ont-elles bien été envoyées à Spanghero ? Ce minerai de cheval, qu’est-ce donc ? Y aurait-il dans un cheval une mine de diamants. Un cheval d’Afrique du sud alors, ou s’agirait-il d’une mine chypriote dans laquelle se trouverait un escadron de chevaux ? Pas du tout ! Le minerai de cheval est « un mélange de viande maigre et de gras de cheval mélangé par du collagène afin d’en faire de la viande hachée » ! Ah ! le minerai de cheval n’est donc pas aussi brillant que le diamant rose de 34 carats de Van Cleefs et Arpels, baptisé au champagne rosé, par le maharadjah de Baroda. Pas de confusion possible ! Reste que, par précaution, mieux vaut n’acheter — non pas du veau — mais de la viande hachée que moulinée sous vos yeux, en boucherie par le boucher.

    Certes, au Parisien, où l’on se pose des questions, on aimerait bien en avoir le cœur net. Les factures de la Draap Limited de Chypre ont-elles bien été adressées à Spanghero ? Hélas, on ne parvient pas à joindre la société chypriote, drapée dans sa dignité offensée. On ne sait donc pas si les factures sont authentiques, ni où elles se trouvent. Pourtant le ministre délégué à la Consommation a été formel, en disant que les surgelés avaient été livrés avec des étiquettes douanières mentionnant « viande de bœuf » ! Seule la société chypriote pourrait certifier l’authenticité des factures. Elles auraient été adressées aux autorités vétérinaires roumaines pour les besoins de l’enquête. Le destinataire était : « Spanghero viandes elabore », à Castelnaudary, Aude en France. Le document portait la mention « minerai » suivie du code 0205 0080.

LE MINISTRE EVOQUE

PLUSIEURS FILIERES

ET UNE FRAUDE GENERALISEE

    Ce code signifie « viande de cheval congelée » dans la nomenclature internationale. Interrogé par le Parisien, un représentant de Spanghero récuse les accusations : « Toutes les factures des lots concernés par l’enquête ont été transmises aux agents de la DGCCRF. Spanghero n’a jamais reçu de factures de Draap Trading relatives à de la viande de cheval. » Il ajoute : « La société ne s’explique pas le document cité ». Le patron de l’entreprise Spanghero déclare au Parisien : « Ma société ne s’occupe pas de cheval, elle n’en commande pas ». Quant à son site internet, il stipule que Spanghero « n’a pas d’activité d’achat, de revente ou de transformation de produits à base de viande de cheval »

    En France et au Portugal, la viande de cheval arrive au grand galop dans les assiettes des restaurateurs. Des traces d’ADN de cheval ont été trouvées au Royaume-Uni, en France, en Autriche, en Norvège, au Danemark et aux Pays- Bas, et dans d’autres pays, Allemagne, Suisse, Suède, Espagne, Italie, Finlande et Belgique. Davigel, filiale de Nestlé rappelle ses lasagnes à la sauce bolognaise. La sauce avait été faite non pas avec des bêtes à cornes mais à sabots. Pour la première fois, Stéphane Le Foll évoque « plusieurs filières » et « une fraude généralisée ». Sodexo, groupe français de restauration collective retire tous ses plats surgelés de bœuf en Grande-Bretagne. L’un de ses produits contenait du cheval. Il est vrai que ce n’est pas souvent qu’on trouve du bœuf sous les sabots d’un cheval. Et, si, en Espagne, il n’est pas rare qu’une bête à cornes encorne un cheval, ce n’est jamais un bœuf, c’est toujours un taureau.

    Inaugurant le Cinquantième salon de l’Agriculture à Paris, le président François Hollande annonce qu’il exigera « un étiquetage obligatoire » sur les viandes introduites dans les plats cuisinés. Bien avant qu’un ancien ministre de l’Agriculture reprenne cette exigence à son compte. Dans la foulée, Carrefour, Intermarché et Findus s’engagent à ne plus utiliser que de la viande française dans les plats préparés de leur marque vendus en France. Ce qui n’empêche pas une chute non loin de la moitié — 45% — des ventes de plats surgelés à base de bœuf. Toutes les marques et tous les types de magasins sont touchés.

IKEA RAPPELLE SES BOULETTES D’ASIE.

PANZANI RAPPELLE SES RAVIOLIS

ET INNOCENTE SPANGHERO

    Le 26 février, dans l’attente des résultats des tests qu’elle a engagés, la Société Ikea préfère rappeler ses boulettes de viande — fabriquées par son fournisseur suédois — expédiées en Asie. Notamment en Thaïlande et à Hong Kong ainsi qu’aux Caraïbes et en République dominicaine. A son tour, Panzani, qui a constaté la présence de cheval dans ses raviolis, lui emboîte le sabot. Son fournisseur qui les fabrique, William Saurin, assure « avoir été trompé par un de ses propres fournisseurs » et Panzani précise qu’ « il ne s’agit pas de Spanghero » — Ah ! Ce qui renforce la thèse soutenue par le gouvernement français que « plusieurs filières » sont impliquées.

    En dépit de la reprise du travail par ses employés, la Société Spanghero constate, le 27 février, une baisse d’activité de son usine de Castelnaudary. L’activité habituelle a fait une chute de 60 à 80%. La voici contrainte de demander une procédure de sauvegarde auprès du Tribunal de commerce de Carcassonne. Serait-ce une résonance des carcasses de cheval qui sonnent ? La DGCCRF annonce que les contrôles qu’elle a fait faire révèlent que la société Gel Alpes, qui est le fournisseur de viande hachée de William Saurin, qui fabrique les raviolis de Panzani, a le même fournisseur néerlandais que Spanghero ! Diable ! Mais qui est-ce donc ? Le diabolique et fascinant Jules Berry ! Pas du tout ! Il s’agit du fameux Jan Frasen, déjà condamné aux Pays-Bas et mis en cause, entre 2007 et 2009 par plusieurs sociétés.

    Cependant que la société Ikea, ayant reçu les résultats des tests qu’elle a fait faire confirme la présence d’ADN de bêtes à sabots et non pas à cornes dans ses boulettes. Après l’Asie et les Caraïbes, le scandale, venant d’Autriche, gagne la Russie, la Pologne, la Grèce et la Lettonie. Les plaintes d’entreprises qui se disent « trompées » comme Spanghero ou « truandées » comme Picard surgelés se multiplient. Une nouvelle enquête, faite par Le Parisien-Aujourd’hui en France, révèle que, « sur huit plats cuisinés » qui ont été analysés, l’un a un étiquetage non conforme au produit. Mieux encore, il apparaît que « l’hygiène de la chaîne de fabrication est mise en cause ». Parmi cette succession en cascade de mauvaises nouvelles, qui fait remonter désormais la chute de dominos, à l’envers, du sud au nord, de Castelnaudary aux Pays-Bas, donc d’aval en amont, voici tout de même une bonne nouvelle. Elle ne vient pas du facteur Cheval, qui a construit, à Hauterives, son Palais idéal, mais du ministre de la Consommation, Benoît Hamon, qui a donné son aval : les surgelés de cheval comestibles seront donnés aux associations caritatives, pour nourrir les démunis.

INTOXICATION DES CLIENTS

DE LA CHAINE DE RESTAURANTS FLUNCH

PAR DES VIANDES AVARIEES

    Du début du mois de mars à la mi-mars, on apprend que deux cantines scolaires du sud de la France ont reçu des surgelés à base de viande à sabots. Soixante-sept cantines scolaires (67) du Havre ont dû jeter 8500 portions de mousse au chocolat destinées aux enfants de maternelles et d’écoles primaires. Elles contenaient de la gélatine animale, notamment de porc. On apprend également que des clients de la chaîne de restaurants Flunch ont été intoxiqués. Toujours selon le journal Le Parisien-Aujourd’hui-en-France, une société de Châteaubriant, qui fait commerce de viande, mais, paradoxalement, pas de châteaubriand, aurait vendu de la viande avariée à la chaîne de restaurants Flunch.

    Dans les années cinquante et soixante, on trouvait immanquablement, dans tous les grands restaurants un filet de bœuf très épais qu’on appelait le châteaubriand. Le dernier qu’on ait vu, c’est à la télévison, où des diables — damnés succédanés de Jules Berry qui incarne le Diable en 1485, non loin de Carcassonne — préparent un rôti de bœuf aux feux d’enfer, afin de séduire les anges blancs du paradis, dont la porte s’ouvre, et que leurs narines frémissent au parfum de cette viande moelleuse cuite au feu de bois et, selon toute vraisemblance, aux herbes de Provence. Aucun doute c’est de la viande VBF ! Belle, saignante et séduisante à voir comme la pomme d’Adam au paradis.

    Ce qui n’empêche pas le châteaubriand d’avoir disparu de tous les menus des trois-étoiles. Y compris de l’hôtel des Polignac, les Crayères de Gérard Boyer (trois étoiles au Michelin, comme un général de division), à Reims, juste en face des caves Pommery, où j’ai fait un inoubliable déjeuner. Visitant, il y a deux ou trois ans, le château de Combourg, je demandai à la jeune femme qui guidait les visiteurs, si, comme je le pensais, cette pièce de bœuf, qui avait disparu, ne tenait pas son nom de l’auteur des Mémoires d’Outre-tombe, Fançois-René de Châteaubriand. Une dame du groupe des visiteurs — mais pas du soir, c’était l’après-midi — dit alors qu’elle pensait comme moi et voulait poser la question. Je m’excusai de l’avoir, sans le savoir, précédée. Notre guide dit que nous avions raison et nous en donna la raison. Le père de Châteaubriand, homme peu chaleureux, plutôt distant et froid, qui faisait peur à ses enfants, était chiche et la nourriture peu abondante à sa table, où l’on ne mangeait pas de viande. Châteaubriand, après avoir quitté Combourg, se rattrapa en exigeant qu’on lui servît une double tranche de filet de bœuf très épais, à laquelle on donna son nom… retourné avec lui outre-tombe…

    La société de boucherie de Châteaubriant ne vendait pas la pièce de châteaubriand, à ses clients parce qu’elle vendait de la viande sans mémoire, certes, et peu variée mais vraiment d’outre-tombe puisqu’elle était parfaitement avariée, sans souci de l’hygiène. C’est un ancien directeur, responsable de la qualité, de cette société qui en aurait informé la Brigade vétérinaire du ministère de l’Agriculture. Le Parisien-Aujourd’hui-en-France donne le nom de ladite société, que nous appellerons non pas du X de Polytechnique mais du V, des Visiteurs du soir et de la viande de France.

LE DIRECTEUR DE LA QUALITE

DENONCE LA SOCIETE

QUI VENDAIT DE LA VIANDE AVARIEE

    C’est le 10 janvier 2013 que l’ancien directeur a informé la Brigade vétérinaire du ministère de l’Agriculture que cette société avait l’habitude de livrer à ses clients — notamment à Flunch — des « viandes impropres à la consommation qu’elle remettait dans le circuit alimentaire ». Elle provenait de « carcasses bovines contaminées d’animaux fiévreux ». Bien entendu ces carcasses avaient été consignées et retirées du circuit de l’alimentation, en attendant d’être soumises à des examens bactériologiques. Les résultats de ces examens indiquaient qu’il s’agissait d’« analyses bactériologiques non satisfaisantes ». Les carcasses étaient donc impropres à la consommation. Néanmoins ces résultats étaient systématiquement dissimulés au Service du contrôle vétérinaire. Et la viande, remise dans le circuit, était vendue aux clients.

    L’ancien directeur de la qualité faisait état d’une quantité de fax, de comptes rendus et de documents qu’il avait conservés et qui prouvaient ce qu’il déclarait. Le Parisien écrit qu’il a pu consulter des échanges de mails entre la société et la direction de Flunch, où il est fait état de graves problèmes touchant à la mauvaise qualité des viandes. Parmi ces documents, les journalistes du Parisien ont pu consulter une mise en demeure, datée de novembre 2008, adressée par les services du contrôle vétérinaire, à la société, qui a vendu des carcasses consignées, sans attendre le résultat de tests sur la maladie de la vache folle.

    Les inspecteurs de la brigade vétérinaire demandent alors à l’ancien directeur pourquoi il n’a pas dénoncé les pratiques de ladite société, tandis qu’il était en fonction. Il répond qu’il avait été engagé « pour normaliser les procédures d’abattage et de conditionnement au sein de la société ». Il pensait y être parvenu jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’on le trompait. Quand il a voulu s’opposer à la vente de viandes avariées, il a été licencié. Il dit aussi qu’il a tenté à plusieurs reprises d’alerter les services vétérinaires locaux mais en vain. La gendarmerie locale a procédé à des perquisitions au domicile de l’inspecteur de l’abattoir de la ville. Ce qui est sûr, c’est que cette affaire de viande avariée est bien plus grave que la concurrence déloyale que le cheval a faite au bœuf. Il faudra en suivre le développement. D’autant que, le 19 mars, on apprenait que la Société Spanghero avait reçu cinquante-sept tonnes de mouton britannique, viande interdite en France. La société dit qu’elle a été trompée par son fournisseur.

LE PETROLE ET LES ENERGIES

 FOSSILES VONT DISPARAITRE,

LA VIANDE PROBABLEMENT AUSSI

A CAUSE DE LA PENURIE D’EAU

    Cela dit, la grande question qui se pose est de savoir combien de temps encore nous mangerons de la viande. Sa disparition de nos assiettes pourrait être plus rapide que celle des énergies fossiles pour la simple raison que ce qui est en cause est l’épuisement, voire la disparition de l’eau.

   Comme on l’a vu, précédemment, le pétrole et les énergies fossiles doivent disparaître avant une cinquantaine d’années. Ce n’est pas grave dans la mesure où l’énergie nucléaire les remplacera avantageusement. Sous réserve d’utiliser l’énergie nucléaire naturelle, celle du soleil. On a vu, avec l’exemple du four solaire de Montlouis que l’on peut détruire une por- tion de rocher sans qu’il en reste rien. On a vu la gigantesque installation d’héliostats construite à Daggett, en Californie, dans les années quatre-vingts. Des milliers de grands miroirs paraboliques y concentrent jusqu’à soixante fois l’énergie solaire, qui alimente, 24 heures sur 24 une turbine à vapeur qui fonctionne jour et nuit. Le principe des héliostats est celui des tournesols : ils s’orientent en suivant la course du soleil.

    Cela permet d’alimenter une ville de 500.000 personnes en électricité, qui fournit la lumière et le chauffage — on peut même y griller des steaks de bœuf —, à un coût qui ne demande que l’entretien des miroirs. Ce qui est évidemment presque dérisoire par rapport au coût de la construction et de la destruction d’une centrale nucléaire, qui n’est jamais à l’abri d’un accident et qui exige un entretien et une surveillance constante pour éviter de graves ennuis. Quant à l’eau, les centrales nucléaires en consomment de pharamineuses quantités, raison pour laquelle on les construit au bord d’un fleuve, voire d’un océan, au risque d’être emportées par un tsunami, sans même parler des années de canicule où il faut les arroser.

    La vraie question qui se pose n’est pas de savoir s’il faut manger du bœuf ou du cheval, c’est de savoir combien de temps encore nous pourrons manger de la viande. Ceci pour la très simple raison que la question essentielle du XXIe siècle est de savoir combien de temps encore il y aura de l’eau. A l’heure actuelle, il y a sur notre planète entre 1,4 et 1,5 milliard d’individus qui n’ont pas accès à l’eau. Mers et océans représentent environ 1340 millions de km2. En France, en 2002, on utilisait quelque 6,3 milliards de m3 d’eau, chaque individu consommant environ 150 litres par jour. Pour produire 1 kg de salade, il faut environ 25 litres d’eau, 1 kg de fromage : 1000 litres, 1 kg de blé : 1500 litres, 1kg de riz : 4500 litres, 1 tonne d’acier : 20.000 litres, 1 voiture : 35.000 litres, 1 tonne de papier : 40.000 : litres, 1 tonne de plastique : 2 millions de litres, 1 tonne d’aluminium : 125 millions de litres, 1 tonne de médicaments : 5 milliards de litres !

HORIZON 2100 :

PLUS D’EAU, PLUS DE VIANDE

ET TRISTES PREVISIONS

    Ainsi pour faire un steak de bœuf, il faut qu’un veau atteigne l’âge adulte, ce qui demande trois ans, au bout desquels le bœuf pourra fournir quelque 200 kg de viande fraîche. En trois ans un bœuf va consommer 1300 kg de grain (blé, maïs, avoine, etc.) et 7200 kg d’herbe. Pour cultiver les champs il faudra environ 3 millions de litres d’eau. Le bœuf en aura bu 24.000 litres, à quoi il faut ajouter 7000 litres pour son entretien. Soit au total 15.340 litres d’eau.

    Sachant que, en 2002, environ 1,5 milliard d’individus n’avaient pas accès à l’eau potable, que l’explosion démographique, qui s’accélère, fait que la population mondiale, qui était de 6,5 milliards d’habitants en 2005 devrait grimper à 11 milliards vers 2100, non loin du double, il y a de grands risques que l’eau vienne à manquer et que, du même coup, les éle- vages industriels d’animaux disparaissent. Même ceux qui ne boivent pas d’eau, mais uniquement du vin, du cognac, du whisky et du champagne rosé, place Vendôme, à Monaco ou à Baroda devront y renoncer car ces boissons se font aussi avec de l’eau. Je sais bien que les prévisions pessimistes ne se réalisent pas toujours.

    Ainsi, le préfet de police de Paris, en 1939, constatant les embarras de la capitale avait prédit que la circulation serait entièrement bloquée, l’année suivante. Mais, l’année suivante, on n’avait jamais mieux roulé dans Paris. On était en 1940… la France avait été envahie. Il n’y avait plus d’essence, plus de voitures, seuls circulaient de rares véhicules allemands.

Richard Sünder

jan
30

LA VERITE SUR LE CANCER par Boris Sirbey

LA VERITE SUR LE CANCER

que la médecine ne vous dit pas encore

par Boris Sirbey

aux Editions Néosanté

info@neosante.eu

L’ouvrage de Boris Sirbey — docteur en philosophie, dont la thèse portait pour un cinquième sur la psychobiologie — qui était introuvable vient d’être réédité aux Editions Néosanté. L’ouvrage se trouve sur le site de Néosanté aussi bien qu’en librairie et sur internet. Voici l’annonce de l’éditeur.

« Cette semaine,  je vous propose un  deuxième extrait du livre que nous venons de publier aux éditions Néosanté : « La vérité sur le cancer que la médecine ne vous dit pas encore ». Son auteur, Boris Sirbey, est un jeune philosophe des sciences qui  a écrit cet essai sur le cancer en hommage à sa mère. Il y raconte la tragédie qui s’est déroulée lorsqu’elle a été hospitalisée, démythifie la vision classique de la maladie,  explore la piste psychosomatique et  développe une série de réflexions sur l’avenir de la médecine. Son but est de montrer que, loin de se ramener à une simple affaire de génétique et de produits nocifs, le cancer est toujours en relation étroite avec le vécu personnel du patient. Dans l’extrait de la semaine dernière,  Boris Sirbey  mettait le doigt sur les failles et les contradictions de la théorie officielle, laquelle attribue au hasard un rôle prépondérant dans le processus cancéreux.  L’une des incohérences majeures de la vision classique, c’est qu’elle n’explique pas  l’omniprésence du cancer après des millions d’années d’évolution. L’approche psychobiologique répond à cette énigme en démontrant que le cancer joue un rôle utile pour la survie.   Je vous recommande chaudement la lecture  de ce livre d’ores et déjà disponible en libraire et sur notre site internet au prix modique de 20  € (hors frais de port).  Et je vous encourage vivement  à  faire suivre ce message à vos contacts.

Yves Rasir

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